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mardi 25 septembre 2012

Actions topless à travers les âges : 5. Eléonore d'Angleterre

"Renaud II était marié avec Eléonore [ou Aliénor], la sœur du roi Édouard III d'Angleterre. Leur mariage n'était pas heureux alors, à un moment donné, Renaud répandit une rumeur selon laquelle Eléonore était lépreuse. Sur ce, Eléonore apparut brusquement lors d'une fête que Renaud donnait au château de Barberousse et découvrit sa poitrine devant les invités! Elle sut ainsi démentir les propos de son mari".

(Source)

Wiki : "Elle [Aliénor] épousa Renaud II de Gueldre dit « le noir » à Nimègue en 1332. Le mariage fut arrangé par une cousine de sa mère, Jeanne de Valois (1294-1352). Son fiancé, connu pour être sombre en couleur comme en caractère, était veuf et avait déjà eu quatre filles. Il était connu pour avoir fait emprisonner son père Renaud Ier de Gueldre pendant plus de six ans. Elle lui donna deux fils.
Fichier:Eleonor Provence.jpg
Cependant, sans doute à cause de son enfance malheureuse, elle devint nerveuse et soucieuse à l'extrême de plaire à son mari, qui s'en lassa et la renvoya de la cour en 1338, prétextant qu'elle était lépreuse. Il voulut ensuite faire annuler le mariage. Mais Aliénor revint à la cour pour contester l'annulation, et n'hésita pas à se déshabiller pour prouver qu'elle n'avait pas de lèpre et obliger son mari à la reprendre auprès de lui. Il mourut après une chute de cheval le 12 octobre 1343".

samedi 13 août 2011

Résultat du tag : 17 - liratouva est....

Laure (personnage du XIVe siècle dont l'existence reste contestée)

Tag de la Renaissance.

Quelle femme de la Renaissance êtes vous, au fond de vous-même?
Invitée par Margotte à participer au tag culturel de l'été créé par Euterpe et lancé par Daniel, mon choix est dû essentiellement à mon amour de la poésie.
Il s'agit de Laure, l'amour idéalisé de Pétrarque (1304/1374)
Les 366 poèmes qu'il composa pour elle dans son Canzoniere étaient alors connus de tous les humanistes de ce début de la Renaissance italienne
C'est ainsi qu' avec Tristan et Iseut, Roméo et Juliette, Dante et Béatrice, il y eut aussi Laure et Pétrarque.

Béni soit le jour, bénis le mois, l'année
Et la saison, et le moment et l'heure, et la minute
Béni soit le pays, et la place où j'ai fait rencontre
De ces deux yeux si beaux qu'ils m'ont ensorcelé.

Et béni soit le premier doux tourment
Que je sentis pour être captif d'Amour
Et bénis soient l'arc, le trait dont il me transperça
Et bénie soit la plaie que je porte en mon coeur

Bénies soient toutes les paroles semées
A proclamer le nom de celle qui est ma Dame
Bénis soient les soupirs, les pleurs et le désir.

Et bénis soient les poèmes
De quoi je sculpte sa gloire, et ma pensée
Tendue vers elle seule, étrangère à nulle autre.

Ce poème en italien est Ici.
Le plus dur reste à faire: je propose ce tag à qui n'est peut-être pas ou plus en vacances : Moka, Pascale, Voyelle et Consonne, edencoon, Lystig,

Publié par liratouva le 13.8.2011 copié/collé par Euterpe

Laure a t-elle existé ?

Pétrarque écrit : « Laure, illustre par ses vertus et fort célébrée dans mes vers, m’apparut pour la première fois pendant ma jeunesse en 1327, le 6 avril dans l'église Sainte-Claire à Avignon, à la première heure du jour ; et dans la même cité dans le même mois, au même sixième jour et à la même première heure en l’an 1348, cette éclatante beauté fut soustraite à la lumière alors que j’étais à Vérone, bien portant, ignorant hélas de mon malheur ! Mais la malheureuse nouvelle me fut apportée à Parme par une lettre de mon ami Louis dans le dix-neuvième jour du mois suivant. Ce corps si beau et si chaste de Laure fut enseveli au couvent des frères mineurs, le jour même de sa mort à vêpres. »
sur Laure qui serait l'aïeule du marquis de Sade lire ici

