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mardi 18 janvier 2022

De l'humanisme pour mieux comprendre le monde au transhumanisme pour mieux le dominer

Définition Wikipédia du transhumanisme:

 ” Un mouvement culturel et intellectuel international prônant l’usage des sciences et des techniques afin d’améliorer la condition humaine notamment par l’augmentation des capacités physiques et mentales des êtres humains.”

Il s'agit d'un projet viriliste avec fantasmes de super pouvoirs. Il suffit d'aller sur ce site pour voir la tête de ses adeptes et donc quel sexe nourrit ce genre de fantasmes. Prévenez-moi si vous y repérez une femme. 

"Le transhumanisme est d’inspiration libérale. Né en plein cœur de la Silicon Valley, il s’appuie sur les progrès technologiques et est financé en grande partie par les GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple) dont une partie des hauts dirigeants est acquise à ce courant de pensée." À lire sur ce site.

Pendant ce temps quelques femmes posent un regard critique sur ce projet relevant de l'hubris la plus débridée et bien plus inhumain que transhumain.

Et à quoi se réfèrent donc ces femmes pour retrouver les repères de l'humanité ? À l'époque de l'éternelle Renaissance !!!



                                              
  Peintures de Marie-Noelle Pecarrere 


Réflexions de l'experte de la Renaissance Karine Safa

D'après mon humble personne, le transhumanisme est une nouvelle étape dans la créatuerie (voir, sur mon blog, "les Créatueurs"). Cette fois, ce n'est plus seulement la hache pour abattre les arbres indispensables à notre survie mais les injections à répétition de matériaux émetteurs-récepteurs directement inoculés dans la chair humaine (biologie "augmentée" de la nanotechnologie). 

Après la faune, la flore, l'air et l'eau, que restait-t-il donc à coloniser (polluer) par les dominants ? Notre chair et notre sang. C'est donc fait. 

Je suis frappée de voir qu'un nombre non-négligeable de personnes très intelligentes et surtout féministes que j'ai suivies pendant des années avec fascination pour leurs capacités d'analyses sociaux-politiques croient tout à coup avec une ferveur fanatique prête à tous les abus, chose que, de ma vie, je n'aurais imaginé possible chez elles, aux effets protecteurs d'injections inventées et mises sur le marché puis imposées par une poignée de milliardaires psychopathes pourtant exclusivement masculins*. Comment est-ce possible?

Si quelqu'un.e a une explication à ce paradoxe, n'hésitez pas à éclairer ma lanterne. Et si vous pensez, vous aussi, que la "crise que nous traversons" est un machin sanitaire, qu'il ne faut pas chercher plus loin, que le faire relèverait de la folie furieuse et qu'à tout prix nous devons accepter ces injections financées par les GAFA, n'hésitez pas non plus à me démontrer mais sans insulte, merci, cette "évidence".

Le psychologue Mattias Desmet donne des éléments de réponse dans cette vidéo.


* Bien sûr, comme toujours, quand des hommes (et aussi des femmes) s'opposent à ce projet, ils se font pour beaucoup purement et simplement éliminer. Pour n'en citer que quelques uns : Dominique Biscardi, Giuseppe De Donno, Serge Ader, Karl Hilz, Andreas Noack. Ce projet ne fait l'objet d'aucun débat. Il nous est purement et simplement imposé à notre insu.

vendredi 1 juin 2018

68 en Allemagne : Friederike Hausmann la femme penchée sur le corps de Benno Ohnesorg

L'année dernière, sous la pluie, devant l'opéra de Berlin, la gauche allemande a projeté sur un écran en plein air, un documentaire satirique sur la visite du Shah d'Iran, pour commémorer l'assassinat par Karl-Heinz Kurras de l'étudiant Benno Ohnesorg, durant la manifestation du 2 juin 1967 organisée contre la visite officielle de Mohammad Reza Pahlavi et Farah Diba. Cet événement passe pour marquer le début des événements de 68 en Allemagne, ainsi que la formation du Mouvement du 2 Juin et de la Fraction armée rouge.
Parmi les intervenant.e.s, il y avait le fils de Benno Ohnesorg qui n'a jamais connu son père, sa mère étant enceinte de lui au moment du meurtre. D'autres témoin.e.s d'époque étaient également présente.s. mais pas la femme de l'une des photos les plus célèbres de l'histoire contemporaine allemande.

Cette photo d'une femme penchée sur le corps de Benno Ohnesorg continue encore aujourd'hui à faire le tour du monde.

Qui était-elle, celle dans les bras desquels mourut l'étudiant Ohnesorg ? Elle exprima par la suite combien il est traumatisant d'assister à la mort, en temps réel, d'un inconnu surtout quand on ne s'y attend pas (il n'était pas encore mort quand elle s'est penchée sur lui). Mais que le sentiment d'irréalité avait commencé bien avant, avec l'attaque particulièrement violente de la police.
Les étudiant.e.s qui manifestaient devant l'opéra avait été poussé.e.s dans une ruelle jusque dans une cour d'où illes ne pouvaient fuir. La police s'était ensuite ruée sur la foule avec des matraques. Un coup de feu avait retenti. Benno Ohnesorg s'était soudain écroulé et sans même réfléchir, la jeune femme avait mis son sac sous la tête de l'homme tombé à ses pieds. Ensuite, trou noir. Elle ne se souvient plus de ce qui s'est passé avant qu'elle ne se retrouve plu tard hors de la cour, dans la rue, avec du sang sur les mains et ne se rappelle pas le moins du monde de ce qu'elle a fait ou dit ou de ce qui s'est produit autour d'elle, une fois Ohnesorg décédé.

 Friederike Hausmann qui étudiait alors l'histoire et le latin à la Freie Universität de Berlin et avait pour souhait de devenir enseignante, portait ce soir-là une tenue de soirée, ayant prévu de déjouer la police en se mêlant aux invité.e.s afin de les surprendre avec des slogans contre le régime du Shah. Mais cela ne s'était pas déroulé ainsi. La police avait dès le début ceinturé la manif. Il était impossible d'approcher le groupe des invité.e.s. Friederike Hausmann fut poussée avec les autres dans la cour fatale. Elle n'a pas entendu le coup de feu mortel ni vu d'appareil photo la photographier et ne savait pas que cet homme allongé là ne se releverait plus jamais.

  Ni qu'elle ne pourrait plus devenir enseignante. Car on ne lui permit pas d'enseigner. Elle tomba sous le coup du Radikalenerlass de 1972, une loi refusant l'emploi d'"extrémistes" dans la fonction publique.

