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dimanche 14 avril 2013

Mathilde Ade, caricaturistesse

Encore plus ancienne : Mathilde Ade (1877-1953) qui a travaillé pour le journal satirique bien connu en Allemagne "Meggendorfer Blätter" et a réalisé aussi pas mal de chouettes ex-libris comme celui-ci pour un membre de sa famille qui était vétérinaire. La qualité de la reproduction n'est pas terrible mais c'est un peu le cas pour toutes les oeuvres de Mathilde Ade sur le web. Néanmoins ses oeuvres se vendent beaucoup sur ebay et des sites d'antiquaires(ses ?).
http://www.nlm.nih.gov/exhibition/ephemera/images/bookpl03.gif

 Légende sur le tableau des poupées : "sans travail pas de récompense"
(ohne Fleiß, kein Preis) et sous le dessin "Ce livre appartient à Else Lauth" (Das Buch gehört Else Lauth).

Ici un Ex-Libris pour sa mère Brunhilde Ade (une walkyrie à cheval).

samedi 13 avril 2013

Gerda Wegener, Jeanne Memmen, caricaturistesses

Après avoir trouvé d'anciennes caricaturistesses nées au tout début du 20e siècle, voilà que j'en ai trouvé deux nées à la fin du 19e siècle ! Je remonte le temps ! Peut-être Claire Villeneuve en fait-elle partie mais nous ne connaissons malheureusement pas sa date de naissance.

Ci-dessous Gerda Wegener (1889- 1940) est une caricaturiste (même si le Wiki français n'utilise pas ce mot (l'allemand, si)) qui a travaillé pour plusieurs journaux satiriques français comme Le Rire ou La Baïonnette.
Ici, l'un de ses dessins humoristiques à propos de la mode des cheveux courts apparue dans les années 1920 : "Chez le coiffeur : cheveux courts, c'est la barbe !"



La deuxième est une berlinoise, Jeanne Mammen (1890-1976) dont le nom a été donné à des arcades qui se trouvent dans le quartier de Charlottenbourg à Berlin (les arcades de Savignyplatz pour celleux qui connaitraient vaguement Berlin). En Allemagne, elle passe pour une caricaturiste mais apparemment pas en France (voir Wiki). Pourtant ses oeuvres font de toute évidence partie du genre caricatural. Ma préférée (ambiance typiquement berlinoise) :

Jeanne Mammen: Carnival in Berlin N III (Fasching Berlin N III), c. 1930, watercolor


D'autre part, elle a déjà eu l'idée de la femme sur la croix. C'était il y a tout juste 100 ans.
Sur ce blog consacré aux artistes de la République de Weimar, on trouve une bio en anglais et d'autres oeuvres. Deux femmes sont encore mentionnées : Lotte Laserstein, une peintresse, et Londa Felixmüller qui semble avoir surtout collaboré à des travaux de son mari Conrad (très connu en Allemagne). Sur ce lien la même personne (du blog "Weimar") explique que Jeanne Mammen s'est surtout attachée à montrer l'arrogance de la bourgeoisie et les conditions morales déplorables dans lesquels vivaient le peuple (et surtout les femmes).
Près des arcades Jeanne Mammen, il y aussi le café Zille. Heinrich Zille aussi s'attachait à dénoncer par ses caricatures, les conditions déplorables de vie du bas-peuple au début du 20e siècle. Intéressant de les trouver tout près l'un de l'autre dans la toponymie berlinoise !

jeudi 11 avril 2013

Claire Villeneuve, caricaturistesse féministe

Je ne doute bien que certain.e.s puristes(ses) de la langue puissent être effaré.e.s de me voir utiliser un mot comme caricaturistesse et ne pas du tout comprendre quelle nécessité je peux ressentir à créer un tel "barbarisme" avec deux suffixes qui se succèdent tels les wagons d'un petit train dont la locomotive serait à l'arrière.
Il s'agit bien entendu de personnes qui se préoccupent peu de rechercher des femmes ayant exercer telle ou telle activité ou profession sinon elles comprendraient très vite que la langue francaise ne se prête à aucune recherche de ce genre.
Obtenir des femmes caricaturistes nécessite d'utiliser deux termes "femme" et "caricature". Or des caricatures de femmes, c'est à dire des femmes que l'on a caricaturées jusqu'à en faire de véritables séries intitulées "les bas-bleus" ou la femme moderne" et j'en passe...., il y en a une quantité innombrable, et c'est donc ce vers quoi nous mène la double occurence dans notre pas belle langue quand il s'agit de chercher des femmes. C'est pourquoi ma recherche à moi s'effectue en allemand, langue qui possède, elle, son féminin pour chaque profession, dans le cas qui nous intéresse "Karikaturist" pour un homme, "Karikaturistin" (double suffixe) pour une femme.

