Affichage des articles dont le libellé est femme. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est femme. Afficher tous les articles

dimanche 22 janvier 2023

Marianne Bachmeier, mère justicière

 Marianne Bachmeier (1950-1996) est une allemande devenue célèbre en 1981 pour avoir liquidé en plein tribunal le meurtrier de sa fille de sept ans. 


Elle a ensuite été condamnée à six ans de prison. 


Le 5 mai 1980, la petite Anna est enlevée par Klaus Grabowski, un boucher de 35 ans d'origine polonaise, chez qui Anna s'était rendue pour jouer avec ses chats. 


Grabowski retient Anna pendant plusieurs heures chez lui et la viole avant de l'étrangler avec une paire de collants de sa fiancée. 


Selon le procureur, Grabowski a ligoté la jeune fille et l'a mise dans une boîte, qu'il a ensuite laissée au bord d'un canal. 


Sa fiancée l'a dénoncé à la police. 


Klaus Grabowski est un délinquant sexuel récidiviste qui a déjà été condamné pour abus sexuel sur deux filles. Il s'est par la ensuite fait castré puis ayant changé d'avis deux ans plus tard, a pris un traitement à base d'hormones. Marianne Bachmaier et le père d'Anna, Christian Berthold, portent plainte san succès contre l'urologue qui lui a accordé ce traitement et ainsi rétabli sa dangerosité.



Marianne Bachmeier sort de prison au bout de quatre ans, se remarie en 1985, part en 1988 avec son professeur de mari au Nigéria où celui-ci enseigne l'allemand dans une petite colonie allemande. Elle divorce en 1990 et s'installe à Palerme en Sicile où elle est meurt en 1996 d'un cancer du pancréas.   

dimanche 22 mai 2022

Maria Renata Singer von Mossau, féminicidée

 Dernière victime d'une horrifique chasse aux sorcières dans la commune allemande de Würzburg en Franconie, Maria Renata (Marie-Renée) Singer von Mossau, née en 1679 et morte en 1749, était sous-prieure d'une abbaye de l'ordre des chanoines de Prémontré, un ordre canonial catholique créé au début du XIIe siècle qui s'évertua assez rapidement d'en évacuer les femmes parce qu'il s'agissait de femmes chantant dans des chorales où se trouvaient également des hommes et les choeurs sans distinction de sexe avaient été interdits par le 2e concile de Latran en avril 1139.

                                                                        


Néanmoins un certain nombre de cloîtres de femmes prémontréennes subsistèrent en Allemagne jusqu'à la Réforme (protestante) puis après celle-ci mais en moindre quantité.  

Maria Renata fut placée, à vingt ans, par sa mère, dans le cloître d'Unterzell qui se trouve à Zell sur le Main près de Würzburg. Remarquée pour sa conduite exemplaire, elle fut élevée d'abord au rang de sacristaine (féminin de "sacristain") puis de sous-prieure.

Mais en 1738, l'ambiance changea dans le prieuré et elle fut soudain l'objet de jalousie de la part d'autres nonnes. On lui retira ses chats et on se mit à la rendre responsable d'événements malheureux survenus dans la commune de Zell. Lorqu'en 1744, il fut question de 6 cas de personnes possédées par le démon, on chercha la responsabilité de son côté. Elle aurait rendu ces personnes malades au moyen de potions magiques à base de plantes et de racines (ah les plantes, ces ennemies des psychopathes !) et aurait aussi envoyé à certaines camarades de couvent des esprits infernaux pour leur faire endurer de grandes souffrances. 

Elle aurait été atteinte de somnambulisme, ce que se dit en allemand: "droguée de la Lune" ou "lunatique", ce qui l'aurait rendue encore plus suspecte, la Lune étant elle-même un astre très suspect pour la religion. D'autant qu'une nuit, lors d'une crise, elle aurait frappée une nonne au visage avec une "discipline" (sorte de fouet). En résumé : potions à base de plantes et violence en état de somnambulisme furent très vite suffisants pour faire de la femme qui dérangeait, l'objet d'un procès en sorcellerie. Ces procès-là ayant pullulé à l'époque.