Suite à l'effroyable meurtre dont elle avait été témoin.e, elle avait certes adhéré au SDS et assisté à des réunions du KPD-AO (organisation pour la reconstruction du parti communiste allemand), bien que selon ses dires, elle ne fut pas de nature radicale. Elle était une étudiante comme les autres qui, à l'époque, s'intéressait tout à fait normalement aux affaires publiques (ce qui n'est plus le cas des étudiant.e.s actuel.le.s tou.te.s pressé.e.s de se fondre dans le moule). La répression disproportionnée aux revendications de la manif du 2 juin lui aurait insufflé un élan radical. Mais ce ne furent pas les réunions politiques d'extrême-gauche auxquelles elle avait assisté qui furent invoquées pour l'écarter de l'enseignement. Il en fallait bien moins pour passer pour extrémiste. Sa voiture avait été apercue à plusieurs reprises à proximité de manifestations non autorisées.
C'est la raison qui fut avancée pour expliquer sa non-admission à la fonction publique.

Fuyant les années de plomb, elle s'installa à Florence en Italie et se redirigea vers la traduction de l'italien en allemand.

Elle traduira très classiquement Pétrarque et Umberto Ecco mais aussi des femmes politiques comme Lilli Gruber, autrice de plusieurs livres sur l'Islam et l'Iran, Barbara Spinelli, cofondatrice du quotidien La Repubblica et l'ex-dirigeante du parti communiste italien, Rossana Rossanda.

Elle publiera aussi ses propres livres dont quelques-uns sur des femmes de pouvoir au temps de la Renaissance italienne comme Alessandra Strozzi et Lucrezia Medici ainsi que d'autres du 18e siècle italien comme Marie-Caroline, reine de Naples.

Bien des années après, elle retourne au pays et, en 2005, elle est finalement autorisée à pratiquer l'enseignement. Elle devient prof de latin et d'histoire au lycée Christoph-Probst de Gilching près de Munich.


Elle dit, aujourd'hui, que cette photo qui revient en permanence dans journaux, livres et émissions sur l'histoire de l'Allemagne au 20e siècle, déréalise son souvenir.

Neanmoins, elle se rappelle ce que sa bouche en mouvement sur la photo réclamait: une ambulance. Vite.


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Nous remarquerons qu'en France le cliché emblématique de 68 représente un leader médiatisé de la contestation estudiantine. Celui que l'on appela alors "Dany le Rouge", roux et supposément communiste ,fixant effrontément un CRS, appelé alors "SS".
En France, la photo emblématique de 68 représente en quelque sorte l'ordre nouveau masculin défiant les forces de l'ancien ordre tout aussi masculin. Cette image est trompeuse puisqu'aujourd'hui, le jeune mâle qui défiait ses aînés sur la photo est devenu la mouche du coche capitaliste entraînant la calèche néolibérale et technocratique vers ce qu'il croit être l'"avant" et n'est autre que le ravin.

En Allemagne, le cliché emblématique de 68 (qui commence en 67) représente l'ordre nouveau masculin TUÉ par les forces de l'ordre masculin d'alors. On dirait que le Féminin opprimé anonyme telle Antigone constate, indignée, l'assassinat du fils par le père. Celles qui engendrent ces corps qu'on tue sont témoin.e.s de la haine de la vie qui est la marque du patriarcat. Antigone-Friederike est emmurée dans l'image de son indignation et désir de réparation par un Créon intemporel car il n'y a ni ordre nouveau masculin, ni ordre ancien masculin. Tant que le masculin domine, il n'y a ni modernité ni ancienneté, il n'y a qu'une continuité.
 
 

L'écrivain Édouard Louis dit, à propos de son livre "Qui a tué mon père", "la masculinité a été l'un des mécanismes qui a le plus détruit mon père". Ici 16:47
Il dit aussi qu'il y a une protestation aujourd'hui tout aussi forte et vivante qu'en 68 mais différente car elle s'est enrichie entre autres du féminisme.

Mais si partout dans le monde les manifestations de femmes sont devenues à ce point importantes que l'on ne peut plus les occulter, le patriarcat moribond va continuer à frapper de tous côtés comme un dément. Il tuera encore tout ce qui se mettra en travers de son chemin même si sa disparition est programmée. En conséquence, si nouvel ordre il y a un jour, il sera féminin, tout simplement parce que la préservation de la vie sur Terre l'exige.

vendredi 9 septembre 2011

Résultat du tag : 43 - Delphine est...

Quelle femme de la Renaissance aurais-je aimé être ?

Asphodèle me pose cette question ici.

Question piège s’il en est, je connais mal cette période et j’ai du mal à m’imaginer femme à cette époque (les robes à froufrou, la cours, les intrigues, très peu pour moi), je m’imagine davantage comme une suffragette, voire une amazone.

Après quelques recherches, je découvre cette femme-là, « La Marguerite des marguerites », ou bien Marguerite d’Angoulême ou Marguerite de Navarre (1492-1549), sœur du roi François Ier.

Et pourquoi elle ?

Parce qu’elle a joué un rôle capital au cours de la première partie du XVIe siècle, en effet : elle manifeste un certain intérêt pour les idées nouvelles, encourageant les artistes à la Cour de France. Elle est ainsi connue pour être l’une des premières femmes de lettres françaises, surnommée la dixième des muses.

Elle a écrit différents textes, dont le plus connu est un recueil de nouvelles, L’Héptaméron

A découvrir ici (grâce à Gallica, la bibliothèque numérique de la BNF)

Merci Wikipédia pour les références. Si vous voulez en savoir plus sur cette illustre femme, c’est par là.

Merci à Asphodèle pour ce tag, finalement, c’était sympa de se replonger dans l’histoire et de découvrir cette femme-là.

Que celle qui se voit dans une femme de la renaissance s’empare de ce tag-là !

Publié par Delphine copié/collé par Euterpe

Merci Delphine pour ta participation ! Tu es ma 3e Marguerite de Navarre de ce tag ! Mais je n'ai rien contre car j'ai une affection toute particulière pour elle aussi. J'ai déjà consacré pas mal de billets à son sujet. Pour les connaître, il suffit de cliquer sur le libellé "Marguerite de Navarre".

mercredi 7 septembre 2011

Résultat du tag : 41 - Lucie est....

Francesca Caccini

Femme de la Renaissance

Le tag courait depuis quelque temps, mais m'avait jusqu'ici épargnée. Puisque Lali insiste, je me prête au jeu, non sans difficulté. En effet, je réalise que si je peux aisément me projeter en femme célèbre du Moyen-Âge (Hildegarde von Bingen) ou encore du 19e ou 20e siècle, quand vient le temps de choisir une inspiration ayant vécu au temps de la Renaissance, je peine à assurer. En fait, la seule à laquelle j'aimerais m'identifier, que j'ai découvert relativement récemment, alors que j'ai dû écrire des notes pour un disque l'année dernière, est en fait à cheval entre la Renaissance et l'époque baroque. (Enfin, tout dépend de la date du début du baroque adoptée, qui diffère selon les divers experts.)

