J'ai voulu me rendre à pied sur place, hier, afin de faire mes propres photos* en extérieur du temple de la consommation de chair féminine que Virginie Despentes envie tant aux allemands, mais l'accès est tellement sécurisée qu'une petite souris ne pourrait s'y glisser. Un oiseau peut-être ?
Il est impossible d'approcher l'endroit même de quelques centaines de mètres sans voiture.
Tiens? Pourquoi tant de précautions ? N'est-ce pas pourtant une "industrie comme une autre" ?
Si se prostituer c'est faire l'amour quand on veut avec qui on veut, le nombre de gens qu'on veut et comme on veut, l'industrie de "l'amour" ne devrait pas tant se montrer pudique et devrait même arborer sans se gêner l'insigne chère aux années de libération sexuelle : "Peace,Love and Freedom" !
Les prostituées d'Artemis devraient se déplacer dans les écoles pour expliquer aux enfants dans quel univers de liberté idyllique elles ba(e)ignent à longueur de journées et bien leur faire comprendre à ces petits qu'il ne faut pas stigmatiser bêtement une profession si honorable, enfin quoi !
D'ailleurs "proxénète" dont d'aucune s'offusque d'être "traiter de", dans ce contexte de joie et de liberté décrite par l'offusquée elle-même pour des femmes qui, je cite "n'ont pas la chance de gagner leur vie en faisant un métier épanouissant" n'est-ce pas une activité hautement féministe? Mettre amoureusement les économies de côté de femmes tellement éprises d'amour qu'elle n'arrête plus de le faire du matin au soir avec tout le monde, n'est ce pas hautement altruiste? Elles font l'amour tout le temps, ces nymphes éprises d'étreintes ininterrompues, alors, qui va s'occuper des basses contingences, paperasses et gestion de l'argent, hein?
Il faut bien que quelqu'UN le fasse !
Bref, dans ce paradis terrestre, le proxénète et le client sont des parfaits serviteurs de ces reines de l'amour que sont les prostituées et de quoi se plaint-on?
Je reviens donc bredouille de photos et vous reparle plutôt de la Diane de Jean Goujon qui a craqué pour le voyeur Actéon. Elle ne lui en veut plus de l'avoir surprise au bain, au contraire. Elle l'a transformé en cerf, certes, mais elle ne l'a plus fait dévorer par ses chiens. Elle lui témoigne maintenant sa tendresse, passe son bras autour de son cou. Car l'homme transformé en bête, c'est tellement érotique. Et les toutous dociles remuent bravement la queue. C'est le règne de la sensualité animale et femelle.
Tiens, il paraît que ce groupe est le premier grand nu de la sculpture francaise. On commence comme ça...

D'ailleurs des reproductions de ce groupe n'ornent-elles pas traditionnellement quelques hôtels de passe par ci par là ?
* j'ai demandé au compagnon habituel de mes safaris photos s'il voulait m'accompagner, mais quand je lui ai indiqué le lieu qui m'intéressait, il a curieusement répondu d'un ton qui n'admettait pas de réplique : "sans moi". J'ai trouvé étrange que la noblesse de ce lieu l'attirât si peu ! Qu'est ce qui peut bien le rebuter tant ? C'est incompréhensible ! Il n'a pas lu Elisabeth Badinter et Virginie Despentes, ça doit être pour ça !