mercredi 22 mai 2013

Zéromacho s'insurge contre les propos de Ozon sur la prostitution (communiqué à faire circuler)


Communiqué: "A propos de Ozon et la prostitution"

Communiqué de presse (à faire circuler)

A la suite d’autres personnalités masculines, François Ozon s’est illustré hier par une déclaration sexiste et misogyne affirmant que "beaucoup de femmes fantasment de se prostituer. Etre payé pour une relation sexuelle est quelque chose de patent dans la sexualité féminine.»
Ozon affirme également que "vouloir être un objet sexuel, être désiré, être utilisé, est quelque chose de très courant. C’est le genre de passivité que les femmes recherchent".
En tant qu’association d’hommes pour l’égalité entre femmes et hommes et contre la prostitution, Zéromacho s’insurge publiquement contre cette défense des stéréotypes les plus violents à propos de la sexualité des femmes et qui ne reflète que les idées reçues brutales de celui qui les prodigue.
C’est au nom de ces archaïsmes que l’on viole toutes les huit minutes en France, que l’on prostitue des dizaines de milliers de femmes et d’adolescentes et que l’on perpétue la domination masculine.
Cette idéologie de la violence répétée dans un espace aussi médiatisé que le festival de Cannes ne montre que la bassesse d’esprit de celui qui la porte.
Nous espérons que le jury en tiendra compte pour écarter totalement son "opus" du palmarès du festival.
Pour Zéromacho, les porte-parole, Patric Jean (06 15 98 37 92), Fred Robert (06 89 98 67 83), Gérard Biard,

(Pour rappel : )


 




Le manifeste « Nous n’irons pas au bois — Des hommes disent NON à la prostitution » a été signé par 200 hommes de 17 pays : Allemagne, Belgique, Canada, Costa Rica, Espagne, Finlande, France, Géorgie, Hongrie, Israël, Italie, Lettonie, Norvège, Portugal, Royaume-Uni, Suisse et Turquie.

Sur le site internet www.zeromacho.eu <http://www.zeromacho.eu> , vous pouvez lire le manifeste « Nous n’irons pas au bois », la réponse aux questions les plus fréquentes, une lettre aux députés, ainsi que des documents de référence.

À la question « Obtenir du plaisir sexuel n’est-il pas l’un des droits de l’homme ? », nous répondons :

« Bien sûr, et c’est même pour cela qu’il a inventé la masturbation. Vive l’autogestion ! »

Gérard Biard, Patric Jean et Frédéric Robert,
responsables du réseau Zéromacho
Pour nous contacter : 06.89.98.67.83

mardi 21 mai 2013

Le XXe siècle des femmes

Désolée pour cette longue pause, mais je recevais chez moi, pour le week-end de la Pentecôte, la merveilleuse Florence Monreynaud et son sympathique ami zéromacho tou.te.s deux de passage en Allemagne (et donc à Berlin) pour rencontrer des zéromachos allemands.

Grâce à Florence, j'ai pu rencontrer des féministes dont j'ignorais l'existence dans ma propre ville et des "zéromachos", une espèce bien trop rare d'hommes !
J'ai eu le bonheur de recevoir ce passionnant livre en cadeau : Le XXe Siècle des femmes, un livre tel que j'aimerais en réaliser un sur le XVIe siècle et même sur tous les autres siècles, l'une de ces oeuvres indispensables pour conserver la mémoire des femmes !

J'ai donc un peu délaissé ce blog mais c'était pour la bonne cause. Je donnerais sans doute par ci par là d'autres détails sur cette rencontre.

Ajout du 22.5 :

Aujourd'hui mon blog a 3 ans ! 

mercredi 15 mai 2013

Cannes = festival du pénis qui tue



Résumé du festival de Cannes dans ces quatres cases.
Pour un résumé plus exhaustif, voir le billet de Sandrine, ici.

Cannes, on l'a maintenant compris, ce n'est pas un festival de cinéma. Celleux qui l'on crut jusqu'ici se sont complètement gouré.e.s ! C'est le festival du pénis qui tue, une cérémonie masse-cul'hégémonique qui présente majoritairement des histoires de pénis qui tue réalisées parfois même par des pénis qui tue comme son invité permanent, celui qui rêve peut-être d'être le (vrai ?) mâle synonyme de Mal, le grand Satan au pénis qui tue de 1re classe, ou alors son élu, le peau-lance-qui qui lance un nouvel oeuf véreux (prononcez "oeuf v'reux" ou "oeuvre") et cette année encore vous boufferez de l'oeuf véreux de Polanski.

Et vous boufferez du Polanski maintenant et jusqu'à l'heure de votre mort, Amen !

D'ailleurs après votre mort aussi car les commémorations, les statues, les rétrospectives, les hommages, les jubilées, les aniversaires vont pleuvoir comme les sauterelles dans l'Ancien Testament.
Vous en boufferez, vous dis-je.