J'ai nommé ici Francesca Caccini (1587-1640). Souvent surnommée La Cecchina (l'oiseau chanteur), elle a été également luthiste, guitariste, claveciniste et, dès 1614, elle devient la musicienne de cour la mieux payée. Au fil des ans, elle produira une impressionnante quantité de compositions, dont au moins 16 œuvres pour la scène, dont il ne reste malheureusement aujourd’hui (presque) plus rien. Versée également en poésie, elle écrit elle-même les poèmes qu'elle mettra en musique.

Vous pouvez en apprendre plus ici en lisant les dites notes que j'ai rédigées, mais surtout en écoutant l'une ou l'autre des plages proposées. Lasciatemi (Laissez-moi seule) est particulièrement troublante.

Je transmets le tag à qui voudra bien s'en emparer...

mardi 6 septembre 2011

Résultat du tag : 40 - Aliénor est....

Femme de La Renaissance: PERNETTE DU GUILLET

Couvent des Annonciades/ Bordeaux

***

Taguée par Lali, tout simplement, je joue le jeu de La Femme de La Renaissance.

Et là…me voilà bien embarrassée car je la voudrais un peu rebelle, éprise d’art et bien de son temps.

Non, je ne peux choisir Aliénor d’Aquitaine puisqu’elle est née bien avant. Je me languis de cette infidélité historique: que ne sont-ils nés quelques années plus tard elle deux fois reine et ses troubadours.Je suis plus familiarisée avec le Moyen-Âge pour tout vous dire.

Non je ne peux choisir la reine Margot et son château de Cazeneuve en Gironde, lieu où elle cachait ses amours au roi Henri IV dans les souterrains et au bord du ruisseau:née trop tard! Pourtant je vous assure que ce personnage aurait été digne de la Renaissance.

Mais j’irai donc du côté de Lyon et je choisirai…une poétesse, jeune qui s’est consumée d’amour et dont la chandelle des ans s’est bien vite éteinte. Je veux citer PERNETTE DU GUILLET(1520 ?-1545) .

Dames, s’il est permis

***

Dames, s’il est permis
Que l’amour appetisse
Entre deux coeurs promis,
Faisons pareil office :
Lors la légèreté
Prendra sa fermeté.

***

S’ils nous disent volages
Pour nous en divertir :
Assurons nos courages
De ne nous repentir,
Puis que leur amitié
Est moins, que de moitié.

***

Se voulant excuser,
Que leur moitié perdue
Peut ainsi abuser
Tant qu’elle soit rendue :
La loi pour nous fut faite
Empruntant leur défaite.

***

Si j’eusse été apprise
Comme il fallait aimer,
je n’eusse été reprise
Du feu trop allumer
Qu’éteindre j’ai bien su,
Quand je l’ai aperçu.

***

Ne nous ébahissons
Si le vouloir nous change :
Car d’eux nous connaissons
La vie tant étrange,
Qu’elle nous a permis
Infinité d’amis.

***

Mais puis qu’occasion
Nous a été donnée,
Que notre passion
Soit à eux adonnée :
Amour nous vengera,
Quand foi les rangera.

(Chanson V)

***

Elle rencontre MAURICE SCEVE au printemps 1536 ; il a trente-cinq ans et elle seize. Elle devient son élève. Leur amour impossible devient la source d’inspiration de ses poèmes, publiés post-mortem par son mari en1545 sous le titre Rymes de gentille et vertueuse dame, Pernette du Guillet. La plupart de ses vers ont été écrits pour être mis en musique et chantés. Quant à MAURICE SCEVE il publie Délie, un recueil de poèmes qu’il lui dédie sans la nommer.

PERNETTE DU GUILLET est morte à 25 ans, de la peste; hélas.

***

MAURICE SCEVE a écrit ceci: quel sublime aveu qui me va droit au coeur:

Plutôt serons Rhône et Saône déjoints

Que d’avec toi mon cœur se désassemble;

Plutôt seront l’un et l’autre Monts joints,

Qu’avecques nous aucun discord s’assemble;

Plutôt verrons et toi et moi ensemble

Le Rhône aller contremont lentement,

Saône monter très violentement,

Que ce mien feu, tant soit peu, diminue,

Ni que ma foi décroisse aucunement.

car ferme amour sans eux est plus que nue.

********

Romantique moi? Peut-être…Peut-être…

Mais contente de trouver une belle romance, une poétesse dans ces ans où elles ne fleurissaient guère en nombre et puis

Je passe le flambeau du tag de la Femme de la Renaissance à Lautreje et à Maria-D ainsi qu’à Cerise-Marithé.


Publié par Aliénor copié/collé par Euterpe

Ah ! Quelle joie de retrouver des vers de Pernette du Guillet (et puis aussi de l'excellent Maurice Scève) ! Merci beaucoup Aliénor !
Et j'aime aussi l'illustration avec la figure sculptée du couvent de l'Annonciade, ordre créé par la malheureuse Jeanne de France qui fut, elle aussi, une femme, une reine même, tout à fait hors du commun.

Ici mon propre billet sur Pernette du Guillet, l'année dernière.

samedi 13 août 2011

Résultat du tag : 22 - Julia est....

Marguerite de Valois


Si j'étais une femme de la Renaissance, qui serais-je?



Si j'étais une femme de la Renaissance, qui serais-je? C'est le TAG que m'a lancé ELLA B. et comme je n'ai pas d'inspiration en ce moment et surtout pas envie d'écrire... Voilà ;)



Marguerite de France, dite la Reine Margot.


Magnifiquement incarnée par Isabelle Adjani dans le film français du même nom, La Reine Margot, réalisé par Patrice Chéreau en 1994 dont je garde un souvenir impérissable!



Fille cadette d'Henri II et de Catherine de Médicis.Elle reçut une brillante éducation en même temps que ses sœurs, Elisabeth et Claude ainsi que la « petite reine d’Ecosse », Marie Stuart, promise au Dauphin. Elle fut toute jeune un résumé de toutes les connaissances de son temps, relevées par la grâce d’un esprit extrêmement vif. Le 1er en date, de ses amants, malgré les affirmations contraires d’Agrippa d’Aubigné, semble avoir été le duc Henri de Guise, mais la raison d’état disposa de la main de Marguerite en faveur du roi, Henri de Navarre, qu’elle épousa le 18 août 1572, moins d’une semaine avant la Saint Barthélémy, qui fut l’épilogue de leurs noces. Chacun des conjoints connut alors librement des aventures. La reine Margot, comme l’appelait Charles IX, fut insultée par son frère Henri III, en plein bal. Elle fut bannie. Elle se jeta alors dans l’opposition. Après avoir refusé de prêter la main à un divorce amiable, tant qu’il s’agissait pour Henri IV d’épouser Gabrielle d’Estrées, elle y consentit lorsqu’il fut question de son mariage avec Marie de Médicis, mais garda le titre de reine et un domaine respectable (1599). Elle reparut à la cour en 1605 et partagea son existence entre la dévotion, la vie de société et la protection des lettres.