Beaucoup ne savent pas que des féminins pour chaque profession ont existé en francais et ont été supprimé au début du XXe siècle dès que les femmes ont commencé à exercer les activités désignées par ces noms, soit en nombre plus important que dans l'Ancien Régime, soit pour "de vrai".
Pour exemple : librairesse (activité déjà exercée), mairesse et ministresse (désignaient les femmes de maire et de ministre), doctoresse, etc...

Aujourd'hui, il paraît même qu'utiliser "compositrice" est un sacrilège....

Ce tabou sur le nom de profession féminin lorsqu'il touche des domaines que veulent se réserver les hommes est très malin. Autrefois, il permettait de ne donner dans un lexique que des exemples masculins en relation avec telle ou telle profession, maintenant cela s'applique à tout le web*.
Pour cette raison, je n'ai pas trouvé la caricaturistesse ci-dessous sur le web mais ailleurs. (Les dessins sont de 1927. Je n'en sais pas plus sur la personne).

   Elle utilise d'ailleurs un mot très surprenant elle-aussi : le "ressarcissage" ! Si quelqu'un.e peut me dire ce que c'est...
TWL-2002-417.jpg L
Retour à la mosaïque   





 D'autres illustrations se trouvent ici.

*Pour trouver des femmes caricaturistes, il faut donc créer un SEUL mot !

mercredi 10 avril 2013

Lisl Weil, Edith Oppenheim-Jonas, Franziska Bilek, caricaturistesses

The Busiest Boy in Holland "The Busiest Boy in Holland" Ceci est une caricature de 1964 de la caricaturiste austro-américaine Lisl Weil (1910-2006), 'une des plus vieilles caricaturistesse que j'ai pu trouver dans mes recherches (je remonte le temps à partir d'une morte au 21e siècle). Si on clique sur le titre en anglais, on a toute la série sur la Hollande. Les images sont assez amusantes.

  J'ai aussi trouvé cette caricaturistesse : Edith Oppenheim-Jonas (1907-2001).
Légende : "prière de ne pas rester sur place". Pour celleux qui comprennent le suisse allemand et l'allemand, il y a d'autres blagues ici.



Encore plus vieille : Franziska Bilek (1906-1991), Medusa at the Hairdressers, 1943, pour le journal Simplicissimus, découverte sur ce site.


Bon, je continue mes recherches...

mardi 9 avril 2013

Les caricaturistesses sont difficiles à repêcher des oubliettes

Intriguée par le monde des caricaturistes femmes (caricaturistesses ?), j'ai fait une petite recherche sur google mais je ne crois pas que ce soit le bon endroit pour enquêter.


La seule chose que j'ai découverte est que l'architecte Edmond Guillaume (1826-1894) eut un fils (mentionné dans Wiki) et une fille (non mentionnée). Le fils est le caricaturiste  Albert Guillaume et sa soeur est citée quelquepart à côté de propos misogynes dans un ouvrage en PDF sur la caricature sous le nom de Mme Lamy. Elle était, semble t-il, aussi caricaturiste. Mais, bien sûr, impossible d'en savoir plus, ni même de trouver une caricature d'elle. Pourtant comme on peut le voir sur ce dessin du berlinois Heinrich Zille, il y avait des femmes dans les écoles d'art à cette époque. Mais comme c'est encore le cas aujourd'hui, on voyait ensuite peu d'artistes femmes dans les catalogues et encore moins dans les grandes expositions. Sans parler des musées. Et quant aux caricaturistesses, alors là, il est quasiment interdit de dire qu'il y a en eu avant notre ère.


dimanche 7 avril 2013

Gesina ter Borch, peintresse et dessinatrice humoristique


Gesina ter Borch (1631-1690) a l'air d'avoir été une rigolote d'après les dessins et peintures que j'ai trouvés d'elle mais de là à pouvoir restituer chaque légende ou raconter sa vie, (j'ai juste cru comprendre qu'elle est née à Zwolle en Oberjissel dans un milieu d'artistes et qu'elle a commencé par faire de la calligraphie avant de se tourner vers l'aquarelle et la peinture) je suis bien en peine de le faire étant donné que je ne comprends que très très approximativement le néerlandais.

                                                            


Là on a un homme armé d'un tisonnier se battant avec une femme armée d'une pantoufle. Voilà une scène de "genre" qui mérite bien son nom ! Et que dire de l'étonnante scène des petites filles déféquants en pleine rue sous l'oeil indigné d'un bourgeois de passage (à moins qu'il n'ait lui-même déféqué et ne soit en train de remettre ses braies) ?



                                                        Autoportrait de l'artiste, 1661
File:Children relieve themselves, by Gesina ter Borch.jpg



 Detail uit "Drinkende vrouw en slapende man". Gesina heeft model gestaan voor deze vrouw = cette peinture est un détail, Drinkende vrouw : femme buvant. Gesina est son propre modèle (si j'ai bien compris).

Ajout du 9.4 : en fait, le portrait à l'huile est du père de Gesina ter Broch. Il utilisait sa femme comme modèle et on la trouve représentée dans presque tous ses tableaux.