Tempête dans un verre d'eau sur la blogosphère : après avoir en vain chercher les féministes voilà qu'on les a retrouvées mais cette fois-ci attention : elles font "peur". Brrrr!Aglagla! Sauve qui peut (enfin : un ou deux macho a peur).
Tout cela à cause de mon précédent billet-arracheur-de-dents (non, d'autre chose. Mais lisez vous même les liens)! Ainsi je découvre que le féminisme c'est moi (merci quel honneur) et que telle la Julian Assange moyenne, je sème la panique dans le monde virtuel ou, au choix, le précipite dans un film d'horreur (scary movie, en francais moderne) style "les castratrices attaquent" ou "l'invasion des mortes-vivantes"...........bref...passons. Quoique le second titre me fait assez penser que celles qui survivent au machisme ne sont peut-être pas des mortes vivantes, d'accord, mais comme elles ne font que vivoter, elles ne sont pas très vivantes non plus.
Or il ne faut pas le dire, il est très dangereux de le dire. Vu le nombre de femmes violées, battues, assassinées, torturées (parfois tout à la fois) dans le monde, on sait qu'il est très dangereux de tenir tête à un macho. Il a peur, très peur et comme il se croit en danger, il faut qu'il se défende, c'est compréhensible, on ferait pareil à sa place, sauf que sa peur à lui, lui fait faire n'importe quoi. Il insulte, frappe, tue.
Ann Boleyn qui tenait tête à Henri VIII l'a perdue parce qu'Henri perdait la sienne.
Voici la vidéo d'une ancienne version ciné de leur relation : malheureusement les personnages sont déformés. Il s'agit de la version de 1969 avec l'excellente actrice canadienne Geneviève Bujold (Ann Boleyn) et Richard Burton (Henri VIII) dans "Anne des mille jours" de Charles Jarrot. 1968 vient de passer par là, Ann Boleyn est plutôt féministe et fait peur au gros macho Henri VIII. Ce n'est pas encore la Ann Boleyn sexy bitch...
d'aujourd'hui qui n'est plus qu'une poupée de chair que l'on prend et que l'on jette...
à la recherche des femmes perdues dans l'espace-temps et autres aventures...
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vendredi 11 mars 2011
mardi 9 novembre 2010
J'y crois pas !



voilà ce qu'ont éjaculé les pubeux ("ont pondu" est une insulte aux ovipares, je trouve) pour présenter une série télévisée sur l'Histoire allemande. J'ai aperçu ça hier matin par la vitre du métro, j'ai repéré la station et j'ai sauté le soir même sur mon appareil photo pour m'y rendre et réaliser ces trois clichés. En petit, pour présenter la série plus sérieusement, on montre trois mâles célèbres traités dans le feuilleton : Charlemagne, Louis II de Bavière et Karl Marx. L'oeil caché du roi de Bavière est le slogan habituel de la chaîne ZDF ("La 2" allemande, comprendre : on voit mieux avec "le 2e" canal (symbolisé par l'oeil gauche qui est, sur les photos, forcément à droite, sens de la lecture)).
La femme qui se rase les jambes en téléphonant avec son portable est censée représenter............................Hildegarde de Bingen !
Les pubeux ne dégradent pas seulement les femmes actuelles, ils violent l'Histoire des femmes.
Mais comme dirait Noam Chomsky cité sur le blog journal de classe, afin de faire accepter l'inacceptable, il s'agit de dégrader sur la durée, insidieusement, jusqu'à ce qu'on est tout enlevé (merci jfs pour cette citation qui convient tout à fait à ce qui se passe pour l'image des femmes).
Sous prétexte de feuilleton historique, on s'en prend aux femmes du passé, en singeant, par exemple, ce que je fais dans ce blog : les réactualiser. Cette forme de réactualisation est perverse parce qu'elle arrive à faire sourire. La pub est tout à fait capable de faire sourire son public d'un meurtre. C'est sa force.
jeudi 1 juillet 2010
Gentil Henri VIII !


Pendant que les représentations cinématographiques de Catherine de Médicis rivalisent dans l'art de la laideur et qu'on ne sait quoi inviter pour la rendre plus cauchemardesque et inhumaine, il se produit un phénomène exactement inverse avec Henri VIII, roi d'Angleterre. Il embellit à mesure que le temps passe.
Que dis-je, il embellit ? Il s'érotise carrément.
Pourtant ce monarque fut odieux à toute l'Europe tellement il répandit de sang, celui de deux de ses femmes, de leurs présumés amants, de tous les catholiques restés fidèles au pape après que le despote en question (parce qu'il voulait absolument un fils) se soit déclaré chef de l'église d'Angleterre, des protestants réfugiés chez lui, de ces plus fidèles conseillers, du moindre de ses contradicteurs, dont il fit couper les têtes à la chaîne, avec des haches rouillés pour faire souffrir plus longtemps ceux envers lesquels il éprouvait le plus de haine, leurs têtes bouillies barbouillées des entrailles et du coeur réduits en pièces étaient exposées sur des piques devant la tour de Londres pour faire régner l'effroi et que chacun pèse ses mots, chacun tremble pour sa vie, toutes les princesses d'Europe refusaient d'épouser ce bourreau, il n'y eut jamais de plus grand tyran dans toute l'histoire de l'Angleterre et le monde entier ne l'appelait plus que le Néron de la Tamise.
Quitte à me mettre à dos tous les amoureux de la série "The Tudors" : qu'on puisse faire d'un abominable assassin assoiffé de sang un personnage glamour entouré de seins ou qui découvre lui-même un sein en tenant son épée tel un instrument érotique, est absolument indécent. Verra-t-on dans quelques décennies Hitler glamourisé ?... décidément, il faut le dire : trop gentil, Henri VIII !
(La peinture d'Holbein, bien sûr, représente le vrai roi (135 kilos). La photo est tirée de la série télévisée anglaise "The Tudors", une série sur le romantisme du crime, sans doute).
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