Affichage des articles dont le libellé est domination. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est domination. Afficher tous les articles

dimanche 13 mars 2022

Dieu et ses inséparables nuages

 J'ai de nouveau pas mal de travail en ce moment mais aussi envie de poursuivre ce blog parce que nous sommes entré.e.s dans un tournant sociétal et politique en plein affolement et j'aimerais transmettre mon renssenti à ce sujet. 

On peut comparer l'accélération actuelle des événements avec les dernières spirales que décrivent l'eau se vidant dans un siphon. Elles deviennent exponentiellement courtes et rapides et nous entraîne vers le néant. On peut à peine les suivre. La disparition du monde que nous avions connu jusqu'à présent et qui n'était de toute manière pas viable est donc en train de prendre une vitesse considérable.

Malheureusement, les acteurs de ces vertigineux changements sont toujours les mêmes CRÉATUEURS dont j'ai déjà parlé dans ce blog. Pour rappel : ce sont majoritairement des humains de sexe mâle, soutenus hélas par des humaines de sexe femelle prises dans leur dépendance, Ceux-ci n'ont qu'un rêve dans le vie celui de remplacer "Dieu", d'être "Dieu", de supplanter la vie sur Terre pour la remplacer par leur "Création". Ils ne supportent pas d'être livrés sans contrôle à la Force qui nous dépasse. Ils ne supportent pas d'être mortels ni d'avoir quoi que ce soit de commun avec les autres créatures vivantes de cette planète.

J'ai dernièrement entendu les propos du sinistre Yuval Noah Harari, le type qui a écrit ses "pensées" sous forme d'un programme intitulé "Homo Deus", je n'invente pas un tel titre. Dans les propos de sa conférence, il se gargarise des nouvelles avancées de la science (en fait, une science uniquement financée dans ce but par les mêmes dingues) et explique avec le plus grand sérieux que nous ne voulons pas nous en remettre à un Dieu assis dans les nuages (pour modeler le monde) mais être notre propre Dieu avec nos propres nuages (ou "Clouds"). [la vidéo ayant été censurée, je mets un lien sur le compte twitter de Jeanne Traduction]

Donc vous savez maintenant pourquoi ces fous psychopathes ont appelé "nuage" le regroupement en réseau de serveurs et de données informatiques. Le "Cloud" a bien un rapport avec leur délire grandiose.

Ils tripatouillent la vie sur Terre autant que faire se peut et comme ils ont déjà tout colonisé, ils colonisent désormais les corps humains pour servir leur Dieu machine. Parce que, et par là ils démontrent leur vraie nature de petit singe impuissant qui veut stupidement se hausser du col, ils ne remplacent pas du tout "Dieu", au contraire,  ils servent toujours et encore un Dieu. Sauf que ce Dieu-là n'est plus la Force qui nous dépasse mais leur propre tripatouillage.  

Ils pensent que d'avoir fabriquer des outils les rend plus puissants que cette Force alors qu'en vrai, ils se prosternent devant leurs propres outils! Ils vénèrent la science et la technique et veulent s'accoupler avec elles. Pour cela, ils s'exercent prudemment sur NOS corps qu'ils s'approprient tranquillement comme le reste, 

Pour illustrer mon propos, voici un extrait de manga datant de 2007 qui en dit long sur ce que nous vivons aujourd'hui:

    

 
 Pour la petite note optimiste et un peu ironique de fin de post : dans le film complet l'héroïne, Vexille, sauve la planète. Ouf !

vendredi 10 août 2018

Les Créatueurs

Avec la découverte par l'homme (être humain de sexe mâle) de son implication dans la conception de son espèce mais sans savoir exactement laquelle, l'être humain de sexe mâle a concocté une interprétation du monde ultra-mégalomaniaque, capable de déclencher une réaction en chaîne aboutissant à une Apocalypse que l'être humain de sexe mâle a lui-même prédit.

