vendredi 6 juillet 2012

Affaire Sibylle de Valois (suite)

A picture of Marguerite Valois, first wife of King Henri IV of France


Tania du blog Textes et prétextes, que je recommande fort aux amateurs/trices de littérature pour sa grande qualité de présentations (toujours magnifiquement illustrée) des livres les plus passionnants, a, contrairement à moi, reçu une réponse des éditions folio à sa plainte concernant l'étrange couverture de "La reine Margot" illustrée avec une peinture de Cranach représentant la duchesse Sibylle de Clèves. Voilà le contenu de la réponse :

Chère Madame,
Je vous remercie pour votre message. J'ai bien lu l'article du blog que vous m'avez indiqué, ainsi que les commentaires. Les couvertures de Folio, et tout particulièrement de Folio classique, sont rarement illustratives. Elle sont évocatrices d'une atmosphère, d'une idée, d'un message. Il ne s'agit de privilégier ni la vérité historique, qui n'est pas le propos principal d'une oeuvre de fiction, ni la beauté, bien discutable de manière générale. La reine Margot de Dumas n'est pas simplement l'héroïne historique: elle est aussi et surtout un personnage de fiction, recréé et rêvé par Dumas. Nulle démagogie de notre part quand nous illustrons La Reine Margot par une magnifique photo de Jeanne Moreau dans le film de Jean Dréville de 1954, dans notre ancienne édition de l'oeuvre. Nulle erreur historique quand, dans notre nouvelle édition du roman, nous l'illustrons par un autre personnage. Nous refusons simplement les lectures au pied de la lettre. Et nous appliquons ce principe aux personnages féminins comme masculins: pour illustrer Jeanne d'Arc de Michelet nous mettons une photo de Jean Seberg dans le film d'Otto Preminger, Sainte Jeanne; pour illustrer Henry V de Shakespeare, nous ne choisissons pas un portrait du roi Henri V mais une miniature médiévale représentant deux chevaliers. Enfin, quant à la question du féminisme, il est mal à propos d'accuser une profession, celle d'éditeur, mais aussi de graphiste et d'attaché de presse, particulièrement féminisée, notamment chez Gallimard. Nous sommes sensibles à la question des femmes comme à celle de toutes les minorités, attentifs à ce que nos couvertures ne heurtent aucune sensibilité, sans pour autant nous interdire de susciter la réflexion. Et nous ne mettons pas de politique dans des domaines, la littérature et l'art, qui ont souvent pour rôle de transcender les préoccupations politiques et communautaires. 
En vous remerciant de votre intérêt pour notre collection, je vous prie d'agréer, chère Madame, l'expression de mes meilleures salutations.

Nous apprenons donc que les images de couverture, chez folio, sont :

"rarement illustratives" : sans doute est-ce pour cela qu'elles s'appellent "illustration de couverture" mais la personne qui écrit la lettre a sûrement voulu dire "explicative" ou "représentative", soit...."rarement" ? Est-ce à dire qu'elles le sont parfois ? Quels sont alors les critères permettant d'avoir sur la couverture de ce livre un portrait de la reine Margot ou une image "évoquant" le contexte véritablement historique ?

"évocatrices d'une atmosphère, d'une idée, d'un message" en effet, ici, le message doit être "la reine Margot était une petite fofolle de 14 ans au nez mutin et aux yeux en amande qui laissait ses cheveux roux étalés sur ses épaules et se couronnait d'une plume attachée à une couronne de fleurs tressées façon indienne mais avec la plume par devant et s'habillait comme une allemande du temps de son arrière-grand-mère". Or le problème c'est qu'il s'agit là d'une femme ayant réellement existé et qui s'appelle Sibylle de Clèves.
Sibylle de Clèves n'est ni un atmosphère, ni une idée, ni un message, elle est aussi un personnage historique.

