dimanche 22 mai 2022

Maria Renata Singer von Mossau, féminicidée

 Dernière victime d'une horrifique chasse aux sorcières dans la commune allemande de Würzburg en Franconie, Maria Renata (Marie-Renée) Singer von Mossau, née en 1679 et morte en 1749, était sous-prieure d'une abbaye de l'ordre des chanoines de Prémontré, un ordre canonial catholique créé au début du XIIe siècle qui s'évertua assez rapidement d'en évacuer les femmes parce qu'il s'agissait de femmes chantant dans des chorales où se trouvaient également des hommes et les choeurs sans distinction de sexe avaient été interdits par le 2e concile de Latran en avril 1139.

                                                                        


Néanmoins un certain nombre de cloîtres de femmes prémontréennes subsistèrent en Allemagne jusqu'à la Réforme (protestante) puis après celle-ci mais en moindre quantité.  

Maria Renata fut placée, à vingt ans, par sa mère, dans le cloître d'Unterzell qui se trouve à Zell sur le Main près de Würzburg. Remarquée pour sa conduite exemplaire, elle fut élevée d'abord au rang de sacristaine (féminin de "sacristain") puis de sous-prieure.

Mais en 1738, l'ambiance changea dans le prieuré et elle fut soudain l'objet de jalousie de la part d'autres nonnes. On lui retira ses chats et on se mit à la rendre responsable d'événements malheureux survenus dans la commune de Zell. Lorqu'en 1744, il fut question de 6 cas de personnes possédées par le démon, on chercha la responsabilité de son côté. Elle aurait rendu ces personnes malades au moyen de potions magiques à base de plantes et de racines (ah les plantes, ces ennemies des psychopathes !) et aurait aussi envoyé à certaines camarades de couvent des esprits infernaux pour leur faire endurer de grandes souffrances. 

Elle aurait été atteinte de somnambulisme, ce que se dit en allemand: "droguée de la Lune" ou "lunatique", ce qui l'aurait rendue encore plus suspecte, la Lune étant elle-même un astre très suspect pour la religion. D'autant qu'une nuit, lors d'une crise, elle aurait frappée une nonne au visage avec une "discipline" (sorte de fouet). En résumé : potions à base de plantes et violence en état de somnambulisme furent très vite suffisants pour faire de la femme qui dérangeait, l'objet d'un procès en sorcellerie. Ces procès-là ayant pullulé à l'époque.

En 1749, elle avoue devant un tribunal de nonnes être une sorcière. Après quoi, elle est déférée devant un tribunal séculier où elle avoue encore être coupable de :

- participation à des réunions avec le Diable 

- pratique de la Magie Noire

- participation à des sabbats de sorcières

- copulation avec Satan

- profanation de l'hostie

- faire apparaître des souris (oui, c'était soi-disant un pouvoir typique de sorcières)




Après quoi, elle est encore entendue par des ecclésiastiques appuyés par des experts de la Faculté de  Médecine. Comme quoi la médecine officielle est toujours l'alliée du pouvoir.

Elle est enfermée dans la forteresse de Marienberg, sur l'emplacement d'une ancienne abbaye fondée en l'an 700 par un père pour sa fille Immina. Maria Renata est condamnée au bûcher mais le nouveau prince-évêque de Würzburg qui n'approuvait pas ce genre d'exécution extrêmement douloureuse pratiquée par son prédécesseur (voir plus bas) fait commuer sa peine. Elle sera donc décapitée et son corps brûlé. 

Sa tête est plantée sur un piquet sur les remparts de la ville de Würzbug pour effrayer habitants et visiteurs. Comme quoi, la peur a toujours été le meilleur outil du pouvoir.

Le dramaturge contemporain Erich Kunkel (né en 1962) en fit une pièce de théâtre intitulée "Maria Renata" qui fut jouée à Würzburg en 2004. 

Avant l'exécution de Maria Renata Singer von Mossau, la plus furieuse des chasses aux sorcières d'Europe a sévi à Würzburg, conduite par le sanglant contre-réformateur et chasseur de sorcières de triste mémoire, le prince-évêque Philippe-Adolf von Ehrenberg (1583-1631). Rien que dans la ville de Würzburg, il fit brûler pas moins de 200 soi-disant sorcières en 4 ans.


                                               (Le corps de Maria Renata sur le bûcher) 


Le mausolée du féminicidaire P-A von Ehrenberg, érigé dans la cathédrale de Würzburg, ne fait pas moins de 2,6 m de hauteur. Comme quoi les assassins surtout féminicidaires continuent à être honorés dans toute l'Europe en "grands hommes". 

Dans les pages de son procès, on peut lire qu'enfant, Maria Renata accompagna son officier de père, dans ses campagnes militaires contre les Turcs (cf. la guerre austro-turque de 1683-1699) en Autriche et en Serbie. Elle a pour ainsi dire été élevée au milieu des camps de soldats qui ont du se faire un malin plaisir de lui raconter toutes sortes d'histoires effrayantes à base de superstitions. Après quoi, à 13 ans, à la mort de son père, elle fut prise en charge par sa mère, devenue veuve, qui entreprit de la reciviliser et de lui apprendre les bonnes manières. Mais, en grandissant, elle se serait mise à fréquenter clandestinement un jeune homme et, avec lui, aurait rendu régulièrement visite à une vieille tzigane qui vivait à l'orée de la forêt. Elle leur aurait montré toutes sortes de remèdes à base de plantes. Un jour, Maria Renata aurait retrouvé la femme morte dans sa cabane, probablement après s'être elle-même empoisonnée avec l'une de ses potions. Ses visites chez cette femme malfamée avec son amoureux secret furent éventées et sa mère fit alors entrer la jeune Maria Renata au couvent des Prémontré pour, encore et toujours, lui apprendre les bonnes manières, je suppose. Elle qui avait, avant cela, un vécu hors du commun, devait se sentir bien marginale au milieu de toutes ces filles cloîtrées, souvent depuis l'enfance, sans avoir jamais seulement un tout petit peu voyagé ni être entrées si peu que ce soit en contact avec la diversité des cultures. Comme quoi il ne fait pas bon être mêlée à des personnes surprotégées ayant une vision extrêmement étroite du monde. Elles ne vous pardonnent pas le champ élargi de votre conscience.

samedi 16 avril 2022

BIG SISTER IS WATCHING YOU

 


Artémis - après avoir demandé à Aréthuse si elle était de gauche, pro-prostitution, pro-trans, pro-voile, pro-vaccin ainsi qu'en possession d'un code QR - la protégeant du dieu-fleuve Alphée.(peinture de Charles-Alexandre Crauk,1819 - 1905)

La globalisation, le corona, l'Ukraine, le transhumanisme et autres propagandes gouvernementales doivent être avalées les yeux fermées par la classe militante, surtout féministe,  qui hurle quand même qu'elle est de gauche tout en enfourchant les chevaux de bataille de madame von der Leyen. La même gauche autoproclamée s'offre, en sus, la prérogative d'étiqueter à "droite" tou.te.s celleux qui ne se plient pas, ne se couchent pas, ne lèchent pas les bottes du pouvoir. Car qui ne lèche pas les bottes du pouvoir est estampillé d'extrême-droite ou carrément "nazi". Il faut croire que les nazis n'ont jamais été au pouvoir, Il faut croire que la gauche a toujours été du côté des plus forts. Les "fascistes" sont désormais les empêcheurs de se prosterner en rond devant les maîtres. Toute valeur est inversée. Tout sens est retourné cul par-dessus tête comme dans "1984"; la gauche c'est se conformer, la droite c'est désobéir. Dans un monde où le crédit social à points se conjugue au futur, dépêchons-nous d'être bien notées, les filles !