En 1749, elle avoue devant un tribunal de nonnes être une sorcière. Après quoi, elle est déférée devant un tribunal séculier où elle avoue encore être coupable de :

- participation à des réunions avec le Diable 

- pratique de la Magie Noire

- participation à des sabbats de sorcières

- copulation avec Satan

- profanation de l'hostie

- faire apparaître des souris (oui, c'était soi-disant un pouvoir typique de sorcières)




Après quoi, elle est encore entendue par des ecclésiastiques appuyés par des experts de la Faculté de  Médecine. Comme quoi la médecine officielle est toujours l'alliée du pouvoir.

Elle est enfermée dans la forteresse de Marienberg, sur l'emplacement d'une ancienne abbaye fondée en l'an 700 par un père pour sa fille Immina. Maria Renata est condamnée au bûcher mais le nouveau prince-évêque de Würzburg qui n'approuvait pas ce genre d'exécution extrêmement douloureuse pratiquée par son prédécesseur (voir plus bas) fait commuer sa peine. Elle sera donc décapitée et son corps brûlé. 

Sa tête est plantée sur un piquet sur les remparts de la ville de Würzbug pour effrayer habitants et visiteurs. Comme quoi, la peur a toujours été le meilleur outil du pouvoir.

Le dramaturge contemporain Erich Kunkel (né en 1962) en fit une pièce de théâtre intitulée "Maria Renata" qui fut jouée à Würzburg en 2004. 

Avant l'exécution de Maria Renata Singer von Mossau, la plus furieuse des chasses aux sorcières d'Europe a sévi à Würzburg, conduite par le sanglant contre-réformateur et chasseur de sorcières de triste mémoire, le prince-évêque Philippe-Adolf von Ehrenberg (1583-1631). Rien que dans la ville de Würzburg, il fit brûler pas moins de 200 soi-disant sorcières en 4 ans.


                                               (Le corps de Maria Renata sur le bûcher) 


Le mausolée du féminicidaire P-A von Ehrenberg, érigé dans la cathédrale de Würzburg, ne fait pas moins de 2,6 m de hauteur. Comme quoi les assassins surtout féminicidaires continuent à être honorés dans toute l'Europe en "grands hommes". 

Dans les pages de son procès, on peut lire qu'enfant, Maria Renata accompagna son officier de père, dans ses campagnes militaires contre les Turcs (cf. la guerre austro-turque de 1683-1699) en Autriche et en Serbie. Elle a pour ainsi dire été élevée au milieu des camps de soldats qui ont du se faire un malin plaisir de lui raconter toutes sortes d'histoires effrayantes à base de superstitions. Après quoi, à 13 ans, à la mort de son père, elle fut prise en charge par sa mère, devenue veuve, qui entreprit de la reciviliser et de lui apprendre les bonnes manières. Mais, en grandissant, elle se serait mise à fréquenter clandestinement un jeune homme et, avec lui, aurait rendu régulièrement visite à une vieille tzigane qui vivait à l'orée de la forêt. Elle leur aurait montré toutes sortes de remèdes à base de plantes. Un jour, Maria Renata aurait retrouvé la femme morte dans sa cabane, probablement après s'être elle-même empoisonnée avec l'une de ses potions. Ses visites chez cette femme malfamée avec son amoureux secret furent éventées et sa mère fit alors entrer la jeune Maria Renata au couvent des Prémontré pour, encore et toujours, lui apprendre les bonnes manières, je suppose. Elle qui avait, avant cela, un vécu hors du commun, devait se sentir bien marginale au milieu de toutes ces filles cloîtrées, souvent depuis l'enfance, sans avoir jamais seulement un tout petit peu voyagé ni être entrées si peu que ce soit en contact avec la diversité des cultures. Comme quoi il ne fait pas bon être mêlée à des personnes surprotégées ayant une vision extrêmement étroite du monde. Elles ne vous pardonnent pas le champ élargi de votre conscience.

samedi 15 janvier 2022

Marguerite de Navarre, le retour

 Bon ben voilà.