Publié par Julia le 10.8.2011 copié/collé par Euterpe

Mon commentaire : chère Julia tu ignores bien évidemment tout ce que j'ai pu écrire sur ce film ou plutôt ce qui n'est pour moi (je suis vraiment désolée) qu'un vidéo clip long métrage ultra-esthétisant qui n'a pas grand chose à voir avec la Saint-Barthélémy, ni avec le roman de Dumas et encore moins avec Marguerite de Valois dite la reine Margot (par Dumas).
Mais Chéreau y a exalté les corps au maximum et c'est, à mon avis, vraiment TOUT ce qui l'intéressait, et là c'est réussi!
Si tu souhaites savoir pourquoi je n'adhère pas à cette récupération narcissique de l'histoire, tu peux cliquer sur le libellé "Marguerite de Valois" et tu auras tous mes articles sur le film et le personnage.
Sinon je te recommande les Mémoires de Marguerite de Valois que je suis justement en train de lire !
Elle y conteste absolument la liaison qu'on lui prête avec Henri de Guise et se plaint qu'un certain du Gast n'arrête pas de la diffamer pour monter le roi son frère contre elle. Donc, c'est peut-être quand même Agrippa d'Aubigné qui a raison.
Un grand merci pour ta participation (la photo du couple imaginé par Chéreau est vraiment belle, pas à dire, mais...) !


Résultat du tag : 21 - Ella est....

Vittoria Colonna et Simonetta Vespucci (2 femmes !)


Vittoria et Simonetta

J'ai été taguée par Asphodèle sur le thème suivant : Si j'étais une femme de la Renaissance, qui serais-je?

Deux me sont venues en tête, l'une pour l'avoir joué dans une pièce de théâtre, et l'autre parce que son visage est à jamais gravé dans ma petite tête !:-)

1) Vittoria Colonna


Vittoria Colonna était une marquise endeuillée quand elle rencontra Michel Ange.
Il avait un demi-siècle d’âge quand il se mit à l’aimer d’un amour vain et tourmenté. Car elle resta fidèle à son mari défunt.
En son honneur, Michel Ange devint poète.
Peut-être, en elle, est-ce une image de la Mort qu’aima le transcendant génie ; peut-être le spectre de la Fidélité par delà la vie ; peut-être la même pensée dont il avait fait déjà cette immortelle Nuit de pierre, qui dort, qui rêve l’infini, et qui vit pourtant parmi les vivants.
Il se sentait terrassé par le temps, quand elle lui apparut, comme Béatrice à Dante. Il l’adora de se laisser aimer sans espoir. Un tel amour, une telle douleur, lui sembla un bienfait suprême. À coup sûr il l’aima pour les pensées hautes et sombres, pareilles à son génie même, qui lui venaient d’elle, dont elle marchait entourée, cette marquise voilée, à l’attitude hautaine, à l’âme grande, cette visiteuse du tombeau de l’amour unique.
À soixante-seize ans, il lui demandait la permission de peindre son portrait ou de sculpter sa statue.
Vittoria Colonna était une des plus illustres dames de l’Italie, de l’Europe, du monde.
Elle aimait les pauvres, et le Christ. Elle aima aussi le génie de Michel-Ange. Peut-être crut-elle servir ce génie, en n’aimant que lui et non pas l’homme ; il en souffrit avec ravissement, avec orgueil, avec reconnaissance.
Quand elle fut morte, il lui baisa la main.
Et après cela, selon le témoignage de Condivi, il demeura comme privé de raison.
Bénie soit cette Muse noire, grâce à qui nous avons de Michel-Ange quelques pensées écrites, ses propres paroles sur l’amour !

Les poèmes de Michel Ange à Vittoria :

Comme tes blonds cheveux, où la fleur s’enguirlande,
Semblent se réjouir, couronne d’or vivant !
Fiers cheveux ! Ce qui fait leur fierté la plus grande,
C’est de baiser ton front les premiers, et souvent !

Ton corsage est heureux d’avoir ton sein mouvant,
Le jour, aussi longtemps qu’il faut qu’il le défende ;
Et quand il s’ouvre, heureux cheveux, sur le cou blanc,
Libres que leur flot d’or, caressant, s’y répande !

Mais heureuse surtout, légère, s’enroulant
En replis gracieux, la bandelette fine
Qui touche, enlace, baise et soutient ta poitrine !

Et la chaste ceinture autour de ton beau flanc.
Murmure : « À tout jamais je la veux, je la presse...
À quoi bon d’autres bras pour une autre caresse ? »

L’artiste vrai jamais ne conçoit un dessein
Que le seul marbre en lui n’enferme et ne comporte ;
Mais jusqu’au plan caché seule atteint la main forte
Qui sait être soumise à l’esprit ferme et sain.

Ainsi se cache en toi, charmante, être divin,
Le mal que je veux fuir et le bien qui m’importe ;
Et pour ma peine et pour ma fin, tout va de sorte
Qu’à servir mes souhaits mon art s’épuise en vain.

L’amour ! Ce n’est donc pas l’amour, ce n’est pas même
Ta beauté, ni ta haine ou ton dédain suprême,
Qui me font ma douleur... c’est mon destin, mon sort,

Si la mort dans ton coeur, la pitié sont ensemble,
Et si ma faible main, qui désire et qui tremble,
Ne sait tirer de toi rien autre que la mort !

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2) Simonetta Vespucci


Simonetta Vespucci fut considérée comme la plus belle femme d'Italie de son époque. Elle fut la femme de Marco Vespucci et la maîtresse de Julien de Médicis. Elle décéda d'une pneumonie à l'âge de 22 ans en 1476 et resta donc une éternelle icône de beauté éternelle qui inspira à titre posthume tous les tableaux de Boticelli dont le fameux " la Naissance de Vénus"


Et cette peinture pour moi reste l'emblème de la Renaissance..

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Et comme dans les jeux de tags, il faut conclure en passant la main, je demande à Julia, Li (mes deux italiennes préférées) et LH de nous narrer leurs icônes de la Renaissance..