À l'heure où les pires ploutocrates s'autoproclament "de gauche", la cour toujours en mal d'imitation des "grands" ben... les imite, du coup et,ce faisant, se proclame de gauche aussi. Aucune remise en question des dominants sauf anciens ou de troisième catégorie, même pas de leurs marionnettes. On est loin d'avoir le courage des suffragistes britanniques qui dynamitaient les résidences des nantis et se jetaient sous les pattes du cheval du roi ! Foin du sentiment d'injustice. Tout cela doit être remisé au grenier.

On ratiocine à perdre haleine sur les dissensions, on répertorie de A à Z les groupuscules infréquentables, pardon "de droite", avec lesquelles ne pas s'aventurer à vouloir débattre et bien sûr, avec lesquels ne pas partager le centième d'une opinion, attention aux mauvais points. On ne se commet pas avec les sous-humains (la déshumanisation est une notion nazie devenue de gauche) sous peine de déportation dans le goulag des têtes brûlées qui ne se soumettent à rien. 

La solidarité féminine/ste est bien morte. Chacune cultive désormais l'idéologie adoubée par papa-état et le délit de penser en dehors des clous équivaut à un crime puni de bannissement social. C'est la catharsis 2.0. C'est-à-dire les deux minutes de la haine orwellienne, l'expression préalable de l'agression qui permet de mieux accepter les chaînes.

Bref, le morcellement est total et plus personne n'accepte les divergences de points de vue. Ce qui signifie que sortir de la domination masculine installée depuis des siècles n'est plus du tout mais alors plus du tout la priorité. C'est principalement la biologie qui sert de pomme de discorde et cela se comprend parfaitement avec la main-mise actuelle de l'industrie pharmaceutique sur nos vies. Donc, on ne trouvera nulle part de critique à ce sujet, au contraire : uniquement des critiques de qui critique. Et puis étiqueter ce qui est de gauche et ce qui est de droite pour bien maintenir le focus sur les guerres de chapelles, bien entretenir les divisions, cela permet de garder ses oeillères en place. Il me semble que lorsqu'on contourne en permanence l'éléphant dans la pièce, c'est qu'il fait la loi et en parler est donc le tabou suprême.  



Le Dieu-fleuve Alphée (le blanchâtre) à la poursuite de la néréide Aréthuse (l'eau vive) pour lui inoculer des fluides à lui sans son consentement et sous la menace mais on n'appelle plus cela viol, on appelle cela "solidarité"..


En rapport avec mon entrée précédente, je viens, à ce propos, de découvrir un article particulièrement condescendant. Il dénonce exactement l'argument que j'ai utilisé contre la modification génétique des humains (qui ne veulent surtout pas bouffer des OGM mais veulent bien en devenir eux-mêmes). Il y a même la comparaison avec Frankenstein ! Jugez vous mêmes :

Vouloir améliorer l’humain renvoie à l’imaginaire du Frankenstein de Mary Shelley, à une volonté prométhéenne qui veut se mettre à la place de Dieu et qui, ce faisant, va immanquablement provoquer des catastrophes. Les vaccinateurs sont présentés comme de véritables apprenti·e·s sorcières·ers. On critique dès lors la composition – réelle ou supposée – des vaccins, les nouvelles techniques qui n’ont pas été éprouvées, et on monte soigneusement en épingle le moindre accident vaccinal. À ce sujet, Salvadori et Vignaud notent que l’internationalisation des informations diffusées par les vaccinophobes est très précoce, quelle que soit la qualité de celles-ci (souvent issue de rumeurs, mais pas toujours puisque l’histoire de la vaccination est faite d’accidents vaccinaux parfois très graves, par exemple par la propagation de certaines maladies par des actes pratiqués dans des conditions d’hygiène insuffisantes).

À lire sur LA référence blogosphérique féministe actuelle française. Remarquons que tourner en dérision les sceptiques de la seringue qui doit toutes nous transformer en Wonder Woman, et pas en invalides à vie, ou alors accidentellement mais alors c'est pas grave parce que ça n'a de toute façon rien à voir avec la soupe injectée, cela va de soi, doit être compris comme un argument pro-injection expérimentale imposée à sept milliards d'individus qui n'onr rien demandé à personne.

Les néoféministes chassent maintenant de plus en plus sur les terres de, jadis, les fanatiques religieux (tout en continuant à se considérer elles-mêmes comme des sorcières que l'on veut brûler car "les bourreaux sont les victimes" selon l'inversion orwellienne)) sous des appelations fabriquées maison de plus en plus ridicules :

- les putophobes ou PERF + les transphobes ou PTERF + (maintenant) les vaccinophobes ou VPTERF

Le féminisme est devenue un pouvoir dans le pouvoir et attention à la dissidence car désormais "BIG SISTER IS WATCHING YOU" !


Ce n'est pas grave pour les croyants en la Sainte Médecine si la personne humaine est traitée comme ici, en Chine, où ce déjà robot, vrai cosmonaute du pavé, attaque une vieille femme avec son écouvillon.

samedi 2 avril 2022

« J'ai toujours voulu être un cyborg »

 

 Au début de la vidéo, apparaît une  "influenceuse" (= JEUNE personne agréable à regarder et incarnant la TENDANCE du moment de toutes les fibres de son APPARENCE, très travaillée bien que cela ne se remarque pas au premier abord, chargée de ringardiser certaines opinions indépendantes, tout en exhaltant d'autres qui, elles, profitent exclusivement aux groupes d'intérêts qui la finance. Le terme "influenceur/euse" témoigne en soi de l'arnaque en cours mais certain.e.s dont le besoin d'appartenance au courant actuel domine, ne veulent pas le savoir). Mise en avant par les groupes d'influence des mondialistes, la Japonaise Hiromi Ozaki, dite aussi Sputniko!, anime des sessions sur le transhumanisme, ce qui voudrait dire qu'elle est candidate à la transformation de l'humain en machin moitié viande-moitié métal avec plus ou moins de pièces détachées vissées entre elles et le sang bourré d'autant de nano-microprocesseurs. Elle l'annonce en introduction du débat comme s'il s'agissait du RÊVE DE SA VIE : "J'ai toujours voulu être un cyborg". 

Il faut traduire cela par "c'est LE progrès" ou plutôt "LES" progrès parce que, désormais, le "progrès", tel l'un des nombreux pouvoirs du cyborg moyen, s'est démultiplié.

LES progrès en quoi ? En termes d'interfaces cerveau-ordinateur", comme ils disent. Qui est intéressé.e ? Attention, ces "avancées" n'ont, bien entendu, qu'un seul BUT et devinez lequel ? Notre SANTÉ! Les technoscientistes n'ont qu'une seule et noble pensée : alléger notre, selon eux, trop pesante vie, nous débarrasser de l'énorme, ouhlala, responsabilité de prendre NOUS-MÊMES en charge notre propre bien-être et notre propre santé. "Notre" = ceux d'entre nous qui paient, bien sûr. Pas celle de l'enfant dans les mines de terres rares qui n'atteindra jamais l'âge adulte. Celui-là est déjà esclave, pas besoin de l'amener en douceur à le devenir.

