à la recherche des femmes perdues dans l'espace-temps et autres aventures...
Affichage des articles dont le libellé est leadeuse. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est leadeuse. Afficher tous les articles
samedi 31 octobre 2015
Quand on ne laisse aux gens plus rien d'autre... Ulrike Meinhof
"Ich halte die Straße keineswegs für ein ganz besonders geeignetes Mittel, seine Meinung bekannt zu machen.
Wenn man aber …einem aber nichts anderes übrig bleibt,
wenn man nicht über die Millionenauflagen von Springer-Zeitung und Illustrierten verfügt,
wenn man dann, wenn man öffentlich diskutieren will, auf Raumverbote stößt und auf Versammlungsverbote,
dann bin ich da allerdings der Ansicht, dass es da außerordentlich demokratisch ist, wenn es Leute gibt, die trotz all dieser Verbote, die einzige Öffentlichkeit, die dann für sie bleibt, nämlich die der Straße, benutzen, und davon öffentlich Gebrauch machen."
"Je ne considère pas du tout la rue comme un moyen particulièrement approprié pour exprimer son opinion.
Mais quand... quand on ne laisse aux gens plus rien d'autre, quand on ne dispose pas de millions de journaux et de magazines comme Springer, dans ce cas,
si l'on veut débattre ouvertement et qu'on se heurte à une interdiction d'accès à une salle ainsi qu'à l'interdiction de se rassembler, dans ce cas, je suis d'avis qu'il est extrêmement démocratique que des gens utilisent, malgré toutes ces interdictions, la seule possibilité qui leur reste, à savoir la rue et en fassent un usage public".
Ulrike Meinhof dans le magazine politique "konkret", 1967. Musique, 2004, du groupe allemand électroacoustique, fondé en 1979, "Der Plan" (Le plan), dans son nouvel album "La conspiration" dont la vidéo commence par cette image :
dimanche 25 août 2013
Christabel Pankhurst, la première cracheuse sur policeman de l'histoire...
...pour des raison politiques.
Christabel Pankhurst est l'une des trois filles d'Emmeline Pankhurst. C'est la raison pour laquelle je vois en Emmeline Pankhurst, la mère des suffragistes. Ses filles Adela, Sylvia et Christabel luttèrent aussi pour les droits civiques des femmes. Une lutte qui dura cinquante ans ! Largement le temps de trouver deux générations de femmes à la suite dans ce combat.
Christabel étudia le droit mais ne put exercer aucune profession dans ce domaine puisqu'elles étaient toutes interdites aux femmes.
Au cours d'une assemblée d'hommes politiques (meeting du Parti libéral en 1905 à Manchester avec Winston Churchill, entre autres), Christabel et son amie Annie Kenney vinrent lancer à haute voix la question du vote des femmes. Trouvant que son beau meeting était perturbé par des importunes, Churchill et ses amis demandèrent à la police de les faire sortir manu militari. Christabel cracha à la figure du policeman qui la tenait et fut mise en prison pour trouble à l'ordre public ainsi que "technical assault" (crachat). Elle choisit de faire de la prison plutôt que de payer l'amende.
Ce crachat fut la première violence de la lutte des Pankhurst. Elles décidèrent très vite que puisqu'elles n'avaient pas voix au chapitre dans l'élaboration des lois, elles n'avaient aucune raison de les respecter. C'est à partir de ce moment-là qu'elles commirent toutes sortes d'actions "hors-la-loi".
Les Pankhurst furent les plus grandes agitatrices de la lutte pour les droits civiques.
Dans la vidéo ci-dessous, on voit Christabel et Annie tenir un grand panneau "Vote for Women". Christabel est celle de droite.
Christabel Pankhurst est l'une des trois filles d'Emmeline Pankhurst. C'est la raison pour laquelle je vois en Emmeline Pankhurst, la mère des suffragistes. Ses filles Adela, Sylvia et Christabel luttèrent aussi pour les droits civiques des femmes. Une lutte qui dura cinquante ans ! Largement le temps de trouver deux générations de femmes à la suite dans ce combat.
Christabel étudia le droit mais ne put exercer aucune profession dans ce domaine puisqu'elles étaient toutes interdites aux femmes.
Au cours d'une assemblée d'hommes politiques (meeting du Parti libéral en 1905 à Manchester avec Winston Churchill, entre autres), Christabel et son amie Annie Kenney vinrent lancer à haute voix la question du vote des femmes. Trouvant que son beau meeting était perturbé par des importunes, Churchill et ses amis demandèrent à la police de les faire sortir manu militari. Christabel cracha à la figure du policeman qui la tenait et fut mise en prison pour trouble à l'ordre public ainsi que "technical assault" (crachat). Elle choisit de faire de la prison plutôt que de payer l'amende.
Ce crachat fut la première violence de la lutte des Pankhurst. Elles décidèrent très vite que puisqu'elles n'avaient pas voix au chapitre dans l'élaboration des lois, elles n'avaient aucune raison de les respecter. C'est à partir de ce moment-là qu'elles commirent toutes sortes d'actions "hors-la-loi".
Les Pankhurst furent les plus grandes agitatrices de la lutte pour les droits civiques.
Dans la vidéo ci-dessous, on voit Christabel et Annie tenir un grand panneau "Vote for Women". Christabel est celle de droite.
jeudi 22 août 2013
Emmeline Pankhurst, mère des suffragistes
Emmeline Pankhurst est pour ainsi dire considérée comme la mère des suffragistes. À l'âge de 14 ans déjà, elle milite pour le droit de vote des femmes
depuis son école de filles de Neuilly sur Seine près de Paris avant de fonder une association pour le droit des votes des femmes à Londres en Angleterre.