Je voulais publier un nouveau post et je l'ai effacé sans faire exprès en voulant mettre cette vidéo:

Il était question du film Michael Kohlhaas de 2013 avec Roxane Duran dans le rôle de Marguerite de Navarre, cette reine écrivaine dont j'ai beaucoup parlé sur ce blog.

Pour ne pas anéantir à nouveau mon travail, je vais essayer de ne pas effectuer trop de manipulations à base de liens et autres. Cela ne me réussit pas.

Je voulais exprimer ma stupéfaction de voir Marguerite de Navarre qui devrait être suffisamment célèbre pour que cela ne lui arrive pas, être utilisée pour "ramener des personnages féminins" dans le récit comme le dit la co-scénariste du film.

Il s'agit de l'adaptation ciné d'une oeuvre de Heinrich von Kleist, un écrivain très connu en Allemagne qui s'est servi en son temps d'une histoire réelle avec laquelle il a pris un certain nombre de libertés hormis sur l'époque et le lieu: le début du seizième siècle en Allemagne.

Les scénaristes du film en ont fait un "Schinken" comme on dit chez moi, c'est-à-dire un film à costumes avec épées, cavaliers et décapitations, à savoir un divertissement pour amateurs de brutalités de l'Ancien Régime. 

Que fait la reine de Navarre là-dedans ? C'est simple. Il n'y a pas de personnages féminins dans le roman original. C'est une histoire de mecs. Alors on met des femmes. Or l'action ne se déroule plus du tout en Allemagne ! Elle se déroule en France où le droit pourtant devait être catégoriquement différent, En effet, c'est le droit normalement allemand qui y joue le rôle principal puisqu'un homme du peuple allemand y cherche à faire valoir ses droits contre l'arbitraire criminel d'un baron allemand.

On aime bien les histoires de lutte des classes mais de préférence, celles du passé sans toutefois se préoccuper de détails aussi dérisoires que le pays où cela se passe même si cela change tout du point de vue de l'historicité. 

Donc il fallait des personnages féminins et puisqu'on s'en tient quand même aux personnages existants à la même époque en France, on prend la reine de Navarre au lieu du prince électeur de Saxe, je crois, qui était apparemment un personnage sans pitié pour le bas-peuple, TOUT LE CONTRAIRE de Marguerite de Navarre mais qu'importe. J'ajoute que la reine de Navarre est déjà âgée proche de la cinquantaire mais, là aussi qu'importe, une fille de vingt ans c'est plus vendeur.

Le cinéma ne cherche pas à informer mais à plaire au dépend de la vérité et à promulguer une forme de pensée "moderne". Dans le film, le personnage qui veut faire valoir ses droits, les obtient mais, en même temps, il est tué. Le message que l'on fait donc passer est le suivant : ne vous rebellez pas contre la classe des très puissants même si celle-ci "ramène des personnages féminins" . Vous aurez peut-être gain de cause mais vous serez en même temps assassiné.

Juste petit clin d'oeil de fin quand la fille du héros qui remplace les garcons de l'histoire originale "pour-ramener-du -féminin" est assise par son père sur le cheval récupéré au prix de sa vie : vos enfants en profiterons, allez. Enfin peut-être. On ne sait jamais.