Un copain, ancien tôlard, ayant dans sa jeunesse cambriolé une banque et aussi ex-évadé (mes nouvelles fréquentations sont tout à fait originales depuis le délire covidiste qui s'est emparé de la société) a pris l'habitude de me transporter, une fois par semaine, sur sa moto à travers Berlin pour m'éviter la soumission aux nouvelles conditions de transports publics liées à la "santé", toujours elle, l'hygiénisme et le totalitarisme ayant toujours fait bon ménage. Ensuite de quoi, nous nous retrouvons à plusieurs devant une tisane aux herbes à commenter l'état du monde. À cet occasion, ce copain disait, il y a peu : "oui, mais moi, par exemple, je suis un peu cyborg parce que j'ai un morceau de titane dans la hanche gauche, À quoi j'ai répondu "un bout de ferraille dans le corps ne suffit pas à faire de toi un cyborg. Si ton bout de titane était commandé de l'extérieur, ce serait différent. Et puis, tu dois au moins avoir quelques microrécepteurs et autres machins électromagnétiques dans le cerveau qui te permette de télécharger des programmes comme sur un ordinateur ". À quoi il a rétorqué "c'est totalement du délire, cette idée de télécharger un programme, genre je me programme comme ceinture noire de kung fu acrobatique mais je n'ai jamais entraîné mes muscles dans ce sens. C'est vraiment de la négation de la biologie! Si tu n'a pas le corps entraîné, ce n'est pas un programme qui va remplacer le développement des muscles et des tendons !". En quoi je lui donne raison mais les généticiens semblent avoir trouver la parade. En inoculant au foetus, via la femme enceinte, les modificateurs génétiques permettant d'obtenir les muscles de grand maître des arts martiaux sans jamais les pratiquer, on arrive enfin, au tant souhaité, monstre de Frankenstein 2.0. 

En effet, le premier écrivain de science-fiction, la britannique Mary Shelley, avait déjà bien pressenti le truc. 

 Elle imaginait un résultat pas très probant, avec une créature ratée, souffrant d'errer dans un monde étranger, sans possibilité d'y trouver son semblable, et non pas cet humain dit "amélioré" dont les apprentis sorciers nous rebattent les oreilles. OUI, MAIS VOILÀ, le monstre qui vient, l'aura, son semblable, et même plein de semblables. Le non-monstre pourrait, en revanche, devenir une rareté à éliminer. J'en veux pour "preuve" les pseudo-prémonitions de ma petite élève d'allemand de 5e (oui, je donne des cours d'allemand aux petits allemands dont c'est la langue maternelle, ce qui est un comble en tant que non-allemande mais, aujourd'hui, plus rien ne doit nous étonner). Un jour où j'essayai de la faire se projeter un peu dans l'avenir, elle m'affirma sur un ton ne souffrant aucune contradiction que, d'après elle, de toute manière, je cite : 2030 sera l'année de l'apocalypse des zombies. J'ai bien regardé dans les yeux cette petite de onze ans déjà doublement injectée par des parents fanatiques de la piqûre expérimentale à la mode, grâce aux influenceur/euses du FEM, et, après m'être dit qu'elle regardait un peu trop de trucs gores sur son smartphone pendant les quarantaines (parce que "cas contact") et autres restrictions de mouvements de la vie normale d'un enfant de son âge sous des prétextes très peu scientifiques, j'ai trouvé qu'elle pourrait bien avoir raison.

samedi 26 mars 2022

Pain russe et polyptyque du Jugement Dernier

Une amie m'a rapporté, indignée, ce qui lui était arrivé lundi dans l'école primaire où elle travaille, à savoir qu'un élève de cours élémentaire première année, lui aurait demandé pourquoi on achetait du "pain russe" (comme on appelle, en Allemagne, les biscuits en forme de lettres de l'alphabet qui sert un peu de matériel pédagogique dans les écoles Waldorf) alors que les Russes seraient très méchants parce qu'ils auraient attaqué l'Ukraine. On parle ici d'un enfant de sept ans qui fait un tri politique des aliments. Nous assistons donc à l'émergence d'une Inquisition en culottes courtes comme dans le roman d'Orwell où les enfants surveillaient la correctness politique des adultes.

Il devient de jour en jour plus évident que nous vivons désormais dans un monde de croyances où les faits tangibles n'intéressent plus personne. Comme quoi le monde médiéval n'est jamais derrière nous et. d'ailleurs, aucune époque passée n'est jamais vraiment révolue.



Toutes les croyances en circulation aujourd'hui sont inculquées non plus via les peintures et les sculptures édifiantes, les fresques et les tapisseries  des églises et hospices, représentant les anges, les diables, le paradis, l'enfer, Dieu et Satan mais par une boîte électronique lumineuse avec images sans cesse mouvantes à beaucoup plus haut pouvoir hypnotique qu'autrefois. Pour orienter les émotions de la plèbe, des méthodes d'ingénierie sociale très efficaces ont été mises au point et sont appliquées au quotidien sur une population totalement bonnasse qui croit encore être en mesure de se faire une opinion personnelle AVEC DES IMAGES depuis leur living-room.

Comme des enfants d'autrefois qui, devant une peinture religieuse représentant l'Enfer se demandaient entre eux ce qu'ils croyaient ou ne croyaient pas : "moi je ne crois pas que les gens sortent de terre parce que, s'ils sont dans un cerceuil, comment ils vont faire pour l'ouvrir ?" et autres questions pleines de  logique enfantine mais sans recul sur la question de la pertinence de l'image elle-même,

Aujourd'hui, la majorité qui est toujours dans l'erreur, comme on sait, mais suit quand même à chaque fois des maîtres-à-penser, se laisse désormais guider à travers la planète, à chaque désignation d'un nouvel Enfer, par ses chers médias. Elle va ainsi, de pays en pays et de ville en ville, sans bouger de place et, lorsqu'un pays est, un jour, montré du doigt par la boîte magique comme nouvel Enfer, elle ne se demande pas s'il n'y aurait pas, par hasard, pire ailleurs et pourquoi on oriente notre attention tout spécialement dans cette direction ? Non. Tout le monde s'identifie, sans le plus petit recul, aux peuples dont il se fichait complètement hier mais comme Jacques, pardon, la boîte a dit qu'il doit se sentir concerné par l'Enfer désignée à ce jour et à cette heure, il le fait. 

Comme les enfants qui se mettent à la place des damnés et des élus de la peinture religieuse, ils sont pris dans l'événement de toute la force de leurs émotions, sans même avoir jamais eu le moindre contact personnel ni avec le lieu, ni son peuple, ni sa langue, ni son histoire, ni sa culture, ni son quotidien, ni sa terre, ni ses affinités, ses attentes et ses espoirs, ni rien en dehors de la toile qui leur a été donnée à voir. Comme si représentation et vérité étaient indissociables. Parce qu'il suffit de jouer sur sa peur et sa crédulité.

Où que je regarde, je ne vois que des gens "solidaires contre". Le slogan qui fait fureur depuis deux ans grâce à la peur, est "ensemble contre (remplissez les pointillés)" et tout le monde trouve cela formidable. La boîte télévisuelle désigne des ennemis et la populace de se ruer sur les causes, mises en vogue artificiellement, comme des affamés de guerres et d'ennemis communs, tant la solitude et la peur sont grandes, devant l'écran scintillant qui ne fait que les renforcer.