En réalité de l'autre côté de l'Atlantique, Elizabeth Cady Stanton avait déjà fondé la "National Woman Suffrage Assocation". Malheureusement morte en 1902, elle n'aura pas vu l'aboutissement de son combat poursuivit par l'anglaise Emmeline Pankhurst et parallèlement l'américaine Alice Paul aux États-Unis.
"En 1999 le Time a nommé Emmeline Pankhurst comme étant l'une des 100 Personnalités les Plus importantes du XXe siècle ; « elle a donné un idéal aux femmes de notre temps ; elle a fait trembler la société vers un nouveau destin qui ne pourrait avoir aucun retournement. » Elle a été largement critiquée pour sa tactique militante et les HIStoRIENs sont en désaccord sur leur efficacité, mais son action est reconnue comme un élément crucial pour l'obtention du droit de vote pour les femmes en Grande-Bretagne" (tiré de Wikipédia).
En effet, elle organisait des actions offensives comme de s'enchaîner aux lampadaires, provoquer des incendies dans des immeubles, faire la grève de la faim ou bien encore couper les fils des télégraphes.
C'est elle qui fut derrière l'attentat à la bombe (posée par Emily Davison) dans la résidence du chancelier David Lloyd Georges. Elle prit 3 ans ferme. S'en suivit une avalanche d'actions similaires de la part des autres militantes. Elles jetèrent par exemple du poivre et un chat mort sur le premier ministre Herbert Asquith mais perpétrèrent aussi d'autres attentats à la bombe et d'autres incendies dans tout le pays. On parla de Reign of Terror (règne de la terreur)..
Emmeline fut libérée l'année de son emprisonnement pour des raisons de santé dues à sa grève de la faim.
Les actions se poursuivirent à coups de bombes, acide dans les boîtes aux lettres, incendie d'églises pendant lesquels les militantes entonnaient "God save Emmeline Pankhurst".
Le summum fut atteint avec la mort d'Emily Davison qui rentra en collision avec le cheval de George V au derby d'Epson le 4 juin 1913, ce qui fit dire à Emmeline Pankhurst qu'elles forceraient leurs adversaires dans la position de pouvoir leur dire "Donnez-nous notre entière liberté ou tuez-nous".
S'en suivirent le ballet des grèves de la faim, des nourrissages forcés et des remises en liberté.
Puis Emmeline est arrêtée en voulant remettre une pétition au roi. Elle crie "“Arrested at the gates of the Palace. Tell the King!” (Arrêtée aux portes du palais. Dites-le au roi ". La photo fait la une de tous les journaux et devient l'un des documents les plus importants de l'histoire du féminisme (ou de l'herstoire).
En réalité de l'autre côté de l'Atlantique, Elizabeth Cady Stanton avait déjà fondé la "National Woman Suffrage Assocation". Malheureusement morte en 1902, elle n'aura pas vu l'aboutissement de son combat poursuivit par l'anglaise Emmeline Pankhurst et parallèlement l'américaine Alice Paul aux États-Unis.
"En 1999 le Time a nommé Emmeline Pankhurst comme étant l'une des 100 Personnalités les Plus importantes du XXe siècle ; « elle a donné un idéal aux femmes de notre temps ; elle a fait trembler la société vers un nouveau destin qui ne pourrait avoir aucun retournement. » Elle a été largement critiquée pour sa tactique militante et les HIStoRIENs sont en désaccord sur leur efficacité, mais son action est reconnue comme un élément crucial pour l'obtention du droit de vote pour les femmes en Grande-Bretagne" (tiré de Wikipédia).
En effet, elle organisait des actions offensives comme de s'enchaîner aux lampadaires, provoquer des incendies dans des immeubles, faire la grève de la faim ou bien encore couper les fils des télégraphes.
C'est elle qui fut derrière l'attentat à la bombe (posée par Emily Davison) dans la résidence du chancelier David Lloyd Georges. Elle prit 3 ans ferme. S'en suivit une avalanche d'actions similaires de la part des autres militantes. Elles jetèrent par exemple du poivre et un chat mort sur le premier ministre Herbert Asquith mais perpétrèrent aussi d'autres attentats à la bombe et d'autres incendies dans tout le pays. On parla de Reign of Terror (règne de la terreur)..
Emmeline fut libérée l'année de son emprisonnement pour des raisons de santé dues à sa grève de la faim.
Les actions se poursuivirent à coups de bombes, acide dans les boîtes aux lettres, incendie d'églises pendant lesquels les militantes entonnaient "God save Emmeline Pankhurst".
Le summum fut atteint avec la mort d'Emily Davison qui rentra en collision avec le cheval de George V au derby d'Epson le 4 juin 1913, ce qui fit dire à Emmeline Pankhurst qu'elles forceraient leurs adversaires dans la position de pouvoir leur dire "Donnez-nous notre entière liberté ou tuez-nous".
S'en suivirent le ballet des grèves de la faim, des nourrissages forcés et des remises en liberté.
Puis Emmeline est arrêtée en voulant remettre une pétition au roi. Elle crie "“Arrested at the gates of the Palace. Tell the King!” (Arrêtée aux portes du palais. Dites-le au roi ". La photo fait la une de tous les journaux et devient l'un des documents les plus importants de l'histoire du féminisme (ou de l'herstoire).
Inscription à :
Articles (Atom)