Résultat du tag : 19 - Syl est....

Lucretia Panciatichi

Une femme de Renaissance !


Asphodèle souhaiterait me reconnaître si un jour elle devait se balader dans le temps de la Renaissance... Sur une idée d'Euterpe, je dois vous révéler la personnalité qui m'inspirerait, ou simplement, une enveloppe charnelle qui abriterait mon âme.

A peine j'effleurai
Bronzino-_ritratto_di_Lucrezia_de-_Medici.JPG s cette pensée que je visualisais les tableaux de l'artiste Agnolo Bronzino. J'ai eu la chance d'a dmirer quelques unes de ses oeuvres à Florence. J'ai pu voir la transparence de la carnation, légèrement bleutée et veloutée de pêche... les poses altières, la magnificence des étoffes et des parures des femmes peintes. Dans une nuance toute contrastée, leurs époux apparaissent avec une austérité puritaine ou guerrière.

Alors, je me voyais en Lucrèce de Médicis, portrait que je n'ai jamais vu mais qui me dicte tout un roman... Je ne l'aurais pas fait mourir de la tuberculose, ou de langueur, à seize ans. Cette jeune femme était trop belle ! Elle aurait été une aventurière, aurait vendu ses bijoux, oublié son mari volage et serait partie goûter la vie ailleurs...
Cependant, cette identité avait déjà été choisie par Angèle ! Il fallait me transporter dans un autre corps...
anne-de-bretagne_31.jpg

Je songeais aussi à Anne de Bretagne.
J'ai un livre "Promenade dans des jardins disparus : Les plantes au Moye 9782737329401FS.gif n Age d'après les Grandes Heures d'Anne de Bretagne" qui me passionne. J'aime m'amuser à reproduire certaines enluminures et dessiner des bestioles... escargots, coccinelles, scarabées, libellules...

Mais là encore, le personnage avait été pris par Hypathie !


Je cherchais donc une personne proche des arts, belle, intelligente, esthète et je me souvins du château de Chenonceau, le château des Dames. Je n'ai aucun désir de ressembler à Catherine de Médicis, je serais alors Diane de Poitiers. Mais savez-vous qu'elle fut de vingt ans l'aînée de son amant le roi Henri II ? Ne me sentant pas le coeur cougar, je préférais m'orienter vers une autre...

DianedePoitiers.jpg
Je serais, euh... cherchons, je serais... celle-là...

Lucretia Panciatichi


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Revenons à un portrait d'Agnolo Bronzino !

Cette peinture représente Lucrèce Picci, épouse de Bartolomeo Panciatichi.

J'ai longtemps eu ce poster dans ma chambre de jeune fille. Je suis tombée amoureuse de Florence à l'âge de quatorze ans, lors de mon premier voyage. J'aurais pu être atteinte du syndrome de Stendhal ou m'évanouir comme Lucy Honeychurch dans "Chambre avec vue".
D
'après quelques sources glanées sur google, j'ai appris que cette famille était puissante et avait des relations amicales avec les Médicis. Sur un site, un blogueur raconte la fascination qu'il ressent... ici... et j'approuve ! Il parle de la froideur du regard et de la sensualité des mains. Imaginez cette femme, les cheveux dénoués, les lèvres esquissant un sourire et les yeux moins lointains...
Elle devait être sage, aimer la littérature, la poésie, la peinture... les arts. Son air n'est pas hautain, il est réfléchi, réservé. Quant à la cour, celle de Lyon ou de Florence, elle n'est pas dupe, elle se méfie. Les intrigues politiques hantent les couloirs, les coins et recoins...
Sur une page de wikipédia traduite, on lit de la famille Panciatichi :

"
Barthélemy Panciatichi (France, 1507 - Florence, 1582 ) était un humaniste et politique italien.
Il était le fils naturel d'un commerçant, originaire de Pistoia , Barthélemy l'Aîné, principal propriétaire de la société d'exploitation négoce florentin en France, dans Lyon...

Son père avait financé des exploits militaires de Louis XII, qui ont conduit à la conquête temporaire du duché de Milan. Le jeune Barthélémy fut accueilli comme page à la cour de François Ier.

Il était un ami de Jean de Vauzelles.

En 1534, il épouse Lucrèce Panciatichi Pucci et s'installe en 1539 à Florence. Il devient un membre de l'Académie. Cosme Ier de Médicis l'envoie en 1549 en France, pour renouer des liens avec la monarchie française gouvernée alors par Henri II et Catherine de Médicis .

Barthélemy s'intéresse à la réforme protestante et en parle dans les milieux intellectuels florentins.

Le 17 Octobre 1551, l'inquisiteur de Bologne fournit une longue liste de noms des Réformateurs, en indiquant, parmi les Florentins, "Maître Barthélemy Panzatico, luthérien, ayant des livres hérétiques". Bartélémy arrêté, sort de prison en payant une rançon et promet de ne plus traîter de questions religieuses.
Elu directeur de l'académie florentine, il retourne dans les bonnes grâces des Médicis et reprend sa carrière politique. En 1567, il devient sénateur, en 1568 commissaire à Pise et en 1578 à Pistoia."

Bartolomeo-Panciatichi.jpg


Quant aux Picci, la famille de Lucrèce, j'ai trouvé qu'elle était d'origine florentine. Elle comptait dans la généalogie de l'époque, des hommes politiques, des mécènes, des poètes et des écrivains. Alliée aux Médicis, ils avaient beaucoup d'influence. Leurs armoiries étaient :

Pucci.JPG
Cela me convient tout à fait !!!

Alors Asphodèle, me reconnaîtras-tu lors d'un séjour dans le temps ?


Vous trouverez d'autres billets ici...
Asphodèle, LiliGalipette, George, Delphine, Ella, Liliba, Sharon, Eiluned, Aymeline,

Avis ! Je tague à mon tour... Liliba, Sharon, Eiluned et Aymeline.

Publié par Syl le 11.8.2011 copié/collé par Euterpe

Mon commentaire : très beau portrait et très passionnante histoire que celle de ce Barthélémy
Panciatichi ! Dommage que l'on n'en sache pas plus sur sa femme. L'a t-elle suivi en France ?
On sait que le mari de Lucrèce de Médicis l'avait laissée seule en Italie. A t-elle été aussi influencée par la Réforme ?
J'ai cherché quel âge elle a sur le portrait. Certain.es disent 18 ans. Elle pose la main sur un livre de prières ouvert à la page d'une prière à la Vierge Marie. sur son collier est écrit "Amour dure sans fin". Ici dans The Gardian quelqu'un écrit que sa beauté est glacée voire maladive.
Elle aurait quelque chose d'une statue de cire. Et ici il est dit qu'ils furent tous deux accusés de sympathie pour la Réforme donc elle n'est pas restée en Italie.
Ici la personne décrit le portrait de Lucrèce Panciatichi comme celui de quelqu'un.e qui fuit de l'autre côté de son propre esprit. Sa présence dans le tableau est une absence à la réalité.
La condition de beaucoup de femmes.