La reine Margot ne serait pas, je cite :

"simplement l'héroïne historique..." il semble y avoir ici confusion entre Marguerite de Valois et Jeanne d'Arc. Marguerite de Valois n'a jamais été considérée comme une "héroïne historique" mais comme un personnage historique, ce n'est pas la même chose. Elle n'a pas d'actes héroïques à son actif. Elle a marqué son époque de différentes façons sans sacrifices spectaculaires mais avec une présence certaine. Seulement voilà, la phrase n'aurait plus fonctionné si notre correspondante des éditions folio avait utilisé le mot "personnage", cela aurait donné la phrase suivante : "La reine Margot de Dumas n'est pas simplement le personnage historique : elle est aussi et surtout un personnage de fiction" voilà qui dévoilerait le véritable sens de la pensée de l'équipe folio. Pour elle, Marguerite de Valois est essentiellement un personnage de fiction. Voilà ce qu'elle veut nous dire. Et en effet, c'est bien le reproche qui est fait ici c'est de rendre de plus en plus fictif un personnage historique qui a existé, au besoin en gommant son visage pour un mettre un autre à la place.

Marguerite de Valois serait donc :
 
"un personnage de fiction, recréé et rêvé par Dumas". Tiens, ici apparaît le mot personnage. Marguerite de Valois ne serait donc pas une figure historique mais la marionnette de Dumas. Or c'est faux. Alexandre Dumas ne raconte rien sur Marguerite de Valois qui soit plus faux que ce qu'il raconte sur Charles IX, Henri de Navarre, Catherine de Médicis, Gaspard de Coligny et tous les personnages les plus historiques de ce roman. De plus, Dumas s'appuie sur les "Mémoires" de Marguerite de Valois,  "Mémoires" sans lesquelles il n'aurait jamais écrire ce roman, raison pour laquelle il lui rend hommage en intitulant son oeuvre "La reine Margot", alors qu'elle parle très peu de la reine Margot et beaucoup plus d'Henri de Navarre. Mais les anecdotes comme celle où la Mole arrive tout ensanglanté dans la chambre de Marguerite la nuit de la Saint-Barthélémy est l'une de celles que Dumas a emprunté aux Mémoires de M. de V., ainsi que l'atmosphère d'intrigues, les problèmes entre mère et fille, le caractère influençable de Charles IX, la maîtresse mise dans le lit du roi de Navarre, etc. Tout cela Dumas le tient de Marguerite de Valois en personne. Il n'a donc rien "rêvé", juste brodé d'après ces sources et mis en scène.
Dumas n'est pas une sorte de Pygmalion qui aurait inventé Marguerite de Valois mais c'est bien plutôt Marguerite de Valois (et Brantôme) qui a (ont) fait de Dumas le romancier de "La reine Margot".

Ainsi la représentation de "Margot" sous les traits de Sibylle de Clèves est doublement une imposture.

"Nulle démagogie de notre part quand nous illustrons La Reine Margot par une magnifique photo de Jeanne Moreau dans le film de Jean Dréville de 1954" non seulement personne n'a parlé de "démagogie" mais personne n'est dérangé par le fait qu'une actrice ayant interprété la reine Margot figure sur la couverture du roman du même nom. Quel rapport avec la plainte ? En tout cas, aucun avec Sibylle de Clèves qui n'a jamais fait de cinéma et encore moins interprété le rôle de Marguerite de Valois, qu'elle n'aurait pas pu connaître puisqu'elle est morte un an après sa naissance ! 

Pour illustrer sa soi-disant absence de sexisme, la correspondante de chez folio utilise, un argument de poids (c'est de l'ironie) :
"pour illustrer Henry V de Shakespeare, nous ne choisissons pas un portrait du roi Henri V mais une miniature médiévale représentant deux chevaliers" deux chevaliers anonymes, oublie t-elle de préciser ! Or Sibylle de Clèves, encore une fois, n'est pas anonyme ! Quant à Henri V, il ne fait pas partie de l'histoire de France. Marguerite de Valois, si.