J'en profite pour présenter un très beau blog sur la flore du polyptyque du Jugement Dernier des hospices de Beaune qui m'a totalement fascinée quand j'ai eu l'opportunité de l'admirer enfant, juste une année plus jeune, à l'époque, que l'élève au pain russe de mon amie. J'ai éprouvé une grande fascination pour ces détails végétaux extrêmement précis. En particulier les fraises des bois que j'avais littéralement envie de cueillir et de manger, d'autant qu'elles étaient situées à ma hauteur, alors que tout le tragique du tableau m'affectait peu, étant placé bien trop haut pour moi. Pour les enfants d'aujourd'hui plus rien, apparemment, n'est placé trop haut.

Sachant qu'en peinture, les sujets religieux étaient, en ce temps-là, imposés, c'est-à-dire qu'il était interdit de peindre autre chose (comme quoi déjà à l'époque la censure dans les médias - la peinture en est un - étaient grandes), peut-être l'auteur de ce polyptyque a-t-il voulu dissimuler un sujet subversif à l'intérieur d'une commande imposée. Comme pour les industries pharmaceutiques aujourd'hui, la pratique de l'herboristerie était très mal vue des religieux. Quant à l'industrie de l'armement, c'est elle qui effectue de nos jours, avec succès, la pesée des bons et des méchants. Quand l'économie de marché est la religion, les anges sont les compagnies industrielles.


 

Pour en savoir plus sur le polyptyque

 

  Pour précision : je ne prends aucun parti dans un conflit thématisé avecc beaucoup d'agressivité dans tous les pays de l'UE, pour faire perdre de vue à ses habitants, leurs propres intérêts et, tout en prétendant prendre des mesures de sanctions contre un pays prétendûment ennemi, organiser intentionnellement le chaos, sanctionner les peuples européens eux-mêmes à coups de prix prohibitifs qui ne dérangent en rien la Russie, pour leur faire ensuite admettre des réformes qui leur paraîtront acceptables mais instaurées essentiellement dans l'intérêt de la classe des "chefs religieux" contemporains. Hier comme aujourd'hui, les mêmes stratégies de soumission des masses se reproduisent et avec la même constance.

dimanche 13 mars 2022

Dieu et ses inséparables nuages

 J'ai de nouveau pas mal de travail en ce moment mais aussi envie de poursuivre ce blog parce que nous sommes entré.e.s dans un tournant sociétal et politique en plein affolement et j'aimerais transmettre mon renssenti à ce sujet. 

On peut comparer l'accélération actuelle des événements avec les dernières spirales que décrivent l'eau se vidant dans un siphon. Elles deviennent exponentiellement courtes et rapides et nous entraîne vers le néant. On peut à peine les suivre. La disparition du monde que nous avions connu jusqu'à présent et qui n'était de toute manière pas viable est donc en train de prendre une vitesse considérable.

Malheureusement, les acteurs de ces vertigineux changements sont toujours les mêmes CRÉATUEURS dont j'ai déjà parlé dans ce blog. Pour rappel : ce sont majoritairement des humains de sexe mâle, soutenus hélas par des humaines de sexe femelle prises dans leur dépendance, Ceux-ci n'ont qu'un rêve dans le vie celui de remplacer "Dieu", d'être "Dieu", de supplanter la vie sur Terre pour la remplacer par leur "Création". Ils ne supportent pas d'être livrés sans contrôle à la Force qui nous dépasse. Ils ne supportent pas d'être mortels ni d'avoir quoi que ce soit de commun avec les autres créatures vivantes de cette planète.

J'ai dernièrement entendu les propos du sinistre Yuval Noah Harari, le type qui a écrit ses "pensées" sous forme d'un programme intitulé "Homo Deus", je n'invente pas un tel titre. Dans les propos de sa conférence, il se gargarise des nouvelles avancées de la science (en fait, une science uniquement financée dans ce but par les mêmes dingues) et explique avec le plus grand sérieux que nous ne voulons pas nous en remettre à un Dieu assis dans les nuages (pour modeler le monde) mais être notre propre Dieu avec nos propres nuages (ou "Clouds"). [la vidéo ayant été censurée, je mets un lien sur le compte twitter de Jeanne Traduction]

Donc vous savez maintenant pourquoi ces fous psychopathes ont appelé "nuage" le regroupement en réseau de serveurs et de données informatiques. Le "Cloud" a bien un rapport avec leur délire grandiose.

Ils tripatouillent la vie sur Terre autant que faire se peut et comme ils ont déjà tout colonisé, ils colonisent désormais les corps humains pour servir leur Dieu machine. Parce que, et par là ils démontrent leur vraie nature de petit singe impuissant qui veut stupidement se hausser du col, ils ne remplacent pas du tout "Dieu", au contraire,  ils servent toujours et encore un Dieu. Sauf que ce Dieu-là n'est plus la Force qui nous dépasse mais leur propre tripatouillage.  

Ils pensent que d'avoir fabriquer des outils les rend plus puissants que cette Force alors qu'en vrai, ils se prosternent devant leurs propres outils! Ils vénèrent la science et la technique et veulent s'accoupler avec elles. Pour cela, ils s'exercent prudemment sur NOS corps qu'ils s'approprient tranquillement comme le reste, 

Pour illustrer mon propos, voici un extrait de manga datant de 2007 qui en dit long sur ce que nous vivons aujourd'hui:

    

 
 Pour la petite note optimiste et un peu ironique de fin de post : dans le film complet l'héroïne, Vexille, sauve la planète. Ouf !

dimanche 20 février 2022

Marie de Maupeou, naturopathe

  Née vers 1590, décédé vers 1681, Marie de Maupeou, dite Mme Fouquet, connaissait la médecine des simples et obtint, en la pratiquant, des cures merveilleuses. Les gens de cour aussi bien que les pauvres la réclamaient à leur chevet. La reine Marie-Thérèse elle-même lui dut la vie, en , lorsque, après des couches difficiles, elle avait été prise de convulsions infectieuses dont les médecins avaient désespéré de la sauver.

Durant sa vie, Mme Fouquet se refusa toujours à publier ses recettes mais, après sa mort, son fils Louis Fouquet, évêque d'Agde, les réunit dans un petit volume qui connut une grande vogue : Les remèdes charitables de Madame Fouquet, pour guérir à peu de frais toute forme de maux tant internes qu'externes, invétérez, et qui ont passé jusques à présent pour incurables, expérimentez par la même Dame… (Lyon, Jean Certe, 1685).

C'est le livre de naturopathie le plus célèbre de l'époque. Il est réédité seize fois jusqu'en 1740.



Le cratère vénusien Fouquet a été nommé en son honneur.


Dom Alexandre Nicolas défend les remèdes que les livres de médecine naturelle dont celui de Marie de Maupeou préconisent : 

"On s'attend bien qu'étant composés d'ingrédients communs, et même dégoûtants, ils seront méprisés et rejetés par les riches et par les personnes qui affectant en tout des airs de grandeurs, même jusque dans l'usage des remèdes, n'estiment que ceux dans lesquels il n'entre que des drogues rares, venues de Indes et à grands frais, et dont cependant très souvent l'effet le plus sensible est de vider leur bourse sans leur rendre la santé, pendant que les gens du commun se guérissent promptement et parfaitement des mêmes maladies par des remèdes simples et familiers, que leurs médecins n'osent souvent pas leur proposer, ou par crainte de blesser leur vanité et leur délicatesse, ou de passer eux-mêmes pour des médecins à remèdes de bonnes femmes, car c'est ainsi qu'on les appelle pour les rendre méprisables, quoiqu'il arrive tous les jours que des malades, après avoir usé très longtemps et inutilement des compositions les plus pompeuses de la médecine, sont guéris promptement par un remède indiqué par un paysan ou une femmelette".