 Car l'être humain de sexe mâle a bien saisi au fond que son interprétation du monde est totalement éronnée et, du coup, l'aboutissement de cette monumentale erreur lui est apparu dès le départ. Car, non, et il le sait, l'être humain de sexe mâle n'est pas le Grand Inséminateur ni le Grand Fertilisateur qui possède la graine unique à déposer dans le contenant "femme" (femelle) afin que cette graine d'humain de sexe mâle y germe pour créer d'autres humains de sexe mâle et ainsi de suite. Le petit homo même pas sapiens ne détient qu'UNE MOITIÉ de graine, un élément inutile et vain sans l'autre moitié détenue par le "contenant", l'indispensable ovule, et si elle ACCEPTE de l'accueillir en son giron.
Seule l'union des deux moitiés de graine permet la réalisation d'un nouvel être VIVANT.
Il a beau aujourd'hui le savoir, l'être humain de sexe mâle continue à agir comme s'il était le Grand Germinateur universel :
Dieu, le Créateur avec son Fiston dénommé Le Sauveur (de quoi ? des femmes à l'origine du "péché". Quel péché ? Ben le péché, quoi ! Ou peut-être le pêcher, un arbre fruitier, ou alors la croyance dans le serpent qui se mord la queue, va savoir, les arbres fruitiers et les serpents sont très suspects auprès de l'être humain de sexe mâle pour la vision du monde qu'il veut imposer. Et les femmes aussi, bien sûr, majoritairement défenderesses d'abres fruitiers et de serpents).

Même si la vérité sur la procréation est révélée depuis 1827 par Karl Ernst von Baer et que l'ovule possède 300 fois la taille d'un spermatozoïde, l'homme n'en continue pas moins de se voir comme le grand, l'unique CRÉATEUR.


Il s'est inventé un Père Créateur, un Dieu mâle, qui tiendrait l'univers entre ses mains géantes, pourrait mettre sa grosse patte de mâle partout et se déplacerait en rampant cul nu (ou pas) dans les airs.








Il aurait une multitude de Fils créateurs capables de surpasser la (vraie) Force inconnue qui produit la vie (c'est-à-dire pas Dieu) et fasciné à donf par SES MAINS capables de fabriquer des objets. Morts, certes, mais qu'importe. Cela ne lui donne t-il pas le droit de vie et de mort sur l'univers ?




Cette Force inconnue qui crée de la VIE est l'ENNEMIE MORTELLE de l'être humain de sexe mâle. Elle fait de l'ombre à monsieur qui-voudrait-bien-être-le-grand-créateur-de-l-univers, à l'aspirant-DIEU. Il lui a donc déclarer une guerre mortelle. Il s'apprête même à colporter cette guerre sur la planète Mars.

Le monde du Créatueur est fait de glorification d'objets morts (voitures, armes et autres) + se comprend comme linéaire = va d'un point A à un point B (comme une voiture et une balle de revolver) et ne revient jamais en arrière.
D'où l'expression masculiniste consacrée : "Tu veux revenir au temps des cavernes ?".

Sauf que la vision matriciste du monde est très différente. Elle est cyclique comme la Terre qui est ronde et se pense en Éternel Retour comme l'hiver et le printemps, l'été et l'automne qui reviennent chaque année, le serpent qui se mord, bref, enfin... malheureusement plus maintenant.

                         (la roue de la vie féminine / the women's wheel of life))

Avec la très sotte prise de pouvoir du Créatueur, le cycle de la vie est interrompu.

Tout cela parce que ces messieurs ont un problème narcissique gigantissime qui les empêche de souffrir qu'une Force invisible les dépasse. Une Force qui ne serait pas du tout mais pas du tout, un être humain de sexe mâle !

Il est donc temps de répondre à l'appel du mouvement écologie -féminisme révolutionnaire pour l'ABOLITION TOTALE ET IRREVERSIBLE DU PATRIARCAT.  