D'après notre argumentatrice, les femmes seraient par essence féministe, donc il n'y a pas de sexisme dans la démarche  :
"quant à la question du féminisme, il est mal à propos d'accuser une profession, celle d'éditeur, mais aussi de graphiste et d'attaché de presse, particulièrement féminisée" la dame n'a pas l'air au courant que le féminisme n'est pas associée à la féminité et que "femme" n'est pas synonyme de "non-sexiste à l'égard des femmes". Nous avons assez d'exemples de femmes qui travaillent avec autant d'acharnement à l'oppression des femmes que si elles étaient des hommes !

"Nous sommes sensibles à la question des femmes comme à celle de toutes les minorités (sic) (il y a 52% de femmes sur la planète), attentifs à ce que nos couvertures ne heurtent aucune sensibilité, sans pour autant nous interdire de susciter la réflexion." En tout cas , la minorité des allemand.e.s qui serait en droit de demander ce que fait "leur" Sibylle de Clèves sur le roman de Dumas n'a pas tellement été prise en compte. Oui, cette couverture "suscite" en effet "la réflexion" suivante : il est tout à fait préjudiciable à ladite "minorité" qui n'en est pas une mis à part dans l'esprit des machistes, de profiter d'un roman pour enterrer un peu plus la véritable identité de femmes qui ont réellement existé sous le prétexte qu'elles nous sont à peine connues.
Il serait peut-être temps de comprendre qu'il faut au contraire restituer à chacune son histoire et rendre enfin à Galla Placidia ce qui appartient à Galla Placidia.

Et le meilleur pour la fin :
"Et nous ne mettons pas de politique dans des domaines, la littérature et l'art, qui ont souvent pour rôle de transcender les préoccupations politiques et communautaires". Se plaindre de cette couverture serait donc une démarche atrocement politique alors que le roman n'est là que pour divertir et faire rêver. Admirons la subtilité du vocabulaire "transcender les préoccupations politiques et "communautaires" : les féministes deviennent une "communauté"...pourquoi pas un secte ? C'est ce que cela semble sous-entendre).

Faux raisonnement car l'art possède de fait une dimension morale et politique. Il n'y a pas de barrière entre l'art d'une part et la politique et la morale d'autre part. Le premier à le démontrer est Dumas lui-même qui a, certes, pris de grandes libertés avec l'histoire mais pas au point d'effacer tout repère.
Et d'ailleurs pourquoi la dénonciation du sexisme devrait-elle se cantonner dans le domaine politique ?

 Or nous sommes dans la société de l'Oréal où faire rêver veut dire posséder une abondante chevelure rousse répartie librement sur les épaules. On est dans la logique l'Oréal pour qui les femmes ont à être jeunes et interchangeables et de préférence anonymes. Les repères historiques, moraux et politiques n'ont plus la moindre importance dans le monde de l'Oréal. Seuls comptent le profit.
Ceci est éminemment politique et particulièrement (im)moral.

Enfin, j'aimerais poser cette question à ces messieurs-dames des éditions folio : avez-vous lu la reine Margot ? Que penserait à votre avis Alexandre Dumas lui-même du choix  de votre couverture ? Pas sûr qu'il aimerait. C'était un homme qui AIMAIT L'HISTOIRE, lui, messieurs-dames, et la respectait bien plus que ça. Sans quoi il n'aurait pas écrit des romans historiques, évidemment !





 Cette couverture est celle de l'exemplaire du roman que je possède personnellement. Voilà une couverture que j'appelerais "évocatrice". Les vêtements sont d'époque, et l'attitude des personnages "évoquent" le contexte de la Saint-Barthélémy. Rien à redire. 
La Reine Margot



Die Jugend des Königs Henri ...
Ceci est la couverture d'un roman classique allemand : "La jeunesse du roi Henri IV", de Heinrich Mann.
Tiens, c'est bizarre. C'est le portrait d'Henri IV qui orne la couv'...Cela dit, il y a des couvertures de ce roman sans Henri IV, parce qu'il n'est pas connu en Allemagne. Néanmoins on ne l'a pas remplacé par un allemand (ou un autrichien, un hongrois, un tchèque, etc.) qui pourrait être son arrière grand-père !
[Pour les personnes qui ne le sauraient pas : Marguerite de Valois fut mariée à Henri IV].