On ne s'étonne pas dans ces conditions que de tels ouvrages aient encouru la condamnation condescendante d'un Tissot : "Je n'ignore pas que l'on a déjà quelques ouvrages destinés pour les malades de la campagne qui sont privés de secours ; mais les uns, quoique fait dans un bon but, produisent un mauvais effet ; de cette espèce sont tous les recueils de remèdes sans description de maladie, et par là même sans aucune règle sûre pour l'application, tel par exemple que le fameux recueil de Mme Fouquet, et quelques autres dans le même goût".  


Lu dans Se soigner autrefois, médecins, saints et sorciers aux XVIIe et au XVIIIe siècle, par Francois Lebrun.


Rien n'a changé depuis. Le soin par les plantes, n'apportant aucun profit,  est sans arrêt critiqué et réprimé. En 2019 dans toute l'Allemagne, les nombreuses herboristeries des villes et des campagnes ont été fermées de force. Nous ne le savions pas encore mais il s'agissait de promouvoir la médecine de Pfizer et autres marchands de nouvelles technologies destinées à modifier les gènes "dans le but de guérir des maladies". Dernière thérapie à la mode, coûteuse et douteuse. Hors de question que les herboristeries tenues essentiellement par des "bonnes femmes", d'ailleurs, leur fassent de l'ombre. 

samedi 5 février 2022

Les sorcières étaient-elles le peuple indigène d'Occident exterminé à la Renaissance par les nouveaux tenants de la "modernité" ?

 Dans cette vidéo, la vie en harmonie avec la nature d'un paysan de Haute-Garonne, ses stages de vannerie sauvage, sa maison d'édition de livres sur l'herboristerie et la vannerie, son art de travailler le bois, sa permaculture et ce qu'il dit sur les abeilles libres, la cuisine à base de plantes sauvages, donnent envie de se joindre à lui et de devenir son élève jusqu'à la fin de ses jours. Il témoigne de la ferveur de transmettre ce qu'est une vie hors du fatras industriel et en harmonie avec l'environnement naturel. 

  Sans même tuer de limaces pour préserver ses salades, ce qui m'a remplie de joie, ayant vu l'ami d'un ami tuer, sous mes yeux agrandis d'horreur, ces pauvres animaux qui n'avaient que le tort d'exister et je ne dirai pas comment il s'y est pris mais plus jamais je n'ai voulu revoir cette personne de ma vie. 

Au cours de ce récit filmique que j'ai trouvé dans la timeline de Zoé (et son arbre délicieusement à palabres), un disciple devenu associé pose une très intéressante question. Il se demande où sont nos "Indiens", à savoir les peuples premiers d'Occident, chaque continent ayant conservé peu ou prou ses prédécesseureuses culturel.le.s qui cultivaient une intimité avec le territoire que l'on ne retrouve pas chez nous. En effet, en France, Italie, Espagne, Allemagne, Angleterre, Belgique, Suisse etc, pas la plus petite peuplade retirée dans Alpes, Appenins, volcans d'Auvergne ou Pyrénées ayant conservé des savoirs ancestraux à transmettre aux nostalgiques d'un monde sans high tech ni  nanotechnologies. Rien. Nada. Niente. Nothing.


  On se souvient qu'avant la grande extermination des XVe, XVIe et XVIIe siècle, herboristes et guérisseuses, issues de la période pré-chrétienne, étaient précisement ces femmes (sourcières ?) que l'on a jeté au feu comme de vulgaires détritus après les avoir torturées jusqu'à plus soif afin qu'elles n'aient pas la force de fanfaronner sur le bûcher.  Qu'elles ne lancent pas d'anathème ou prononcent des prophéties comme firent Jacques de Molay le 18 mars 1314 ("Pape Clément ! Roi Philippe ! Avant un an, je vous cite à paraître au tribunal de Dieu pour y recevoir votre juste chatîment ! Maudits ! Maudits ! Tous maudits jusqu'à la treizième génération de vos races !"), Giardano Bruno (euh non, on lui a cloué la langue sur un mors de bois pour le réduire au silence),  Jan Hus, Jeanne d'Arc le 30 mai 1431 (euh non, on lui a masqué le visage), peut-être Marguerite Porète ? Quelques sorciers subirent aussi ce sort mais comme chaque fois qu'une période sombre s'abat sur l'humanité et qu'elle requiert un courage hors du commun, les femmes se montrent plus nombreuses à tenir tête à la persécution. 

 Donc quand il s'agit d'imposer une nouvelle forme de société, on détruit jusqu'à la dernière, les âmes de la résistance et brise les autres par exemple en les obligeant pendant des années précédant l'extermination à se rabaisser en portant un masque qui les asphyxie, à supporter des pénétrations nasales à répétition de préférence en public (en Allemagne, les gens se font farfouiller les narines dans la rue devant une fenêtre ouverte où un cosmonaute à visière monte la garde l'écouvillon prêt à l'emploi), au nom de l'hygiène.

Je cite le passage de ce post sur les barbaries colonisatrices, la colonisation pouvant être pratiquée à l'intérieur d'un même pays : 

Il existe des fondamentaux, des règles à valeur universelle, en matière de droits humains. L'amour des parents pour leurs enfants, leur désir de voir leur famille heureuse, le refus de la douleur physique et de la souffrance psychique, le refus d'être humilié, tout cela concerne les hommes et les femmes de toute l'Humanité. Cela reste vrai même quand on a tout fait pour leur faire croire que nulle autre vie ne puisse exister, ou quand la liberté de s'exprimer est bâillonnée. Etre traité comme un bétail exploitable, c'est à dire déshumanisé, nul humain ne le veut vraiment à l'exception très rare de quelques cas marginaux, de malades ou de peuples trompés, pour un temps, par une habile propagande.

J'aurais personnellement souhaité voir les "sorcières" du nouveau millénaire, tenir tête aux nouveaux inquisiteurs à seringue. Mais les gens debout, ici et maintenant, ne sont pas des défenderesses des droits des femmes, seulement de simples femmes sans culture féministe, le plus souvent physiothérapeutes ou rebouteuses modernes, artistes, infirmières et, intéressant à souligner, un nombre non négligeable de musiciennes. Les hommes sont minoritaires. J'ai entendu l'un d'entre eux se plaindre de la lâcheté masculine qui ferait qu'il se retrouve à être le seul de son sexe dans nos réunions. Si c'est lui qui le dit... 

En réalité, certains regroupements en rassemblent un quart, d'autres un tiers et d'autres encore, surtout quand ce sont des manifestations publiques avec membres de partis politiques, la moitié. 




Ah... au fait : "mon corps, mon choix" n'a plus cours. Tout celles et ceux qui brandissaient ce slogan soutiennent maintenant l'industrie pharmaceutique qui l'a enterré. 

Comme disait Göring à Nüremberg : la seule chose dont un gouvernement a besoin pour transformer les gens en esclaves est la peur. Si vous pouvez trouver quelque chose pour les effrayer vous pouvez leur faire faire tout ce que vous voulez." 


Et j'ajouterais : vous pouvez faire tout ce que vous voulez de leurs slogans, de leurs combats, de leur culture. Vous pouvez faire ce que vous voulez d'absolument n'importe qui s'étant mis en état d'accepter de prendre la peur comme guide.


