mercredi 27 février 2013

Caliban and the witch - Caliban et la sorcière

Silvia Federici n'est pas connue en France et je n'ai malheureusement pas la possibilité de traduire cette vidéo ni le wiki parlant d'elle. Je les publie tout de même pour la faire connaître et avec l'espoir que quelqu'un.e aura le temps (qui me manque terriblement en ce moment) de faire quelque chose de cette information.


Le livre (Caliban et la sorcière : Femmes, corps et accumulation primitive : édition anglaise, 2004, édition espagnole, 2010, édition allemande, 2012, à paraître aux éditions Senonevero en France en 2013) de Silvia Federici vient donc d'être traduit en allemand.

Ajout du soir avec présentation du livre par Europe Solidaire sans frontière :

La leçon politique à tirer de « Caliban et la sorcière » consiste en ce que le capitalisme, en tant que système économique et social, est nécessairement liée au racisme et au sexisme.
Le capitalisme doit justifier et mystifier les contradictions intégrées dans leurs relations sociales qui le sous-tendent :
  • la promesse de liberté, face à la réalité de la contrainte généralisée,
  • la promesse de prospérité, face à la réalité de la privation massive…
    … tout en dénigrant la « nature » de celles et ceux qu’il a exploité : femmes, sujets coloniaux, descendants d’esclaves africains, immigrants, personnes déplacées par la mondialisation.
Ainsi, au cœur du capitalisme, il n’y a pas seulement une relation symbiotique entre salariat et esclavage, mais nous nous pouvons aussi déceler une dialectique entre accumulation et destruction de formes de vie ; un anéantissement dont les femmes ont payé le prix fort, à travers leur corps, leur travail, leur existence.

Ce livre montre que ce ne fut pas une entreprise facile que de transformer les humains en salariés ou en esclaves, ni d’enfermer les femmes à la maison, soumises à l’autorité des hommes. Federici explique comment et pourquoi s’est produite la soumission de la vie aux lois du marché capitaliste. Son étude fournit les clés pour comprendre la formation du système. Ce travail permet, par la même occasion, de relire l’histoire sous une optique matérialiste, depuis le Moyen Age jusqu’à la modernité : l’émancipation des paysans qui ont survécu à la peste noire, la politique délibérée d’expropriation des terres, le véritable génocide contre les femmes qu’a été la chasse aux sorcières, puis l’imposition de la vision mécaniste du corps humain – autant d’éléments qui nous ont conduit vers une discipline stratégique, où les forces de la nature ont été domestiquées au profit de l’accumulation capitaliste…

De l’émancipation de l’esclavage jusqu’à l’hérésie subversive, un fil rouge traverse l’histoire de la transition du féodalisme au capitalisme. Le triomphe des pouvoirs étatiques et l’émergence de la formation sociale qui finira par prendre le nom du capitalisme, n’ont pas eu lieu sans recourir à une violence extrême. L’accumulation capitaliste primitive a exigé l’écrasement des mouvements plébéiens, urbains et paysans, qui avaient mis en œuvre diverses expériences de vie communale et de répartition des richesses, généralement sous la bannière d’hérésies religieuses. Leur anéantissement a ouvert la voie à l’expropriation, à la formation de l’Etat moderne et à la privatisation des terres communales, à la conquête et le pillage de l’Amérique, à l’ouverture du commerce des esclaves… dans une guerre de grande envergure contre toutes les formes de vie et de culture populaire qui ciblait les femmes, leur autonomie et leur corps, comme un objectif de toute première importance. Leur asservissement devenait un socle indispensable à l’architecture du nouveau système.

À travers son étude de la chasse aux sorcières, Federici, non seulement décrypte l’un des événements les plus indicibles de l’histoire moderne, mais met en lumière un épisode qui est au cœur d’une dynamique puissante de condamnation sociale dirigée sur le corps, la connaissance et la reproduction des femmes. Ce travail suppose également la prise en compte de voix inattendues (celles des subordonnés, Caliban et la sorcière), qui résonnent encore fortement aujourd’hui dans les luttes permanentes contre la violence originelle.

***
Rappelons ce que veulent les femmes : une société sans violences, fondée sur l’égalité. Une société dont le but serait le bonheur de l’ensemble de la population et non l’accumulation de richesses aux mains d’une poignée de privilégiés. Les racines de la violence contre les femmes nous montrent la voie à suivre pour déconstruire ce que le système a installé dans nos sociétés pour soumettre notre corps - et dominer la nature dans son ensemble. Comprendre ses mécanismes nous donne les moyens de restaurer le sens commun, le respect de la vie, la justice, et de fixer de nouvelles formes collectives d’organisation sociale. Voici donc un travail fournissant, enfin, les moyens de comprendre et d’entamer la lutte pour récupérer ce qui a nous été volé...