(Illustration du haut : Marguerite de Valois avec une toque d'homme (Brantôme raconte qu'elle aimait porter des toques d'homme. Dans "Les dames galantes" il dénigre les femmes qui s'habillent en homme mais fait une exception pour Marguerite de Valois pour laquelle il a une énorme considération. S'il savait ce que l'on en fait aujourdhui...).


Conclusion : achetez le roman aux éditions "J'ai Lu" !

12 commentaires:

  1. Super analyse de la lettre dont s'est tout de même fendu l'éditeur ! C'est insensé ces femmes qui te répondent (ça m'arrive très régulièrement) qu'elles ne peuvent en aucun cas être sexistes car elles sont femmes. Ton analyse va me servir : effectivement, une femme n'est pas "essentiellement" féministe, ni même génétiquement ! Si seulement ça se pouvait : la face du monde en serait changée !
    Marrante la remarque que "les couvertures de Folio sont rarement illustratives" ! Elle doit confondre avec la Série Noire couverture culte noire et jaune des débuts, bordure blanche avec seulement le titre dessus, devenue collector. Maintenant, il faut se tamponner des illustrations illustratives laides et cheap ! Avis personnel.

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  2. Merci Hypathie. Oui, en effet, partir du postulat qu'être femme c'est être féministe est un classique du genre. Surtout pour parler ensuite des femmes comme d'une minorité ! Une féministe regarde le sexisme en face. Les autres sont dans un déni variable selon la tendance.
    Il paraît qu'Alexandre Dumas fils aurait été le premier à utiliser le nom de "féministe" et aurait écrit dans l'une de ces oeuvres : « Les féministes, passez-moi ce néologisme, disent : Tout le mal vient de ce qu'on ne veut pas reconnaître que la femme est l'égale de l'homme, qu'il faut lui donner la même éducation et les mêmes droits qu'à l'homme ».


    Pour ce qui est de la couverture "illustrative", c'est l'éternelle (enfin pas si vieille que ça quand même) querelle de l'illustration vs art. Mais le vrai problème n'est pas là. Marguerite de Valois en tant que personnage historique d'importance non négligeable a droit à des limites dans le traitement non-illustratif et la limite est dépassée, là.

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  3. Ah, bon...(ceci pour la réponse)
    Moi c'est la phrase "Nous refusons simplement les lectures au pied de la lettre" qui m'a fait plus que sursauter!
    À surveiller de près donc les illustrations, je m'en vais faire un tour de mes bibliothèques personnelles!
    Merci Euterpe.

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  4. A Colo : en effet, sans m'en rendre compte, j'ai sauté cette phrase !
    Elle insinue que nous sommes trop simplet.te.s pour comprendre la "démarche" artistique ! Ben voyons.

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  5. Brillante analyse d'une lettre médiocre, voire intellectuellement malhonnête. Je passerai aussi au crible toutes les couvertures - Histoire de...

    Bon, surveillons aussi sur l'autre feu si les Pénéloppe baillantes s'enflamment à ma réaction rigidabolo (je vous la mets ici, si vous avez la flemme d'allez voir mon blog - et si tu permets Euterpe)

    "De mon avis, il se trouve que le principe d’abolir les privilèges n’a pas trouvé sa fin logique : les seigneurs ont du baisser la garde sur les servitudes, les serfs ont été libérés ! cocorico

    Quid de la serve ? que dalle !
    Alors les filles, on doit finir le boulot, inspirées par Olympe, la demi-mondaine (?) qui « bénéficia » ultima perfect, des bons offices des seigneurs restant ! http://susaufeminicides.blogspot.fr/p/olympe.html

    Quelle est la liberté de choisir son maître ? En Afrique aussi, ils m’ont dit, on aimait bien les portugais (coloniaux) ; est-ce pour cela que l’on trouverait normal de ne pas abolir l’esclavage de traite ? Il suffit de privilèges phallocrites, tout au service des mêmes, prostitution féminine, masculine et enfantine, toujours révérence devant le lingam ! Allez, arrêtons de nous bousculer pour savoir qui sera la meilleur astiqueuse. http://susaufeminicides.blogspot.fr/p/etienne.html