Le gourou d'une certaine mâlitude qu'adulent les tortionnaires et qui les adulent lui-même est leur invité permanent, car sans lui le festival du pénis qui tue n'aurait, bien entendu, plus aucun sens. Car Cannes signifie en réalité "qu'a noeud" (qui a un noeud c-à-d un pénis. Et, de préférence, qui tue). 

Alors que les débuts de la carrière de vieille peau lance qui ont été traversés par des liens sordides  avec les satanistes qui lui valurent le drame de 1969 où sa première femme, Sharon Tate, a été brutalement massacrée alors qu'elle était enceinte, Polanski a livré 30 ans après ce meurtre et son oeuf véreux « Rosemary’s Baby », "La neuvième porte" en 1999 (trois 999 qui forment 666 à l'envers, hum, hum)) avec Emmanuelle Hémoglobine, euh...Seigner, sa femme (née le 22.6.66), dans le rôle principal, un film satanisant pur jus et en 2013 (2+1+3 = 6+ 66e festival de Cannes ; "La Vénus à la fourrure" = 3 x 6 lettres = 666 ; roman au moins déjà deux fois adaptés au cinéma durant l'année 1969........tiens donc !) le voilà dans le mythe du (sado-)masochisme avec un nouveau film bien tordu inspiré d'un livre de Leopold Sacher-Masoch, un grand amateur de sectes mystiques (dont satanistes)...
Apparemment les cruautés perpétrées au XVIe siècle comme celles de Charles Quint à Gand en 1540 et de la comtesse tchèque Bathory, dite la comtesse Sanglante, semblent avoir fasciné ce chevalier allemand.

Apparemment les "Cannois" aiment les satanistes, les pédophiles, les crimes à base de sexe/violence, les trucs dégueux et glauques, goûts typiques des nantis qui s'em......ent.

Néanmoins Leopold von Sacher-Masoch a trouvé moyen de sortir cette phrase plus ou moins féministe : 

« La femme, telle que la nature l'a faite, et telle qu'elle attire l'homme de nos jours, est son ennemie et ne saurait être que son esclave ou bien son tyran, mais jamais sa compagne. Cela, elle ne pourra l'être que lorsqu'elle sera son égale en droits, son égale aussi par son éducation et par son travail ».

Égale en droit, cela n'en prend pas le chemin avec le festival de QU'A NOEUD.

dimanche 12 mai 2013

Tekla Bądarzewska, compositrice

Je reviens donc peu à peu au 19e siècle et son activité féminine intense dont on entend plus parler du tout, comme si les femmes, là encore, nous avaient attendu.e.s, nous femmes du 20e et du 21e siècle, pour créer et agir alors qu'elles sont simplement passées aux oubliettes ou plus contemporain : au vide-ordures, comme de vulgaires détritus.

Tekla Bądarzewska est une compositrice polonaise du 19e siècle morte à 27 ans.

Elle écrivit 35 pièces de salon pour piano.

L'un de ces morceaux "La prière d'une vierge" fut rapidement célèbre et, tel un tube actuel, eut les honneurs du monde entier. Ce fut même la seule pièce au piano de tout le siècle qui obtint une semblable célébrité. Ce succès d'une musique de femme ne manqua pas d'attirer les railleries de ces messieurs (les jaloux). On prétendit rapidement que c'était en réalité de la musique pour enfants et le morceau fut parodié par Erich Kästner dans un poème qu'il intitula "La prière d'une non-vierge" ainsi que par Kurt Weill qui fait démarrer son spectacle comique " Grandeur et décadence de la ville de Mahagonny" par cette pièce musicale suivi de cette déclamation emphatique d'un acteur comique : "Ceci est l'art éternel !" afin de provoquer les rires. Car entre temps (on était dans la 1re moitié du 20e siècle) et on avait décrété que la musique de Tekla Bądarzewska-Baranowska représentait la quintessence même du kitsch.

En tout cas, voilà le morceau. Je ne crois pas que ce soit la meilleure interprétation de youtube (il y en a beaucoup et je n'ai pas le temps de toutes les écouter (celui-là est bourré de fausses notes mais le piano rend un beau son)). 

 

Ajout du 13.5. : Le morceau à succès de cette compositrice est, aujourd'hui, un standard de la musique country. À écouter ici, ici, ici ou .

samedi 11 mai 2013

"Panorama" du TESTOTERRORISME du 11 mai 2013 dans le "Berliner Kurier"



Sur l'avant-dernière page du Berliner Kurier intitulée PANORAMA (sic) on a un ensemble de nouvelles du testoterrorisme : toutes sur la même page !