samedi 29 août 2015

Britta Neander, musicienne, peintre, illustratrice

Britta Neander (1956-2004), musicienne et percussionniste, fonda à Berlin-Ouest en 1979 le groupe punk féminin "Carambolage" (qui, en allemand, ne veut pas dire "accident de bagnoles" mais "billard").
En 1988, elle chante avec son amie, la musicienne et journaliste, Christiane Rösinger dans le groupe Lassie Singers et créé plus tard avec la même amie le groupe de rock Britta (en 1997) dont les 2e et 3e albums ont été enregistrés en France par Blackbox Studio.
Elle s'occupe en outre d'une ferme pour enfants (comme les enfants sortaient peu de Berlin-Ouest et n'avaient pour ainsi dire pas de contact avec la nature, la ville a aménagé à l'époque des fermes spéciales pour les enfants). Elle y pratique la peinture ainsi que la création de très belles lampes de verre. Elle peint également des tableaux grand format pour quelques uns des nombreux bistros de la ville. Elle a, de plus, illustré des livres pour enfants dont l'un a été projeté sous forme de dessin animé à la télé.
Britta Neander décède en 2004 des suites d'une opération du coeur.

mercredi 14 mai 2014

Alice Guy, le premier réalisateur qui ait jamais existé






Bien que je vienne de passer une demi-heure à tenter de mettre cette photo sur mon blog tellement il rame, je ne voulais pas laisser passer son presque anniversaire (bientôt quatre ans !) sans parler du festival de Cannes puisque
c'est à cette occasion que je l'ai commencé en 2010.
Pourquoi ai-je écrit "réalisateur" ? Réponse : pour signifier qu'Alice Guy n'est pas la première femme à réaliser un film (sinon j'aurais écrit "réalisatrice") mais la première personne au monde à avoir réalisé (et produit) un film. Comme pour les premiers dessins dans les grottes, comme pour les premières partitions de musique, peut-être même comme pour la roue, le feu et la majorité des inventions humaines, on dirait que ce sont les femmes qui inventent après quoi les hommes dominateurs, envieux et vexés dans leur orgueil, les poussent dans un ravin pour prendre leur place. Puis ils leur interdisent soit par décret soit par des moyens indirects, en les ignorant par exemple, comme on peut le voir au festival de Cannes depuis soixante ans, d'avoir une place créatrice dans la société, d'être célébrée et de voir ses oeuvres diffusées.
Jamais nous n'avons droit à une retrospective d'oeuvres féminines cinématographiques, et
certainement pas des films d'Alice Guy. Pendant que Fritz
Lang en fait l'objet régulièrement.

(J'ai découvert l'existence d'Alice Guy par l'intermédiaire de RFI : émission du 14.5.2014 "Autour de la question" (je crois) "Les femmes (sic) réalisatrices").

vendredi 6 décembre 2013

Et les camps de concentration en Allemagne ?