Merci beaucoup. Ce portrait est une découverte pour moi. Je ne m'étais jamais penchée sur sa problématique comme l'on fait apparemment bien de ses admirateurs/trices.

Résultat du tag : 18 - Liliba est....

Lucrèce Borgia

Tag de la femme de la Renaissance

tag

Taggée par Daniel et par Syl, sur une idée d'Euterpe , qui veulent savoir quelle femme de la Renaissance je suis au fond de moi-même... Pas évident ! J'ai dû chercher quelques idées sur google, vérifier quelques dates... mais voilà mon choix !

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Lucrezia Borgia (vers 1510-1519) par Bartolomeo Veneto (v1470-1531), Musée des Beaux-arts, Nîmes

Me voilà donc en Lucrèce Borgia, née le 18 avril 1480 et décédée le 24 juin 1519. Une femme qui a fait couler beaucoup d'encre, suscité pas mal de polémiques, et été à l'origine de nombreux romans ou films, une femme assez mystérieuse qui reste un peu mythique, ça me va tout à fait ! Lucrèce est un personnage ambigu, mais également le reflet de son époque et de la société dans laquelle elle est née : une époque raffinée, mais qui reste cruelle, parfois même barbare, et une caste de l'aristocratie italienne où les intérêts personnels sont de peu d'importance par rapport aux intérêts du pouvoir et de l'argent, de même qu'en France.

Lucrèce Borgia fascine ! Sont-ce sa beauté exceptionnelle, sa cruauté légendaire (on l'appelle l'empoisonneuse...), ou bien ses rapports libertins et très sulfureux (on dit qu'elle a fricoté avec son père et son frère...) ? Ou bien juste une femme au caractère bien trempé qui n'a pas voulu se laisser faire dans une société où il fallait se montrer la plus forte pour survivre ? Ou bien le fait qu'elle a tout d'abord une réputation de libertine pour devenir ensuite très pieuse et protectrice des arts, bien sage par rapport à son passé ?

Lucrèce est la fille naturelle de Rodrigo Borgia, le futur pape Alexandre VI, et la soeur du fameux César Borgia. Elle épouse Giovanni Sforza, une famille également illustre et on dit que la cérémonie fut une "débauche de luxe et de décadence", ce qui est très probablement vrai, mais était le cas de toutes les festivités de ces familles riches et puissantes (peu de différences avec notre temps...)

Mais le père de Lucrèce annule son mariage en invoquant la raison officielle qu'il est non consommé. Il semble que les vraies raisons soient plus politiques... C'est à cette date que Lucrèce récolte sa réputation sulfureuse de libertine invétérée. Elle se mariera ensuite deux fois (avec Alphone d'Aragon qui sera assassiné par son frère César) puis avec Alphonse 1er d'Este. Le poison circule au sein de la famille et un peu partout dans les grandes familles d'Italie, tout le monde tue tout le monde, et on peut presque dire que Lucrèce est chanceuse puisqu'elle meurt non pas assassinée, mais de septicémie...


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Lucrèce Borgia par Le Pinturicchio, 1492-1494

Il y a quelques autres femmes qui me tentaient pour ce tag amusant : La Princesse de Clèves, Catherine Sforza, Gabrielle d'Estrée, La Montespan, Louise Labbé... et certainement beaucoup d'autres si j'avais pris plus de temps pour faire des recherches ! Les femmes dont on se souvient sont celles qui avaient une forte personnalité et ont osé, à leur époque, braver les règles de conduite, la soumission supposée de la gent féminine et dire tout haut ce qu'elles pensaient, vivre comme elles l'entendaient... et ça, j'aime !

Je vous laisse choisir de continuer ce tag s'il vous plait... Il demande quelques recherches, mais ces femmes sont passionnantes et c'est très intéressant à faire !

Publié le 13.8.2011 par liliba copié/collé par Euterpe

Mon commentaire : ce choix correspond à mon 3e doublon car Lucrecia Bloggia avait déjà pris le personnage. Néanmoins sa présentation sous différents angles est bien intéressante. Vous semblez toutes penser qu'elle a été discréditée par ce que trop libre et ce regard sur elle me convient, bien sûr. C'est toujours d'actualité. Une femme libre (je ne parle pas d'une femme qui fait n'importe quoi pour se faire remarquer) est toujours très mal considérée.

"où les intérêts personnels sont de peu d'importance par rapport aux intérêts du pouvoir et de l'argent" : là aussi, j'ai envie de dire que cela n'a pas changé le moins du monde.

Juste une remarque : la Montespan n'est pas une femme de la Renaissance alors heureusement qu'elle n'a pas été choisie !

Merci Liliba !

vendredi 12 août 2011

Résultat du tag : 14 - Sophie est....

la Flore de Botticelli

Canel m'a taguée (ou devrais-je dire collée ?) !

Il s'agit de citer une femme de la Renaissance dans laquelle nous nous reconnaissons. Euterpe est à l'initiative de ce tag et l'explique beaucoup mieux que moi.

Alors voilà...

Je serai Flore du tableau Le printemps de Botticelli.

Image illustrative de l'article Le Printemps (Botticelli)

Parce que Botticelli est le premier artiste qui m'est venu à l'esprit quand j'ai pensé Renaissance, parce que Flore a un regard doux, que j'aime beaucoup les fleurs et que sa petite robe est indémodable !

Je passe le relais à qui veut, servez-vous c'est avec plaisir...


Publié par Les bonheurs de Sophie le 12.8.2011 copié/collé par Euterpe

Mon commentaire : Flore (et ses fleurs), Cérès (et ses céréales), Bacchus (et son vin) et Pomone (et ses fruits) symbolisent les quatre saisons. A la Renaissance, les saisons restent d'une importance dont nous n'avons plus du tout idée aujourd'hui. Et la mythologie grecque cohabite sans conflit majeure avec la religion chrétienne. D'où ce genre de représentation autorisée par l'Église qui a autorité sur tout à l'époque. Comme dans l'esprit de l'individu renaissant, nous sommes accompagné.e.s de nos vertus et de nos vices telles de véritables personnes à nos côtés : Prudentia, Sapientia, Laetitia, etc... on imagine aussi les saisons sous la forme de personnes et tout concept a sa personnification. Il n'y a pas d'individu et tout est individu. C'est pourquoi je trouve ce choix intéressant.
Merci Sophie.