Cela dit voilà encore un hors sujet mis à part que les vers de Pétrarque sont très lus au XVIe siècle, nous sommes deux siècles en arrière.
Merci quand même beaucoup Liratouva !

vendredi 2 juillet 2010

Margarete la p..., duchesse du Tyrol





Margarete du Tyrol n'est pas un personnage du XVIe siècle mais du XIVe. Cependant une femme sur laquelle on a jeté l'opprobe reste plus longtemps dans la mémoire collective qu'une autre. On ne cesse de rappeler son existence. Histoire que l'on sache ce qui peut vous arriver si vous sortez des sentiers battus et, par exemple, vous preniez la liberté de...reprendre votre liberté, justement ! En effet Margarete, chassa son antipathique mari qui la maltraitait et avait intrigué pour lui dérober le pouvoir qui lui revenait à elle seule. En effet, elle était l'unique et complète héritière du Tyrol à la mort de son père. Aussitôt après s'être défaite du despote, elle prit un autre mari bien que l'annulation de son mariage ne fut pas encore prononcé par le pape qui, scandalisé, l'excommunia. La population tyrolienne se félicita du choix de leur souveraine pour Louis de Brandebourg car le couple leur octroya toutes sortes de droits et de libertés améliorant ainsi leur existence. Plus tard Margarete sera absous de son excommunication par un nouveau pape mais cela ne suffira pas à empêcher qu'elle soit surnommée "Maultasch" ce qui veut dire "gueule-sac" et signifie en argot de l'époque : "prostituée".

L'ignoble portrait qui n'est même pas une caricature mais une pure insulte est de Quenti Metsys et daté de 1525/30 soit 160 ans environ après la mort de cette souveraine qui n'a tué personne et tâché de soulager le peuple de ses maux. Cela ne dura pas longtemps car les Habsbourg lui arrachèrent ses possessions à la mort de son fils. Mais pour ce qui fut de la diffamation elle ne put plus s'en défaire. Janet Munsil en fit une pièce de théâtre : The Ugly Duchess

lundi 31 mai 2010

Neuf preux et neuf preuses

Au XVIe siècle, on comptait au nombre des merveilles du monde la chapelle des Marquis du Castello della Manta à Saluces sur les murs de laquelle s'étale l'immense fresque du XIVe siècle dite des neuf Preux et des neuf Preuses. Les preuses ainsi représentées sont les reines : Sémiramis (de Babylone), Thomyris (des Massagètes), Teuca et Déiphylle , les Amazones : Penthésilée (reine des Amazones),Ménalippe, Lampétho, Hyppolitè et Cinopé. Les preuses sont d'habitude représentées en guerrières casquées portant l'armure et brandissant armes et écus armoriés. Cette imagerie des femmes fortes avaient beaucoup de succès en ce temps et on en trouve d'autres représentations un peu partout dans le monde chrétien. Dans cette fresque, on a attribué aux marquis et aux marquises de Saluces un preux ou une preuse censé être leur pendant moral. A propos du terme "preuse" : Au XVIe siècle, il ne serait venu à l'idée de personne de laisser les mots célibataires et tous les noms quels qu'ils soient et quelle que soit la fonction qui s'y associait, avaient leur féminin : l'abbé, l'abbesse, le bailli, la baillive, le maire, la mairesse, le connétable, la connétable, le peintre, la peintresse, le poète, la poétesse, l'empereur, l'emperesse (l'impérator, l'impératrice), etc... même si la femme ainsi nommée ne l'était souvent qu'en tant qu'épouse. Depuis qu'il est prouvé scientifiquement qu'Eve ne saurait avoir été créée à partir d'une côte d'Adam, le sexisme a quitté le domaine de la science pour s'en prendre à la langue et éradiquer ses formes féminines là où certaines fonctions alors simplement représentatives sont devenues bien réelles. A ce propos "La Papesse" de Sönke Wortmann (2009) est un excellent film sur le génie féminin et sa difficulté à en faire profiter le monde.