Mais tout paraît à la foule normal puisque :

« (...) le totalitarisme de la

Nouvelle normalité
— et toute forme de totalitarisme capitaliste mondial — ne peut pas s'afficher comme un totalitarisme en tant que tel, ni même comme un autoritarisme. Il ne peut pas faire état de sa nature politique. Pour exister, il ne faut pas qu'il existe.

Par-dessus tout, il doit gommer les traces de sa violence — la violence à laquelle en fin de compte toute politique se résume — et il doit nous apparaître comme une réponse essentiellement bienveillante face à une [soi-disant - NdT] légitime « crise sanitaire mondiale ». (Source)


                                               Oursins, Delphine Grandvaux

Conclusion: nous nous dirigeons à grands pas vers une nouvelle société plus technicisée qui, pour s'installer, va nécessiter une nouvelles éradication d'"indigènes" (l'humain 1.0). À moins que nous souhaitions l'empêcher, mais alors il va enfin falloir sortir de l'Ignorance et comprendre l'Histoire.

samedi 29 janvier 2022

REBRÛLER L'ÂME DES SORCIÈRES

Hier j'étais auprès d'un feu de bois en plein air que nous avons pris l'habitude d'organiser, nous autres bêtes noires du camp du Bien. Le BIEN étant maintenant de suivre les desiderata de gouvernements corrompus mais assimilés à des saints à la faveur d'une pandémie totalement fortuite, cela va de soi et Honni soit qui mal y pense. Certain.e.s qui furent autrefois nos ami.e.s nous exècrent. Leur haine est dictée par la peur de mourir véhiculée par les médias.

Le lien entre semblables est rompu grâce à une ingénieurie sociale tellement au point que des gens autrefois censés n'y voient que du feu, justement. 

Le phallus a contre-attaqué avec talent et menace plus que jamais la vie sur Terre, en particulier celles des femmes, grâce à des méthodes vertigineuses de perversion. Malheureusement les féministes contemporaines poursuivent sans sourciller leurs combats habituels avec leurs méthodes habituelles COMME SI DE RIEN N'ETAIT et malheur à celles qui voient des bitocrates gigantaux (mais non homologués) se cacher derrière les petits bitocrates bien connus et estampillés. 

Tout en s'émerveillant de la danse changeante des flammes au gré du vent, nous, bêtes très très noires, donc, et telles le Cadichon de la fable de La Fontaine, responsables de tous les maux, y sommes allé.e.s de nos souvenirs d'enfance de feux de bois et c'est ainsi que j'ai appris qu'au Maroc, à la fin du ramadan, on fait de grands feux pour REBRÛLER L'ÂME DES SORCIÈRES. Des fois que l'âme des sorcières n'auraient pas vraiment brûlé et reviendrait en ce monde. 

Cette info m'est venue d'un citoyen allemand d'origine marocaine qui s'est dépêché d'ajouter qu'en ce qui le concernait, il savait bien que les sorcières n'étaient que des herboristes et des guérisseuses mais qu'enfant, il n'avait pas été en mesure de se pencher sur la question. 

Je me suis alors livrée à des recherches sur internet mais, mis-à-part que dans le monde musulman et autre, on trouve encore des femmes accusées de sorcellerie, je n'ai trouvé aucune signification à ces feux de fin de ramadan. Il faut dire que la moindre recherche mène tout le temps au co*o*a. Les recherches sur le mot "feu" mènent à l'incontournable "cou*re-feu" mais cela n'a rien à voir avec rien, bien sûr, même si il est déjà impossible de se dépêtrer de cette montée en épingle d'une unique particule devenue le Diable.

 Rien que de très normal.

Comme la particule sphérique à petites pointes (d'après l'image d'Épinal qu'on nous en donne, vue qu'elle est invisible, en fait) est le Diable, Les filles de celles qu'on n'aurait "pas-réussi-à.brûler" comme se proclament féministes vont désormais tenir la torche pour mettre le feu à notre bûcher de supposé.e.s suppôt.e.s du Diable, quand le moment de l'extermination des mauvais.e.s citoyen.ne.s sera venu. Jamais auparavant je ne m'étais sentie si proche des victimes du troisième Reich. Se taire, se cacher, organiser des rencontres clandestines, la peur au ventre, voilà où nous en sommes. En particulier en Allemagne où je vis  

C'est le truc hallucinant que j'ai découvert depuis l'apocalypse en cours : à la faveur d'une manipulation de masse, des personnes d'habitude en lutte contre le système peuvent se révéler d'épouvantables normopathes, pensant nécessaire à leur survie de collaborer activement à la destruction de leurs autrefois semblables.  

"Le tortionnaire ne pourraient faire carrière s'il n'y avait des normopathes pour les justifier" tweetait, il n'y a pas longtemps, @alanloff.

"Les pires dommages proviennent de la majorité silencieuse qui, voulant juste survivre, obéit et collabore à tout". Sophie Scholl en 1929.


*Faut ségréguer pour mieux régner.

 

 Danse de la sorcière par Mary Wigman (1929), une membresse du projet Monte Verità, d'ailleurs.

Mary ne savait pas qu'un jour des "sorcières" masquées, testées, piquées et bientôt marquées du sceau de la Bête tiendraient un jour la torche pour rebrûler l'âme de leurs aïeules.


dimanche 23 janvier 2022

Moravagine (mort au vagin) ou la fascination de l'écriVAIN pour les féminicidaires

    À la recherche d'un endroit où vivre en "commu" loin des injecteurs de mort subite qui nous retirent nos droits fondamentaux et par ailleurs à la recherche du pourquoi un café dans le Berlin des années 80 s'appelaient "Mora", j'ai réussi, ô surprise, à trouver un point commun entre les deux recherches!

   Étonnant comme des choses d'apparence étrangères peuvent se retrouver liées. 
 
  Le café s'appelait Mora en l'honneur du livre "Moravagine" de Blaise Cendrars.
Ah bon.

  À la source de ce livre, on trouve entre autres une "commu" des années 1900 où un psychiatre prônait une forme d'utopie féministe matriarcale!

Oui mais Moravagine veut dire "Mort au vagin" en fait. 

Alors ?
En y regardant de plus près, on ne peut s'empêcher de penser qu'Otto Gross, le psychiatre anarchiste désavoué par Freud (quoique cela ne veut pas dire grand chose), se voulait féministe mais c'était surtout la liberté sexuelle qui l'intéressait. Poursuivi par la police pour son implication dans la mort de Lotte Hattemer et de Sophie Benz et dépendant de diverses drogues, il décède dans une clinique de Pankow (quartier de Berlin) en état de manque. Autre version: il décède dans un entrepôt de Spandau (autre quartier de Berlin).

C'est donc une enseignante berlinoise, Lotte Hattemer (Berlin 1876- Ascona 1906), qui cofonda la comunnauté de Monte Verità (le mont de la Vérité) à Ascona avec la pianiste et féministe Ida Hofman, sa soeur Jenny ainsi que les frères Gustav et Karl Gräser. Crée en 1900, la communauté pratiquait entre autres le nudisme et le végétarisme. Fille du maire de Berlin et d'une mère conservatrice wilhelminienne, Lotte fuit sa famille d'origine pour travailler comme serveuse dans un bar du port de Hambourg où elle rencontre d'autres jeunes gens issus de la bonne société allemande en rupture avec celle-ci. Ensemble, elles et ils cherchent un lieu où démarrer un autre concept de société basée sur l'anarchisme. Après avoir séjourné un temps au bord du lac de Côme où la baronne Antoinette de Saint-Léger née Antonietta Bayer s'adonnait à la botanique, le groupe s'installe à Ascona. Il pratique le végétarisme auquel Lotte ajoute le jeûne et où elle témoigne d'un intérêt grandissant pour la théosophie. Elle meurt empoisonnée par un cocktail de cocaine et d'opium. Otto Gross quitte Ascona deux jours plus tard.
 