Résultat du tag : 13 - Canel est....

une mère anonyme

Le tag de la Renaissance...

... relayé par L'Ogresse - merci d'avoir pensé à moi ! Sourire

Le principe de ce jeu "culturel" Quoi de l'été chez Euterpe.

Et on fait comment, quand on n'est pas cultivée ?

gné

Eh bien hop, on contourne les consignes, on fonce sur le net et on fait son marché !

1/ Wikipedia Renaissance artistique, pour cibler le genre

2/ je suis une mère, donc Idee chercher une nativité/maternité (surtout pas une pieta, c'est trop triste - ah, cultivée parfois, quand même, merci Pierre !).

Pas facile : ou sein nu, ou tête de Jés*s atroce ou z!z! du bébé apparent (fiston risque d'être furax et miss jalouse que l'enfant soit un garçon), ou le chérubin tire les cheveux de sa mère... Zut, j'en vois pourtant de très jolies (sculptures, peintures) quand on visite musées, châteaux, églises.

Re-zut, j'ai enfin trouvé mais l'auteur, Bartolomeo Biscaino, est un un graveur italien baroque de l'école génoise (cf wiki). Ca va quand même ?

Donc voici un des aspects de

"la femme que je suis au fond de moi-même"

(on ne rit pas wow)

tag renaissance

- photo trouvée là -

Bon, je m'arrêterai là pour ce tag, je pensais ajouter Léonard de Vinci pour le côté femme à barbe Papy, une femme nue d'époque pour les bourrelets abdominaux (avec maillot de bain contemporain en photomontage pour la censure) - trop prise de tête !

3/ passe à tes amies... je réfléchis, et je vous tague, tremblez : Sophie, Gridou, Lucie, Joelle, Valérie, Manu... si vous êtes inspirées... Clin doeil

* * *

Allez, plus proches de nous (quoique), les femmes des années 80... Manu, ceci est pour toi, pense à Dallas, gniark gniark !! Sourire


Publié chez Canel le 11.8.2011 copié/collé par Euterpe

Mon commentaire : ce n'est pas un jeu culturel mais historique au féminin, disons. Ce blog étant consacré à la Renaissance, je n'ai pas cherché très loin mon sujet.

Je ne suis pas habituée au billet ponctué de smileys : c'est exotique de voir cela dans mes pages !:)

Alors comme ça, tu es un croquis anonyme de mère à l'enfant, donc. Bonne idée ! Il y a tellement d'anonymes, elles méritent bien un hommage ! Merci pour ta participation.

(note à part : j'ai un peu accéléré la publication des messages parce qu'il y en a beaucoup !)

jeudi 11 août 2011

Résultat du tag : 8 - Lucrecia Bloggia est....

Lucrèce Borgia (qui l'eut cru ?)

Une autre TAG: Quelle femme de la Renaissance suis-je?

Ben là!! La question se pose-t'elle?

Néanmoins, je me plie au jeu d'Euterpe avec plaisir, car j'aime beaucoup son blogue. Donc, j'aime beaucoup Euterpe (que je ne connais pas dans la vie, mais on ne s'enfargera pas dans ces menus détails). Euterpe nous demande : Quelle femme de la Renaissance êtes-vous? C'est pas qu'une p'tite question, ça!

Bon... pour commencer, je ne connais pas toutes les femmes de la Renaissance. En fait, je ne m'y connais pas beaucoup en histoire. Je m'y perd un peu dans ces lignées de personnages influents ayant des descendances légitimes, naturelles et bâtardes qui sévissent dans divers régions et pays. Mais je lis avec avidité les billets d'Euterpe, car j'y fait toujours de belles découvertes. Ça me donne l'impression d'avoir de l'érudition!

Pour en revenir à la tag, je suis sans l'ombre d'un doute : Lucrezia Borgia


Voyez, c'est moi! Vous excuserez mon peignoir et mon bonnet de douche, c'est que je me suis fait peindre à l'improviste...

J'ai dû modifier mon nom pour semer les papparazzis. Des vraies taches, ces fatiguants là! Je me nomme donc Lucrecia Bloggia depuis plusieurs années afin de préserver mon anonymat. Ils n'ont rien vu ces idiots! Je peux donc poursuivre ma vie paisiblement et me consacrer aux arts et aux lettres sans me faire ennuyer avec ces sempiternelles mêmes questions, demandées avec une certaine pointe de lubricité dans le regard : Avez-vous vraiment eu des relations sexuelles avec votre père le pape Alexandre VI? Ainsi qu'avec votre frère César Borgia? Pouarch!! Non mais vous me prenez pour qui?!? Une poule pas de tête! Franchement, j'ai plus de classe et de respect de ma personne que vous semblez le croire! Pfff! Non mais...

Ce sont des ragots! Des manigances politiques pour discréditer notre famille et salir notre réputation! Je suis fâchée, là. Si ça continue, je vais dire des grossièretés. Non mais... coucher avec mon père... yark!... quelle idée... Ce qu'on peux inventer pour se venger! Tiens, j'aurais dû l'empoisonner celui-là. Mon mari. Giovanni Sforza. Notre mariage fut annulé par mon père pour des raisons politiques. Pour justifier cet acte, on a fait croire que l'union ne fut jamais consommée. Tu parles, si elle a été consommée! Comme si un mâle normalement constitué pouvait lever le nez sur mes charmes indéniables durant quatre ans! Wouah! N'importe quoi. Dans un sens, ça m'a arrangé cette désunion. J'commençais à en avoir marre de ce mec! Pour se venger, ce minable atteint dans sa "mâlitude", s'est mis à raconter des horreurs sur mon compte. C'est de sa faute, si j'ai cette réputation, maintenant. Le sale!


Après ce mariage, j'ai eu ma période hippie. Je me suis baladée durant des mois avec des fleurs dans mes cheveux non-coiffés, des sandales indiennes aux pieds et les seins nus revendiquant ma libération sexuelle. Je trippais sur la musique à fond la caisse et j'aimais beaucoup les poèmes. Mais le fun ne dura pas, car mon père a décidé de me marier encore une fois. Shit. Alphonse d'Aragon. Al-phon-se, toé. Tu parles d'un nom sexy. Ah oui, Alphonse, oui-oui-ouuuiiiii oooh fonce, Alphonse!
Entouéka... il a réussi à m'engrosser celui-là. La belle affaire. Au bout de deux ans, mon frère a mis un terme à cette union. Couic! Plus d'Alphonse. Faut dire qu'il était plus difficile de faire croire à une union non consommée avec un poupon dans les bras...