jeudi 31 mai 2012

Encore un film que vous ne verrez pas à Cannes

Bon, finalement, après le festival le plus nul du monde, mon film préféré que je réalise moi-même, c'est moi en train de sortir du métro pris par la caméra de surveillance du quai de ma station. Je le visionne tous les jours sur l'écran de contrôle et je dois dire que je ne m'en lasse pas.
Il a quelque chose de Haneke mais l'héroïne est une femme autonome sans qui que se soit en train de lui servir de béquille car elle n'est ni accompagnée de bobon (masculin de bobonne) ni de maman et pourtant elle ne va pas se faire égorger au prochain coin de rue puisqu'on la revoit chaque jour.
C'est du Haneke version féministe.
Mais montrer les femmes de cette facon dans notre société c'est impensable au cinéma, voyons !
C'est pour cela que Frémaux conseillera désormais aux militantes de la Barbe de faire comme moi si elles tiennent absolument à voir un film réalisé par une femme avec sa vision du monde.
Il ne va pas accueillir des femmes autonomes dans un lieu comme Cannes, tout de même ! Ca le salirait.
Non mais vous avez vu une réalisatrice se pavaner avec une belle actrice sur des escalier faisant face à une avenue ensoleillée en bord de mer ombrée de palmiers ? C'est grossier ! Ou pire : une réalisatrice avec un jeune acteur au visage d'ange ? C'est immonde ! C'est pour cela qu'au festival il ne peut y avoir que des réalisatEURS. Seul un homme est fait pour se balader avec une beauté à son bras.
C'est physiologique.
Comme uriner debout.

Pour le cabinet ministériel des Droits des Femmes, pareil. Vous vous imaginez ce qui se passerait si la ministre des Droits des Femmes était entourée de femmes pour s'occuper de femmes ? Comment les hommes sauraient-ils si elles s'occupent bien d'elles-mêmes ?
Seul un homme sait réellement ce qu'est une femme !
C'est une science innée chez lui.
Tandis qu'une femme...mais que peut-elle bien savoir des femmes ?

Bon finalement nous aussi nous avons notre milice saoudienne pour empêcher que les femmes ne deviennent trop autonomes : sauf que chez nous elle se cache dans les cabinets ministériels...



 Et hop ! Encore un film que vous ne verrez pas à Cannes !

Ajout 1er juin - Monologue de l'héroïne :

- Que je sorte de ce centre commercial ?!
- Je vous montrerai qui va sortir du centre commercial !
- Ce ne sont pas vos affaires.
- Pourquoi vous me suivez ?
- Qu'est ce que vous me voulez ?
- Le gouvernement ne vous a pas envoyé pour me suivre.
- Le gouvernement a dit qu'il n'y aurait pas de persécution (de femmes).
- Votre travail est d'informer la population et ensuite de circuler.
- Vous n'avez pas le droit de harceler les gens.
- Assez. Sortez de ce centre commercial. Allez-vous en. Qui va s'en aller ?
- Ce ne sont pas vos affaires.
- Vous ne voyez pas les autres femmes ici qui montrent leurs cheveux - Ce n'est pas votre affaire.
- Je suis libre de mettre du vernis à ongles, si je veux.
- S'il vous plaît, partez. Moi je ne partirai pas. Qu'est ce que vous allez me faire?
- Je ne partirai pas.
. Je ne bougerai pas d'ici. Je ne bougerai pas d'ici.
- Pour votre information, je suis en train de filmer tout ça. Ici. Souriez à la caméra.
- (Aux policiers) vous êtes en mission n'est-ce-pas ? et bien vous avez ici une plainte d'une citoyenne pour harcèlement et peu importe si cela vient du gouvernement officiel ou non.
- Pour votre information, la vidéo est en route pour twitter et facebook pendant que nous parlons.
- Encore un mot de vous et je l'envoie à Abd-Al-Latif Aal Al-Sheik et il vous demandera des comptes.
- Vous n'êtes pas mon chef et vous n'avez pas à me dire de ne pas porter de vernis à ongles.
- Du rouge à lèvres sur ma bouche ? Viens, regarde ma bouche. Honte à toi !
Et il prétend craindre Dieu...
Ne le laisse pas me suivre. J'ai le droit de me balader dans ce centre commercial si je veux.    

(Explication : apparemment le grand mufti d'Arabie Saoudite a demandé que l'on arrête de persécuter les femmes sur des "détails" mais comme partout, on ne perd pas si facilement les "bonnes" habitudes. Cette femme est aujourd'hui activement recherchée par la police, non pas pour s'être défendue mais "pour avoir filmer des gens en public", ce qui serait formellement interdit par la loi islamique).