La loi pour l'abolition de la prostitution a été votée en France. J'en suis extrêmement heureuse. C'est une véritable chute du mur du sexisme que nous vivons là, un grand moment pour la majorité des féministes, je pense, et des hommes pro-féministes. J'aurais beaucoup de choses à raconter sur la traite des femmes à travers l'histoire mais, étant donné les événements actuels, je me concentrerais uniquement sur l'Allemagne. D'abord parce que j'y vis et ensuite parce que si, en France, il y a eu des avancées remarquables dans la lutte contre la prostitution : maisons closes fermées à l'initiative de Marthe Richard et, maintenant, pénalisation des clients de la prostitution grâce à Navat Vallaut-Belkacem (love), autant en Allemagne, depuis le trafic de jeunes filles juives en provenance d'Europe de l'Est dans les années 1900 et le même trafic de jeunes filles d'Europe de l'Est sans distinction de confession aujourd'hui, en passant par les bordels aménagés pour les soldats de la Wehrmacht et autres horreurs dans les camps de concentration, il n'y a AUCUNE amélioration de la situation, bien au contraire.
Entre les bordels qui offrent la bière, la saucisse grillée et la femme en un paquet pour 69 €, les filles déguisées en écolières pour les amateurs, les filles déguisées en princesses, les gangbang qui sont des tournantes ou mises en scène de viols en groupe offert aux clients sous la mention "satisfait ou remboursé", le nombre invraisemblable de sortes de bordels : éros-center, maisons de passe, bordels de rue, maisons de rendez-vous, appartements, salons de massage, studios de domina, nightclubs, clubs dits de "nudistes", ciné sexe, le "client" ne sait plus où donner du phallus.
JAMAIS dans l'histoire allemande, n'ont été fermées de "maisons closes", c'est-à-dire de bordels. Bien au contraire. Depuis la loi réglementariste de 2002, on en ouvre en MASSE. À croire que l'économie allemande doit sa bonne santé à cette "industrie", nommée d'ailleurs : "industrie du sexe". Ce moi-ci, à Sarrebruck, ville de 180.000 habitants où se trouvent déjà pas moins de 100 bordels, il va en ouvrir un 101ème de 6000 m² avec 5 étages. Il faut savoir qu'aucune autorisation n'est requise pour ce faire alors qu'ouvrir une baraque à frites nécessite beaucoup de démarches. 
Sous la pression de quelques élu.e.s et, entre autres, de la féministe Alice Schwarzer qui a démarré une campagne contre la prostitution à laquelle se sont jointes 90 célébrités, la coalition SPD/CDU qui vient de se former, veut apporter quelques modifications à la loi réglementariste de 2002, dit-elle. Mais quand on regarde de près de quoi il s'agit, on s'aperçoit que ces modifications ne modifieront rien ou si peu que cela ne vaut même pas la peine d'en parler. Il s'agit juste de faire taire la contestation.
Interdire les forfaits, instaurer une demande d'autorisation spéciale pour l'ouverture d'un bordel, relever l'âge des filles de 18 à 21 ans, pénaliser le client s'il est prouvé qu'il avait conscience que la fille était forcée (d'après l'interprétation qui en est faite par les légistes, cela veut dire : si pendant l'acte quelqu'un tient les mains de la fille !).
Non. Tout cela est indigne et carrément insupportable!

L'abolitionniste Denise Pouillon taxait déjà en 1984 les eros-center allemands de "camps de concentration du sexe".
Trente ans plus tard, il y a de quoi hurler.
Alors, merci à mes visitrices et visiteurs de VITE signer l'appel contre la prostitution en Allemagne ici  ! Parfois je me demande ce qui se passerait si, un jour, on ouvrait tous ces bordels dans lesquels sont enfermées ces jeunes filles qui ne parlent pas allemands, bien entendu amenées par des réseaux, et qui doivent s'y tenir NUES toute la journée. Combien de temps y restent t-elles ? Dans quel état en sortent-elles ? En sortent-elles seulement ? Ou ne disparaissent-elles pas mystérieusement ? Qui le sait ? Personne. La police n'a aucune possibilité d'enquêter puisque la prostitution est parfaitement légale.
Parfois, je me demande si l'on ne va y pas trouver des charniers comme après la seconde guerre mondiale...
J'exagère ? Peut-être. Peut-être pas.

Manifestation de Femens devant un eros-center au printemps 2013

samedi 22 mai 2010

Pas si loin du festival de Cannes

En même temps que le festival de Cannes bat son plein, ailleurs, se fabriquent fébrilement des films à venir. Ci contre un de mes croquis effectués sur le tournage d'"Anonymous" de Roland Emmerich aux studios Babelsberg. Interdit de photographier, OK, mais pas de faire des croquis. Ici : Melle H. en costume d'époque. "J'espère que personne ne s'imagine que j'ai des hanches pareilles !" s'inquiète t-elle à cause du jupon extrêmement capitonné de plis énormes à droite et à gauche de son bassin (et aussi derrière). Habillée de cette facon, on a l'impression d'être en permanence assis sur un coussin. Mais pour bouger, il faut empoigner et tenir à bout de bras ces tonnes de tissus dans lesquelles on se prend les pieds à chaque pas. Aber nein, meine Liebe, on a tous compris que c'est ta jupe ! Ouf, la voilà soulagée. Comme quoi, au XVIe siècle, on faisait déjà suer les femmes avec la mode.