En haut : un tueur en série (63 ans) qui a tué sa femme (64 ans), sa belle-soeur (76 ans) et le mari (74 ans) de celle-ci, tiré sur des passants (grièvement blessés) puis comme un policier l'interpellait, il s'est lui-même tiré dessus et est dans le coma. Pourquoi montre t-on la photo de son mariage ? Si quelqu'un.e a la réponse, merci de me la donner. (Titre de l'article : 38 ans plus tard, il devient un assassin).

Au milieu : "le miracle du Bangladesh. On a encore retrouvé une femme sous les décombres de la fabrique de l'horreur. Une femme. N'y avait-il pas que des femmes, là-dedans, au fait ? Des esclaves de la couture ? A l'heure où on célèbre l'abolition de l'esclavage dans une société ultralibérale qui l'a réinventé...

En bas : le bourreau de Cleveland se plaint et bafoue les victimes, est-il titré. Il est raconté que le criminel a affamé l'une des ses martyres pendant deux semaines pour la faire avorter. Il accuse ses victimes. Elles seraient elles-mêmes coupables parce qu'elles seraient montées dans sa voiture sans le connaître. Le personnage a également poussé l'hypocrisie jusqu'à aller se recueillir devant l'autel public dressé à la mémoire des disparues pendant que les disparues en question étaient dans sa cave !

A droite : une fille de 13 ans a disparu, Marie-Brigitte, originaire de Fribourg en Brisgau, recherchée depuis le 4 mai. On pense qu'elle a été enlevée par le type sur la photo du dessous, un certain Bernhard Haase, habitant Blomberg en Rhénanie-Westphalie.
On connait le nom du type, son signalement, la marque et le numéro d'immatriculation de sa bagnole mais cela ne suffit apparemment pas à la police pour le retrouver. Fortiche, non ?

Le testoterrorisme est quotidien
et quotidiennement faitsdiversifié, bagatellisé, sensationnalisé, marginalisé alors qu'il est ultramassif !

jeudi 9 mai 2013

Quand j'entends le mot "fait divers" je sors mon revolver

Natascha Kampusch, Jaycee Dugard, Elizabeth Smart, Elisabeth Fritzl, Julie Lejeune et Mélissa Russo, An Marchal et Eefje Lambrecks, Sabine Dardenne et Laëtitia Delhez, et j'en passe....... et maintenant Amanda Berry, Gina DeJesus et Michelle Knight...

Toutes martyres de la haine machiste. Toutes dévastées pour rien, pour le seule fait d'être née avec le "mauvais" sexe, le "bon" étant celui des criminels qui les ont réduites à trois trous à leur disposition c'est à dire à un état pire que celui d'animal domestique, un état de suppliciée domestique.


Je ne peux plus entendre ce mot de "fait divers" que nous balancent tranquillement ces médias internationaux tellement imbéciles. Un chien écrasé par hasard, un court-circuit dans une maison à l'installation électrique défectueuse qui provoque un incendie par hasard, allez, ce sont des choses qui arrivent comme dirait le pépé en charentaise sur son banc devant la place où on joue à la pétanque quelque part dans le midi (ou quelqu'un.e d'autre), mais trois femmes enlevées, emprisonnées et ligotées...PAR HASARD, vraiment ? pendant DIX ANS comme des esclaves par des types en âge d'être sinon leurs grands-pères du moins leurs vieux pères, ce serait : un concours de circonstances malheureux ? Une négligence ? Les filles étaient d'accord ? C'était de l'amour ?????????????
On est pas loin du "crime passionnel" si cher à ces mêmes médias imbéciles.

À quel degré d'hypocrisie parviennent-ils pour parler de "fait divers" !

Une cinéaste germano-américaine, Sherry Hormann, celle qui a déjà réalisé Fleur du désert, a décidé de porter l'histoire de Natascha Kampusch à l'écran mais il paraît (les médias imbéciles dixit) qu'il s'agit de montrer la "capacité de l'homme (oui de l'homme pas de la femme) de survivre à n'importe quelle condition...ah oui ? Désolée mais Julie Lejeune et Mélissa Russo, toutes deux retenues par Dutroux, sont mortes, elles ! Un exemple parmi d'autres, sans doute, de toutes les disparues dont on a DÉJÀ oublié le nom  et qui ne sont jamais, jamais, revenues à la surface !
 

mardi 7 mai 2013

Encore une photo

Bon ben puisque vous appréciez mes berlineries du 1er mai, en voilà une autre (mais c'est la dernière, je le promets, avant de reprendre les choses sérieuses). Du fait de mon goût immodéré pour les physionomies singulières, j'ai tout une collection de portraits de face, de dos, etc... de gens pris sur le vif.
(Comme je ne sais pas réduire le format d'un photo numérique haute définition, j'ai scanné des tirages papier pour les faire rentrer sur le blog, du coup elles ont pris une teinte rosée qu'elles n'ont pas à l'origine. C'est aussi le cas de la photo précédente, donc. Oui, je sais, je suis une ignare technique).