A propos de l'Arabie saoudite qui (à mon avis) menace chez nous ce qui reste de nos libertés féminines de par l'influence économique de ce pays ultrarichissime en Europe et dans le monde (principe des vases communiquants), cet article de Serge Halimi du Diplo sur l'impunité saoudienne.
Et ici : les conditions de vie des saoudiennes (elles sont soumises à une tutelle masculine permanente).

mardi 5 avril 2011

Fukushima au XVIe siècle


Dans "De l'incertitude, abus et vanité des sciences", Corneille Agrippa de Nettesheim dont j'ai déjà parlé ici remet en question toutes les sciences connus de l'époque, les trouvant dangereuses aux mains d'une humanité qui a d'après lui une forte propension à la sottise, un manque total d'humilité et une violente inclinaison à la cupidité.
Ce livre est un long plaidoyer contre la rage de progresser dans la connaissance des choses extérieures en laissant l'introspection et la connaissance de soi en chemin au lieu de les faire passer prioritairement à la recherche scientifique.
Dans le chapitre sur les métaux Corneille Agrippa fait l'inventaire des outils incroyables développés pour piller la nature, sans conscience ni mesure et dénonce ce qu'il en est fait. Extrait :

De cet art [la recherche des métaux] proviennent toutes les richesses de ce monde, la convoitise desquels a incité les hommes si étrangement, qu'ils ne craignent d'entrer tous vifs sous terre et pénétrer jusqu'aux enfers, où par un remuement ruineux des oeuvres de nature cherchent les trésors jusqu'aux manoirs des esprits immondes. dont Ovide chante ces vers :

Mais jusqu’au fond des entrailles allèrent

De Terre basse, où prirent et fouillèrent
Les grands trésors et richesse vaines
Qu’elle cachait en ses profondes veines :
Comme Métaux et pierres de valeur,
Incitements à tous maux et malheurs.
Jà hors de terre était le fer nuisant
Avec l'or trop plus que fer cuisant
Honnête honte et vérité certaine
Avec foi prirent fuite lointaine:
Au lieu desquels entrèrent flatterie,
déception, trahison, menterie
Et folle amour, désir de violence
D'acquérir gloire et mondaine opulence


Celuy doncques pourvurent la vie humaine de grandes occasions de crimes et méchancetés, qui premier trouva les mines d'or et des autres métaux et enseigna la manière de les fouiller, en quoi les hommes ont rendu la terre très périlleuse (...)

Ce n'est qu'un infime extrait mais on ne peut s'empêcher de penser à l'uranium, à l'uranium enrichi, au gaz de schiste, à Fukushima et à ses conséquences ...et dire que Corneille Agrippa répète en partie ce que Pline l'ancien, né en 23 ap. J.-C., disait déjà avant lui !

samedi 26 mars 2011

La fin de la Nature ?

Tandis que les becquerels nagent la brasse lentement mais continuement en direction de nos côtes, plongeons encore une fois notre regard dans ce monde précartésien, non empreint de rationalisme dogmatique d'avant les Lumières et observons plus attentivement sa perception de la Nature qui n'était certes pas celle d'une inépuisable source de profit comme elle l'est devenue à notre époque dont l'idéologie dominante est hypermatérialiste. Dans l'un de ses livres, le célèbre historien Lucien Fèvre invoque à propos de la notion d'âme à l'époque de Rabelais le Physiologie de Jean Fernel, où il est dit que - tous les corps, tous les êtres vivants ont une âme, proportionnée à leurs besoins spécifiques. Les végétaux possèdent une âme naturelle ; les animaux, une âme sensitive ; l'être humain cumule ces âmes inférieures avec une âme d'essence supérieure, la sienne spécifiquement : l'âme intellective. Les âmes apparaissent l'une après l'autre chez l'ê.h. : avec le foetus, l'âme naturelle ; avec l'enfant, l'âme sensitive qui retient à elle et s'annexe l'âme naturelle ; avec l'adulte enfin, l'âme intelligente et raisonnable qui a son tour absorbe la sensitive, elle-même grosse de la naturelle : toute une hiérarchie d'âmes qui, partant de la Nature et des plus humbles fonctions naturelles s'élèvent jusqu'à Dieu et la contemplation divine. Mais chaque fois qu'un degré est franchi, une sorte d'absorption et d'assimilation s'opère. De même que l'âme des animaux, la sensitive, préside à la fois aux fonctions que ces êtres partagent avec les végétaux, et à toutes de leur vie spécifiquement animale - de même, au degré supérieur, l'âme intellective des ê.h. manifeste simultanément son énergie selon les modes naturel, sensitif et intellectuel... Au siècle suivant, ce fut comme avec les trois Madeleine, on ne trouva plus d'âme autre part que chez l'homme (pour la femme, ce n'était déjà plus très sûr non plus, alors qu'au XVIe siècle cela ne faisait tellement pas de doute que le philosophe élève de Descartes Pierre Bayle rapporte dans un ouvrage à lui, en se raillant, l'anecdote citée par Brantôme où Marguerite de Navarre tente de capter perceptiblement (voir ou entendre quelque chose de) la séparation de l'âme et du corps de l'une de ses femmes de chambre agonisante). De fil en aiguille, les végétaux et les animaux n'ayant plus d'âme, sont devenus des choses. Des instruments à notre service. Nous nous servons, donc. Le résultat se passe à 10 000 km de nous. Vous allez me dire : L'âme ! Mais qui se fiche de l'âme ? Qui croit en l'âme ? Je répondrais qu'à la base d'un comportement quel qu'il soit, se trouve une idéologie. L'absence totale de respect pour la Nature qui domine de nos jours a bien pris ses racines quelque part. Il n'en a pas toujours été ainsi et il y a là derrière une "évolution" aussi lente que celle de la radioactivité de la planète qui s'accroît invisiblement mais inuctablement, et s'est faite sur plusieurs siècles à commencer par la destruction par Charlemagne d'Irminsul, le chêne qu'adorait les Germains et qui l'empêchait de dominer ces gens à cause de ce culte animiste là. Ne pensons pas à considérer seulement ce qui se passe en terme de kilomètres : 1000, 10 000, mais aussi en terme d'années. C'est là que l'on peut mieux percevoir comment la bête humaine est lâchée. Et comment rien ne l'arrête. (Image : Érysichton abat le chêne sacré. Déméter pour le punir, l’affecte alors d’une faim insatiable ; si bien qu’après avoir dévoré toutes ses possessions, Erysichton se met à se dévorer lui-même (Ovide, Les Métamorphoses))