Silvia Federici est professeur à l’Université Hofstra à New York. Militante féministe depuis 1960, a participé à des discussions internationales sur le statut et la rémunération du travail domestique. Durant les années 1980, elle a travaillé également comme enseignante au Nigeria, où elle a été témoin d’une nouvelle vague d’attaques contre les biens communs, en Afrique.

Sylviane DAHAN
Banyoles, 27/8/2011

Sur des nouvelles du front, une interview de Silvia Federici.

Ajout du 2 mars : pour rendre à Galla Placidia ce qui est Galla Placidia, c'est à Adèle que je dois cette info de première main. Merci à elle ! 
A ce propos, j'ai entré quelques petites modifications dans les dates des représentations publiées sur le billet "Copines" que je viens à l'instant d'actualiser.

mardi 26 février 2013

Au secours.

Osgar, Oskar, Asgeirr, Ansgar, Oskari,....Oscar sont des dérivés d'un prénom germanique signifiant "divinité avec une lance" (démiurge avec un phallus ?) ou "sous la protection de Dieu" ou "celui que Dieu protège".

Il ne possède aucun équivalent féminin.

Cette statuette adorée (et dorée) de notre civilisation contemporaine, est une récompense. Un trophée.

Qu'est ce qu'il représente ? Un personnage masculin aux proportions parfaites plus musclé qu'un mâle humain ordinaire. On dirait une sorte de maître étalon de la virilité. Sans cheveux. Car la calvitie est associée à une forte production de testostérone...la calvitie est virile. Par contre, il n'a pas de barbe, parce que la barbe est douce et l'homme ne saurait être doux.

Il est couvert d'or. Son nom est Oscar qui, comme le mot "or", commence par "o" et termine par "r".

Tout cela pour dire que les femmes ne peuvent pas briguer une telle statuette, un tel fétiche si peu représentatif d'une humanité bisexuée. L'homme est seul car la femme l'encombre. Elle l'empêche d'être viril.


Je ne voudrais pas faire de mauvais esprit (non, moi, jamais) mais il ressemble énormément aux genres de sculptures réalisées sous le IIIe Reich à Berlin et que
l'on trouve encore sur certaines façades d'époque... 


Extrait d'un article de Geneviève Sellier intitulé "Gender studies et études filmiques" :

"La cinéphilie se construit en France dès les années vingt avec Louis Delluc, Jean Epstein et leurs amis, comme un regard cultivé sur le cinéma qui, à l’époque, est encore un divertissement populaire méprisé par les élites. Opposant l’excellence du cinéma américain à la médiocrité des productions européennes, la cinéphilie de Delluc construit une équivalence entre beauté, virilité et abstraction d’un côté et laideur, sentimentalité et féminité de l’autre. Ce qu’il explicite dans sa “ Présentation de Douglas Fairbanks ” (1923) [1] :
Fairbanks est mâle. C’est un homme et pas un amant. Voilà qui fait plaisir à voir. Trop souvent la mode cinégraphiste a voulu la gloire de jeunes gens lassés de vivre, raffinés ou seulement affinés par la drogue, l’homosexualité ou la tuberculose. [...] Mieux et plus fréquemment s’imposent les hommes à femmes. Ceux du théâtre sont innombrables et certes la chaude complicité de la rampe sert leurs lombes provocants comme leurs sourires dangereux - et puis ils parlent, et la voix est un outil persuasif qui chatouille les dames.
[...] Fairbanks est autre. Non qu’il ne conquière point. [...] Mais ni son œil tendre, ni son sourire tout soudain confus, ni la gaucherie coquette de ses gestes, ne nous font dire : Quel amant !... Même quand il l’est autant qu’on peut l’être vous dites : Quel homme ! Il est homme, il est l’homme. Il est un animal parfait, accompli, qui soigne ses poumons, ses muscles et le moindre pore de sa peau parce qu’on se sert mal de son âme quand le corps n’est pas au point
(Delluc 1985, p. 197 et suiv.).
L’idéal viril, qui se lit dans cette déclaration d’amour pour “ Doug ”, semble nourri par une peur panique de l’emprise des femmes : derrière la charge contre les “ jeunes gens raffinés ” et les “ hommes à femmes ”, se profile la hantise d’une contamination de l’identité masculine par les valeurs “ féminines ”. Le cinéma américain, à travers ses genres et ses acteurs vedettes les plus masculines, sert de munition contre un art européen jugé efféminé".


Tiens, au fait, l'assassin de Reeva Steenkamp ne s'appelle t-il pas aussi Oscar ?
Sa femme le gênait aussi extrêmement dans sa virilité, apparemment.