    Et surtout, pour ma part « the last but not the least », je refuse qu’un jour un tribunal me dise, mais madame, votre fille et votre fils… Déjà que je n’ai que mes yeux pour pleurer ! http://susaufeminicides.blogspot.fr/2012/03/feminicides-prostitutionnels-aggraves.html »

    Mais aussi les paillettes strassistes, lancées au visage de toutes, sont bien vulgaires sur un crêpe georgette, éparpillées par des ultraminoritaires libérales qui non contentes de pouvoir se déclarer aux impôts exigeraient en plus un statut de prestation de service, pour mieux gagner – et au passage liquider un peu plus le code du travail et les droits des femmes ?"

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    1. Bravo Christine ! :) Voilà qui est envoyé !

      Pour explication aux autres commentateurs/trices, Christine GMD appelle "Pénélopes bâillantes" la blogueuse crêpe georgette et ses ami(e)s qui revendiquent haut et fort la "non-abolition" de la prostitution (mouvement anti-abolitionniste rebaptisé "non-abolitionniste" pour ne pas faire "anti") et sur le blog de laquelle elle a laissé le commentaire sus-cité.
      Depuis la déclaration de la ministre Najat-Belkacem sur l'abolition de la prostitution les anti-abolitionnistes ne tiennent plus en place.

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  6. Les libertés prises avec le respect de l'Histoire sont étonnantes.

    J'ai envie de dire : ah bon! Alors il ne faut plus faire confiance:pour moi, il s'agit de manipulation d'image (justification après coup?).
    En tous cas, à propos de la reine Margot,cet album t'intéressera peut-être ainsi que ceux qui traitent du sujet:
    http://alienor.multiply.com/photos/album/122/122

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  7. A Maïté/ Aliénor : quand il s'agit d'un personnage historique féminin mort depuis longtemps et que l'oeuvre qui en parle est tombé dans le domaine public parce que l'auteur/trice est lui/elle-même mort.e depuis longtemps alors on peut s'attendre à tout sauf à du respect.

    J'ai fait un petit tour sur ton lien : magnifique ! Je vais retourner y mettre un commentaire, cela me plaît beaucoup, merci !

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    1. Je pense que tu auras du mal à mettre un commentaire car pour cela il faut s'inscrire. mais savoir que cela t'intéresse me fait plaisir. J'avais bénéficié de bonnes conditions pour avoir infos et photos de ce château et j'avais aussi adoré cette visite.
      Si tu souhaites me faire part d'un commentaire, tu peux le faire ici si c'est plus simple pour toi. je viendrai le lire.
      Merci.

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    2. Oui j'ai voulu mettre un commentaire et je me suis heurtée à une "douane":)
      J'aime beaucoup le jardin et en fait je voulais poser une question sur la bambouseraie. On dirait qu'elle est très ancienne. Est-ce juste une impression ou pas ?

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  8. Excellente analyse, Euterpe, tu montres bien les failles du discours quand il sert à masquer une légèreté sinon une erreur. C'est une fuite en avant.
    J'espère que tes billets feront tout de même réfléchir davantage l'éditeur quand se présentera un autre cas de figure ;-)
    Guère de temps pour tout lire sur la blogosphère pour l'instant, mais je reviendrai.

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    1. Merci Tania. J'espère aussi que quelque chose restera dans l'esprit des concepteurs/trices de couvertures. Madame Blanche C. m'a laissé un commentaire signé comme tel sur le premier billet (si tu as un moment, tu pourras le lire). Le même argument de la substitution du visage du personnage avec celui de son(ses) interprète(s) au cinéma est utilisé pour se justifier.
      Or un visage d'interprète est perçu comme un hommage. Un visage emprunté arbitrairement n'est plus un hommage mais une insulte.

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