                                                         Ida Hofman et Lotte Hattemer

La pictoresse Sophie Benz, enceinte d'Otto Gross, est tuée ou se suicide, cinq ans plus tard, en 1911, d'une overdose de cocaine à l'âge de 26 ans. Suite à la mort des deux jeunes femmes, la police recherche Otto Gross pour enquêter sur une éventuelle participation à leur suicide. Il reconnaît avoir donné cinq grammes de cocaine et dix grammes de morphine à Lotte Hattemer. Il l'aurait fait pour lui éviter de souffrir en se tuant. La police ne va pas chercher plus loin. Lotte était une excentrique et surtout une femme, circulez, il n'y a rien à voir. 

Il semble que le personnage principal du Moravagine de Blaise Cendrars est un mélange des deux criminels féminicidaires, Otto Gross d'une part et Adolf Wölfli d'autre part, emprisonné pour tentative de viol sur deux mineures. 

Malgré son titre, le film ci-dessous, concocté l'année dernière en Allemagne, est un divertissement sur le thème de l'anti-bourgeoisie du début du vingtième siècle dans lequel une jeune femme découvre sa passion pour la photographie en rejoignant Monte Verità pour fuir son mari violeur. Les fondateurices de Monte Verità n'y sont représenté.e.s que comme figurantes. La personn(ag)e principale est totalement fictive. La blonde qui se jette à l'eau tout habillée représenterait Lotte Hattemer. L'autre blonde dans la maison (les deux blondes ont les mêmes vêtements et la même coiffure) interpréterait Ida Hofman. Bref, en plus d'avoir la difficulté de ne pas les confondre, on n'y apprend rien du tout sur elles.


jeudi 20 janvier 2022

Muselée, bâillonnée, sous-oxygénée, aliénée


 

Aimer son masque. Se prendre en photo avec. Faire le V de la victoire en mode je-suis-une-bonne-personne-je-me-protège-et-je-protège-les-autres-comme-l'exige-le-gouvernement. Bon, d'accord, ici, ce n'est qu'une parodie photoshopée mais il y en a plein des comme cela dans la réalité. On assortit son masque à sa tenue du jour, on en cherche des particulièrement originaux pour épater la galerie, ce n'est peut-être pas l'ultime aliénation puisque l'aliénation ne semble pas avoir de limite, mais on pourrait dire qu'elle se rapproche des bords. Exemple :


                                                



Les esclaves d'Harriet Tubman l'étaient sous la dénomination d'esclaves et n'en niaient pas moins le fait de l'être. Alors que dire de la masse muselée volontaires d'aujourd'hui? N'ont-ils pas entendu Attali visage à l'air et nez au vent ordonner sans vergogne à une intervieweuse à masque de le remettre sur son nez à elle privé, lui, de ce vent qui normalement devrait être à tout le monde ? N'ont-ils pas remarqué que les maîtres ne masquent occasionnellement leur trogne hypocrite que lorsqu'il s'agit de faire croire à la populace qu'ils observent leurs propres règles stupides? Les gens croient-ils sérieusement arrêter un virus sur les millions que l'on respire à chaque instant avec un tissu synthétique dont la composition douteuse l'a été made in China?
Et comment ce fait-il que ce virus si virulent ne nous tue pas, nous autres réfractaires aux prétendues mesures sanitaires? Cela fait quand même deux ans que nous nous moquons éperdument de garder les distances, que nous contournons exprès les distributeurs de désinfectant, nous frottons plus que jamais le museau entre nous comme bras d'honneur politique et que nous ne mettons plus les pieds dans aucun endroit où les piqués traînent et passent leur temps à se contaminer entre eux pendant que, de notre côté, nous ne tombons absolument plus malade, curieusement. C'est bizarre quand même que lors de la pire pandémie de tous les temps, les moins vertueux/ses restent en vie pendant que les "exemplaires" finissent à l'hosto! Et en plus notre nombre s'accroît au fur et à mesure que décèdent les piqués de la première heure.
Qu'est-ce que le SARS-Cov2? Un virus fabriqué (et breveté) en martyrisant des chauve-souris pour que les simples d'esprit se remettent à clouer ces pauvres petits insectivores volants sur les portes comme au moyen-âge au lieu de s'en prendre aux nouveaux apprentis sorciers.
Mais comme la nature a horreur que l'on essaie de se substituer à elle, le pauvre petit SARS a vite perdu de ses capacités à nuire et a depuis longtemps muté en Caliméro paumé.
Et de toute manière ce n'est ni un masque ni deux masques ni trois masques et plus placés l'un par dessus l'autre qui va l'arrêter. 

Ni le prochain virus qui est censé arriver dans la 3e phase du plan nous ne l'arrêterons avec ce qui n'est qu'un instrument de soumission ou comme dirait Tal Schaller une chambre à gaz portable.

Mais rien à faire, j'évolue chaque jour dans des espaces où des gens sans visage, qui ont perdu la face, dont la face est cachée et le museau recouvert qui d'un lange qui d'un filtre à café déambulent avec le naturel de zombies dans un film d'horreur mais c'est moi et mon visage découvert qui passons pour terrifiants.

Aux gens qui masquent leurs enfants voire leur chien en s'imaginant que cela n'aura jamais aucune conséquence dans le futur, je recommande chaudement cet article qui s'intitule : 

Le masque : un lent assassinat collectif monté sur des mensonges, une muselière antisociale pour esclaves consentants


La folie en cours doit s'arrêter le plus rapidement possible. Moi-même ai dû travailler cinq heures par semaine avec ce liquidateur de neurones et de sinapses mais ai été heureusement remerciée pour avoir critiqué l'injection expérimentale qui, paraît-il, est incriticable. Malheureusement je donne encore des cours à des enfants dont la dégénéresence cognitive est chaque jour plus alarmante à observer. Quant au masque, je ne le porte plus JAMAIS et ne me rends plus dans aucun endroit où il est imposé.

Si vous voulez conservez trois neurones avant que toute cette mascarade s'effondre, arrêtez-vous, vous aussi, de vous asphyxiez volontairement. Tout de suite. Et épargnez les enfants ou alors n'en ayez pas!







mardi 18 janvier 2022

De l'humanisme pour mieux comprendre le monde au transhumanisme pour mieux le dominer

Définition Wikipédia du transhumanisme:

 ” Un mouvement culturel et intellectuel international prônant l’usage des sciences et des techniques afin d’améliorer la condition humaine notamment par l’augmentation des capacités physiques et mentales des êtres humains.”

Il s'agit d'un projet viriliste avec fantasmes de super pouvoirs. Il suffit d'aller sur ce site pour voir la tête de ses adeptes et donc quel sexe nourrit ce genre de fantasmes. Prévenez-moi si vous y repérez une femme. 

"Le transhumanisme est d’inspiration libérale. Né en plein cœur de la Silicon Valley, il s’appuie sur les progrès technologiques et est financé en grande partie par les GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple) dont une partie des hauts dirigeants est acquise à ce courant de pensée.À lire sur ce site.