Ajout du 2 mars : un intéressant article sur le déchaînement testostérique de la mâlitude lors de la remise des Oscars 2013 à Hollywood.

samedi 23 février 2013

Copines (actualisé)

Je me suis un peu absentée de ce blog pour activités artistico-militantes antinucléaires et à ce propos, je signale la tournée au mois de mars en France de la cantatrice Adele Litz (mezzosoprano) et la pianiste Véronique Le May avec un spectacle intitulé :

Balade entre Fukushimas : "Une déambulation musicale et contemplative de perdu et encore à perdre..." 

 Je reprends la présentation du site sortir du nucléaire :

"Deux ans après Fukushima, au fil d’un concert de mélodies japonaises et françaises des 19 et 20e siècles – de Yamada, Fauré, Bonis, Fukui, Bekku, Duparc, Chausson, Debussy, Dan… – un dialogue musical entre un Japon devenu pays de la catastrophe et une France que l’omniprésence de l’industrie nucléaire menace en permanence ; une balade d’un jour au fil de ce qui fait nos vies et que le nucléaire est susceptible à chaque minute de détruire pour des millénaires…"

Elles seront le 7 MARS au café Théodore à Tregor (Bretagne), le 8 MARS à la faculté de musicologie de Tours, le 9 MARS au café Angora à Paris (Bastille) et le 11 MARS au Havre pour le jour anniversaire de la catastrophe et pour la chaîne humaine contre le nucléaire. Quoi que pour le Havre, rien ne soit encore confirmé.

Le spectacle avait lieu hier soir au café Mila, Grolmannstr. 40 à Berlin et, étant donné la qualité, je conseille à tou.te.s de s'y précipiter ! 

De plus les compositrices n'ont pas été totalement oubliées car Mélanie Bonis figure au programme !
Voici, trouvé sur youtube, un morceau de Bonis avec une autre chanteuse mezzo-soprano et un autre piano pour illustrer ma pub. Il s'appelle :

La mer.

Celle contaminée aujourd'hui par la radio-activité.....   




Ne loupez pas le spectacle d'Adèle et Véronique si vous êtes dans le coin !

lundi 18 février 2013

Marie Jaëll, compositrice prodige

  Pianiste et grande amatrice de musique, Fa# qui ne s'appelle pas fa dièse pour rien, déplore ainsi que nous tou.te.s le silence total qui pèse sur l'existence et les oeuvres de nos compositrices. Mais pourquoi en est-il ainsi ? Et bien le sexisme ! What else ? Petites citations masculines à travers les siècles sur les femmes et la musique :

Ne fréquente pas la femme musicienne,de peur que tu ne sois pris dans ses rets.
(L’Ecclésiaste, IX, 4)


"Une femme qui compose, c'est un peu comme un chien qui marche sur ses pattes de derrière. Ce qu'il fait n'est pas bien fait, mais vous êtes surpris de le voir faire" Dr Johnson Samuel, linguiste anglais du XVIIIe siècle

"Un nom d'homme sur votre musique, et elle serait sur tous les pianos."
Franz Liszt à Marie Jaëll

« Ce que j’aime quand une femme joue du piano, c’est surtout la regarder … » : réplique du film Le 

Cavaleur de Philippe de Broca.

 Marie Jaëll fait partie de toutes ses compositrices extraordinaires, non jouées, tues, invisibles, inaudibles, inconnues, ignorées, jetées aux oubliettes, niées et exclues de la culture avec un grand "C" (bon OK on peut trouver cet enregistrement sur youtube = youpi).




samedi 16 février 2013

Désespérant...aber lass uns trotzdem tanzen (mais dansons)



"One Billion Rising" Tanz-Aktion in Berlin
On a dansé à Berlin mais je n'y étais pas. Je n'avais pas le moral ni la forme et puis il faisait froid. Rien à la une des journaux ce matin, de toute manière. Tout se passe comme s'il y avait deux mondes qui s'ignoraient : celui du net et celui des médias clasiques. La presse rapportait par ci par là l'assassinat de Reeva Steenkamp. Mais son nom n'était même pas mentionné. On la nommait "la petite amie"....C'est étrange quand des femmes dansent contre la violence pendant que d'autres se font assassiner ! Non ce n'est pas étrange, c'est désespérant. La rappeuse berlinoise Sookee a écrit pour l'occasion une chanson de rap féministe. La Voici et les paroles :