J'ai remis mes sandales indiennes, mes fleurs et mes foulards et j'ai suivi un atelier de confection de poison chez un gourou en vogue à l'époque. Fallait bien passer le temps, quoi!
Et voilà que mon père décide de me marier une troisième fois! Jamais deux sans trois, qu'ils disent... Il m'a dégoté un autre Alphonse. Alphonse 1er d'Este. Tu parles d'un karma. Au moins, je ne risquais pas de me tromper de nom dans les moments intimes! Toujours est-il que je l'aime bien, cet Alphonse. Nous nous sommes retirés loin de Rome, à Ferrare, et depuis je me consacre aux Arts à ma guise. Yesss!


Évidemment, en tant qu'épouse respectée et respectable, les gougounes indiennes, les foulards, le patchouli et les fleurs de ma jeunesse ont pris le bord. Alphonse préfère me voir dans des grosses robes lourdes. Bof... du moment que je puisse me consacrer à mes hobbys en paix...

Voilà, vous savez tout maintenant. Et ne croyez surtout pas ces films, romans et télé-séries dans lesquels on persiste à me décrire comme une dépravée! Je suis on ne peut plus paisible. J'adore lire et admirer l'oeuvre des grands peintres de l'histoire. Non mais... coucher avec mon père et mon frère... Eurk!

***

Note: Le magnifique montage photo tout en haut qui est aussi mon avatar, a été réalisé par nul autre que Ticklebear, mon fabricant d'image officiel sur le web. Et le nom de Lucrecia me vient aussi de lui, car il y a déjà bien longtemps, quand nous nous sommes rencontrés, je lisais la biographie de Lucrezia Borgia, et faut croire que ça l'a marqué, car depuis toujours, il m'appelle Lucrecia.

lundi 8 août 2011

Résultat du tag : 6 - Héloïse est....

"Wilhelmine" Shakespeare


Pour enfin honorer le tag auquel j'ai été conviée par Euterpe, je réponds à la question posée: "Si j'avais été une femme de la Renaissance":

Et bien, j'aurais été William Shakespeare ! La thèse de sa femellité n'a pas encore été validée mais plusieurs noms sont évoqués: Amelia Bassano Lanier, Marie Pembroke ... Et des chercheur.e.s étudient sérieusement la question.

Incarner l'idée que le génie féminin a existé me réjouit même dans l'hypothétique. L'entrave à l'expression, la privation d'éducation, l'infériorisation intellectuelle destinées à plomber ce fameux génie féminin que l'on prétend partout inexistant (mais que l'on a pris soin d'empêcher de germer, au cas où ...) sont comme une chape de béton que certaines ont su ajourer. Et ce n'est pas la femme qui se cache derrière Shakespeare, car seule une femme a pu affirmer cela, qui me contredira:

Fermez les portes sur l'esprit de la femme et il s'échappera par la fenêtre ; fermez la fenêtre et il s'échappera par le trou de la serrure ; bouchez la serrure et il s'envolera avec la fumée par la cheminée.

Publié par Héloïse le 5.8.2011 copié/collé par Euterpe

Mon commentaire : je ne connaissais pas cette phrase de Shakespeare mais c'est tellement frappant Comment un homme aurait-il pu avoir écrit cela ?

Ou plutôt (modif du 10.8) : je me demande personnellement et d'après la mentalité de l'époque si un homme aurait été en mesure d'écrire cela ?

samedi 6 août 2011

Résultat du tag : 5 - Vallenain est....

Gargamelle

100 000 V (en bon macho qui se respecte, c'est pas moi qui le désigne ainsi mais lui-même) n'a pas joué exactement le jeu et s'est attribué un homme du XVIe siècle. Dans ce cas-là, il y a une petite clause dans le tag, que j'ai oublié de mentionner : je prends le personnage féminin le plus proche du personnage masculin en question et l'attribue au joueur.
Le personnage féminin le plus proche de l'homme en question qui ne s'est jamais marié et évitait les femmes, est sans conteste Marguerite de Navarre à laquelle il vouait une admiration sans borne et dédicacait ses livres en la désignant sous le nom de "Dame à la licorne" mais le personnage est déjá pris.

Après cette femme-là, il ne reste plus que le personnage féminin principal de l'un de ses romans, Ce sera donc l'ogresse Gargamelle,fille du roi des Papillons, femme du géant Grandgousier et mère de Gargantua qui sera désignée pour remplacer son créateur. Gargamelle est surtout connue pour avoir accouché par l'oreille.

Cela se passe ainsi :
Gargamelle,est enceinte de onze mois (selon l'auteur, de la durée d’une grossesse dépend la perfection du nouveau-né : plus la grossesse dure longtemps, plus le nouveau-né sera un « chef d’œuvre »). Prise d'envies de femme enceinte, elle fait abattre des centaines de milliers de bœufs pour mardi-gras, et elle invite des amis pour ce repas trop imposant pour elle. Malgré son état et les remontrances de son mari, Gargamelle ne peut résister aux tripes et au vin. Ils dansent, chantent, commencent à se disputer. Ivres, ils tiennent des propos incohérents. Pendant la beuverie, Gargamelle ressent des contractions et met au monde de manière insolite Gargantua. Il sort de l’oreille gauche de sa mère et réclame aussitôt à boire..

Son père, en découvrant l’enfant, s’écrie : « Quel grand (gosier) tu as » Et l’enfant est appelé alors Gargantua. Pour l’allaiter, il faut le lait de dix-sept mille neuf cent treize vaches. On voit par là que Gargamelle n'allaite pas.
Son mari et elle ne donne aucune limite à leur fils. c'est ainsi qu'il grandit et que l'on perd de vue Gargamelle, un peu réduite à ses fonctions procréatrices. Mais d'après des analyses de l'oeuvre, Gargamelle pourrait représenter Anne de Bretagne (dont parle Hypathie en tag n°7 à paraître après Hélo), parce qu'elle est appelé fille du roi des Papillons ou Parpaillon, un parpaillon ou parpaillo signifiant au sens propre un papillon qui se brûle à la chandelle et au sens figuré un hérétique que l'on brûle. Pourquoi Francois II de Bretagne est-il considéré comme un hérétique ? Je n'en sais rien.
Pour de plus amples renseignements sur l'association faite entre Gargamelle et Anne de Bretagne voir ces commentaires historiques sur Gargantua. Il m'aurait semblé plus logique à moi d'associer Gargamelle à Éléonore de Habsbourg la femme de Francois Ier puisque Grandgousier le représente. Les Habsbourg ayant un appétit gargantuesque de territoires, cela collerait assez avec l'idée génerale du livre où les guerres d'expansion (des Valois et des Habsbourg) qui ont lieu aux alentours des années 1530/40 prennent une place non négligeable.