Pendant ce temps quelques femmes posent un regard critique sur ce projet relevant de l'hubris la plus débridée et bien plus inhumain que transhumain.

Et à quoi se réfèrent donc ces femmes pour retrouver les repères de l'humanité ? À l'époque de l'éternelle Renaissance !!!



                                              
  Peintures de Marie-Noelle Pecarrere 


Réflexions de l'experte de la Renaissance Karine Safa

D'après mon humble personne, le transhumanisme est une nouvelle étape dans la créatuerie (voir, sur mon blog, "les Créatueurs"). Cette fois, ce n'est plus seulement la hache pour abattre les arbres indispensables à notre survie mais les injections à répétition de matériaux émetteurs-récepteurs directement inoculés dans la chair humaine (biologie "augmentée" de la nanotechnologie). 

Après la faune, la flore, l'air et l'eau, que restait-t-il donc à coloniser (polluer) par les dominants ? Notre chair et notre sang. C'est donc fait. 

Je suis frappée de voir qu'un nombre non-négligeable de personnes très intelligentes et surtout féministes que j'ai suivies pendant des années avec fascination pour leurs capacités d'analyses sociaux-politiques croient tout à coup avec une ferveur fanatique prête à tous les abus, chose que, de ma vie, je n'aurais imaginé possible chez elles, aux effets protecteurs d'injections inventées et mises sur le marché puis imposées par une poignée de milliardaires psychopathes pourtant exclusivement masculins*. Comment est-ce possible?

Si quelqu'un.e a une explication à ce paradoxe, n'hésitez pas à éclairer ma lanterne. Et si vous pensez, vous aussi, que la "crise que nous traversons" est un machin sanitaire, qu'il ne faut pas chercher plus loin, que le faire relèverait de la folie furieuse et qu'à tout prix nous devons accepter ces injections financées par les GAFA, n'hésitez pas non plus à me démontrer mais sans insulte, merci, cette "évidence".

Le psychologue Mattias Desmet donne des éléments de réponse dans cette vidéo.


* Bien sûr, comme toujours, quand des hommes (et aussi des femmes) s'opposent à ce projet, ils se font pour beaucoup purement et simplement éliminer. Pour n'en citer que quelques uns : Dominique Biscardi, Giuseppe De Donno, Serge Ader, Karl Hilz, Andreas Noack. Ce projet ne fait l'objet d'aucun débat. Il nous est purement et simplement imposé à notre insu.

samedi 15 janvier 2022

Marguerite de Navarre, le retour II


 Finalement, j'ai retrouvé mon post perdu. Voilà ce qu'il disait : "il y a très longtemps que je n'ai plus posté quoi que ce soit ici et pourtant j'ai fait un certain nombre d'esquisse de posts mais je ne sais pas pourquoi je n'avais pas la motivation d'aller jusqu'à les publier.

 Il est probable que ma nostalgie du XVIe siècle m'en a empêché. J'avais commencé ce blog en traitant de ce siècle-là et puis j'ai abordé petit à petit des époques plus contemporaines mais je ne m'y suis pas vraiment sentie dans mon élément.

Peut-être qu'un bout de mon âme en traversant le temps (si on croit à la persistance d'une âme qui traverserait le temps, idée à laquelle j'hésite à croire tout à fait) est resté obstinément attaché à cette période-là, va savoir. 

En flânant sur internet, les soirs de janvier étant particulièrement longs et maussades, je suis tombée sur la bande-annonce de l'adaption cinématographique francaise de 2013 du Michael Kohlhaas d'Heinrich von Kleist, un auteur allemand bien connu. J'étais en train de consulter la filmographie de l'actrice Roxane Duran dont le visage m'évoque le mien, plus jeune, ce qui me trouble toujours un peu, j'ai alors lu qu'elle avait interprété le personnage de Marguerite de Navarre. Comme le film dans lequel ce rôle intervenait, portait le nom d'une nouvelle qui, je le savais, était censée se passer en Allemagne et même à Berlin nommé alors Cölln ainsi qu'ailleurs dans la Saxe, par exemple à Wittenberg, la ville de Luther, je me suis demandée ce que venait faire Marguerite de Navarre là-dedans. Je suis allée sur la page Wikipédia du film de Arnaud des Pallières pour en lire le synopsis. J'ai été surprise d'y apprendre que Marguerite de Navarre qui, je le savais pour avoir lu tout ce qui est parvenu jusqu'à nous sur le personnage, était une femme extrêmement empathique, soucieuse du peuple et de ses souffrances, devenait subitement une princesse impitoyable et même violente, n'hésitant pas à renvoyer au personnage principal, un homme du peuple, sa femme sous forme de cadavre sanguinolant. Je me suis interrogée sur le pourquoi d'un portrait aussi faux qu'horrible. Il y était mentionné que la co-scénariste s'appelait Christelle Berthevas et se faisait interviewer sur youtube à propos de l'adaption du Michael Kohlhaas livresque.

L'affaire est simple : Christelle Berthevas souhaitait "ramener des personnages féminins" parce qu'il n'y en avait pas dans le roman de Kleist. Cela part donc d'un bon sentiment et je ne peux que m'en réjouir. Elle a fait l'impasse sur les enfants mâles de Kohlhaas qui en avait plusieurs et fait porter le rôle de sa descendance par une petite fille qui personnifie du coup l'avenir du héros dont la vie s'achève brutalement. Excellente idée.

Mais elle ne dit rien du tout sur son choix de la reine Marguerite de Navarre, néanmoins il est facile de deviner dans les blancs ce qui s'est passé. En situant l'action en France, elle s'est simplement servie du nom d'une princesse d'époque pour remplacer le prince allemand de l'oeuvre de Kleist qui est d'ailleurs basé sur un fait divers lui-même abondament dénaturé par son auteur. Ce que les deux scénaristes ont maintenu de l'histoire, est que nous sommes en 1540 et en 1540, il y a Marguerite de Navarre qui respire quelque part en France.

 Les bios de princesses n'étant pas enseignées, il nous reste les reines Catherine de Médicis et Marie-Antoinette, celles des grands troubles et bouleversements, guerres de religion pour l'une et Révolution pour l'autre, traînées dans la boue et diffamées à tout va et à qui on a un peu collé la responsabilité des bouleversements en question. Du coup, tout le monde a l'image plus ou moins inconsciente de femelles de haut rang: princesses, dauphines, reines ou duchesses super injustes et cruelles. Quoi de plus image d'Épinal franco-francaise que celle-là.

 On veut féminiser les vieilleries littéraires trop machistes sans se rendre compte que l'on perpétue la misogynie autrement, je veux dire non parce que les femmes de pouvoir ne seraient jamais méchantes mais parce que l'on ne soucie pas de la personne féminine dont on a emprunté le nom. Pas un instant. Parce qu'il faut divertir. Parce qu'il ne faut pas approfondir les choses et que de cette facon, on rend toujours HOMMage aux hommes mais jamais aux femmes.

Marguerite de Navarre mériterait que soit dédié un film à son extraordinaire courage, sa grande popularité et sa profonde bienveillance. J'ajouterais que dans le passé de la France, il y a bien des réhabilitations à faire au féminin.

Mais pour cela, il faudrait cesser d'utiliser les grandes femmes de l'HIStoire comme stéréotype, prête-nom voire comme simple cintre de robes à vertugadin".