mercredi 28 juillet 2010

Liberté _Seins dénudés_Anonymité



La version sein dénudé d'origine nous vient des sculptures et des bas-reliefs grecs représentant les Amazones, qui se drapaient le corps ainsi, peut-être par commodité. Ci-dessus Hercule et Hippolytè (entre v. 500 et v. 300 av. J.-C.).
L'amazone incarne la femme libre de toute domination masculine. Cependant comme on le voit sur ce relief, elle est sur le point d'être vaincue et tuée.


La version sein dénudé du XVIIe siècle : Clélie, héroine de l'époque romaine, à peu près contemporaine d'Hippolytè (507 av. J.-C.) dévoile, sur cette peinture inspirée de la plastique grecque, un sein, mais "involontairement". Son vêtement n'est pas celui d'une amazone. Cependant Clélie incarne la femme qui reprend sa liberté. De plus, elle est montée sur un cheval. Le peintre veut donc officiellement faire une allusion à Hippolytè, officieusement imprégner le tableau d'érotisme, le meublant essentiellement de jeunes filles vêtues comme dans une chambre à coucher.




Version seins dénudés du XIXe siècle : dans "La Liberté guidant le peuple, Théroigne de Méricourt, le modèle ayant servi à la réalisation de cette allégorie, a perdu son identité. Il est même devenu difficile de trouver un document qui fasse encore le rapprochement entre la femme qui marchait devant, sur les barricades, telle que Delacroix l'aurait "imaginée", et celle qui croyait que la Révolution voulait dire Libération. Il y a pourtant dix ans seulement, c'était encore le cas. Mais le révisionnisme ne s'arrête jamais. Théroigne laisse donc la place à une allégorie sans nom et montre deux seins, cette fois. Pourtant elle n'est même pas à cheval !




Seins dénudés version XXIe siècle : sur cette couverture de magazine, la "Liberté" est un corps de femme faisant allusion à un homme : Cohn-Bendit. Un joli corps complètement anonyme. Ce n'est ni Hippolytè, ni Clélie, ni Théroigne. La seule différence qui existe entre cette parfaite inconnue censée représentée la liberté féminine (n'y avait-il donc aucune féministe en 1968 ?), et Cohn-Bendit sont les seins nus. Plus de figure allégorique. C'est encore trop. Les seins nus comme symbole de liberté, c'est bien suffisant pour les filles. Et puis surtout : c'est tout ce qu'on leur demande !