One billion rising ne milliarde erhebt sich
One billion rising un milliard se lève
Steht auf hebt die faust mittendrin ihr erlebt dis
Levez-vous et levez le poing au milieu, vivez ca
Viele frauen viel vertrauen eine erfahrung für ewig
Plein de femmes beaucoup de confiance, une expérience pour la vie
Das schweigen der masse wie stillstand bewegt nix
Le silence de la masse comme la mort ne remue rien
Wir erheben die stimme im außen im innen
Nous élevons la voix dehors et dedans
Wir trauen unseren sinnen nicht dem blauen vom himmel
Nous ne croyons plus au bleu du ciel
Solidarität ist wie unser rücken
La solidarité est comme notre colonne vertébrale
Um uns zu Stärken und stützen und in liebe beschützen
Pour nous renforcer, soutenir et protéger avec amour
Wir kennen die kämpfe kennen sie zu genüge
Nous connaissons les luttes, les connaissons assez
_Doch wir werden des kämpfens nicht müde
Mais nous ne cesserons quand même pas de lutter
Dennoch ham wir diesem zustand nie zugestimmt
Bien que ce ne soit pas nous qui ayons créé cette situation
Ist uns klar dass unterdrückung einem tabu entspringt
C'est clair pour nous que l'oppression a brisé un tabou
Patriarchat geht einher mit kapital und nationen
Le patriarcat va main dans la main avec le capital et les nations
Und so schießen wir mit waffen unserer wahl auf kanonen
Ainsi nous tirons avec des armes de notre choix sur des canons
Ich wähle das wort und sieh an es bewegt dich
Je choisis le mot et tu vois ca bouge
Ich bin eine in der milliarde sookee erhebt sich
Je suis l'une des milliard, sookee se lève
hook
One billion rising
Power to be claimed
Strength to be shown
Voices to be raised
Bodies not to be owned
Confidence to be learned
Let’s share all the love our courage and these words
Verse 2
Zu lang shon fressen zahlen unsere weiblichkeit
Il y a assez longtemps que les chiffres bouffent notre féminité
Mäßstäbe meilenweit weil die zeit uns treibt
Des critères à n'en plus finir parce que le temps nous emporte
Wir sind wie wir sind es gibt keinen vergleich
Nous sommes comme nous sommes, il n'y a rien à comparer
mediale bilder beschweren uns mit leichtigkeit
Les images des médias nous alourdissent avec leur légèreté
wer sollst du sein aber wer bist du
Qui dois-tu être mais qui es-tu
leben in diesen strukturen ist shon schwer genug
Vivre dans une telle structure est déjà assez dur
feminist actions go intersectional

wir pumpen kraft in diese welt wie unsere herzen blut
Nous puisons notre force dans ce monde comme le coeur pompe le sang
nie wieder krieg, nie wieder gewalt
plus jamais de guerre, plus jamais de violence
nie wieder rape in keiner form in keiner gestalt
plus jamais de viol d'aucune forme et d'aucune sorte
_nie wieder ein teil unseres leben
plus jamais une partie de notre vie
nie wieder willens oder ein grund zu vergeben
plus jamais contre notre volonté ou une raison de pardonner
es geht um alle 7 milliarden auf diesem globus
il est question de nous tous 7 milliards sur la planète
wir nehmen unseren radius in den fokus
nous dirigeons notre rayon dans le viseur
im kleinen üben wir fürs ganze
en petit nous nous exercons pour le grand
wir stehen nicht zur verfügung lass uns tanzen
nous nous sommes pas là pour servir, dansons

mercredi 13 février 2013

One Bilion rising....et moi

Aujourd'hui One Billion Rising...c'est très tard ce soir après une longue journée de travail et avant une autre longue journée de travail. Si je me surmène je tombe malade...de plus, danser, j'aime, je le fais presque tous les jours et puis le Monologue du vagin qui sera joué en même temps que la manifestation, cela me dit de le voir bien sûr, MAIS....je crois que je préférerais que l'on sorte toutes dans la rue et pose des autocollants et gribouille, détourne tous les messages sexistes que l'on nous impose dans notre champ visuel : affiches de pub (en ce moment une campagne de Axe absolument immonde), certaines affiches de cinéma, de spectacle, certaines vitrines de magasins, etc...
Danser à l'intérieur pendant que dehors le sexisme s'exprime librement, ce n'est pas un peu la danse des esclaves enchaîné.e.s ? Savez-vous que certains pas de zumba ont été inventé par les esclaves noir.e.s qui portaient un boulet au pied ? D'où ces moments où l'on tourne sur soi-même en boitillant...
Bon je vais bosser, je suis en retard.

In Berlin with sookee making a One Billon Rising music video!

mardi 12 février 2013

Une nouvelle papesse ! Maintenant !

Comme qui dirait taguée par GdC je réponds vite fait à sa demande de savoir ce que je pense du fait que huit membres du groupe féministe Femen ont manifesté ce matin seins nus à Notre-Dame pour "fêter le départ du pape Benoit XVI" avant d'être expulsées par le service d'ordre de la cathédrale. Elles sont entrées avec des touristes, ont enlevé leur manteau près de trois des neuf nouvelles cloches provisoirement entreposées dans la nef et elles ont fait tinter les cloches avec des morceaux de bois en criant "Pope no more" (plus de pape).

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Je dis : en effet, plus de pape : une papesse !
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Un article remarquable sur le cas des Femen, ici.