mercredi 15 mai 2013

Cannes = festival du pénis qui tue



Résumé du festival de Cannes dans ces quatres cases.
Pour un résumé plus exhaustif, voir le billet de Sandrine, ici.

Cannes, on l'a maintenant compris, ce n'est pas un festival de cinéma. Celleux qui l'on crut jusqu'ici se sont complètement gouré.e.s ! C'est le festival du pénis qui tue, une cérémonie masse-cul'hégémonique qui présente majoritairement des histoires de pénis qui tue réalisées parfois même par des pénis qui tue comme son invité permanent, celui qui rêve peut-être d'être le (vrai ?) mâle synonyme de Mal, le grand Satan au pénis qui tue de 1re classe, ou alors son élu, le peau-lance-qui qui lance un nouvel oeuf véreux (prononcez "oeuf v'reux" ou "oeuvre") et cette année encore vous boufferez de l'oeuf véreux de Polanski.

Et vous boufferez du Polanski maintenant et jusqu'à l'heure de votre mort, Amen !

D'ailleurs après votre mort aussi car les commémorations, les statues, les rétrospectives, les hommages, les jubilées, les aniversaires vont pleuvoir comme les sauterelles dans l'Ancien Testament.
Vous en boufferez, vous dis-je.

Le gourou d'une certaine mâlitude qu'adulent les tortionnaires et qui les adulent lui-même est leur invité permanent, car sans lui le festival du pénis qui tue n'aurait, bien entendu, plus aucun sens. Car Cannes signifie en réalité "qu'a noeud" (qui a un noeud c-à-d un pénis. Et, de préférence, qui tue). 

Alors que les débuts de la carrière de vieille peau lance qui ont été traversés par des liens sordides  avec les satanistes qui lui valurent le drame de 1969 où sa première femme, Sharon Tate, a été brutalement massacrée alors qu'elle était enceinte, Polanski a livré 30 ans après ce meurtre et son oeuf véreux « Rosemary’s Baby », "La neuvième porte" en 1999 (trois 999 qui forment 666 à l'envers, hum, hum)) avec Emmanuelle Hémoglobine, euh...Seigner, sa femme (née le 22.6.66), dans le rôle principal, un film satanisant pur jus et en 2013 (2+1+3 = 6+ 66e festival de Cannes ; "La Vénus à la fourrure" = 3 x 6 lettres = 666 ; roman au moins déjà deux fois adaptés au cinéma durant l'année 1969........tiens donc !) le voilà dans le mythe du (sado-)masochisme avec un nouveau film bien tordu inspiré d'un livre de Leopold Sacher-Masoch, un grand amateur de sectes mystiques (dont satanistes)...
Apparemment les cruautés perpétrées au XVIe siècle comme celles de Charles Quint à Gand en 1540 et de la comtesse tchèque Bathory, dite la comtesse Sanglante, semblent avoir fasciné ce chevalier allemand.

Apparemment les "Cannois" aiment les satanistes, les pédophiles, les crimes à base de sexe/violence, les trucs dégueux et glauques, goûts typiques des nantis qui s'em......ent.

Néanmoins Leopold von Sacher-Masoch a trouvé moyen de sortir cette phrase plus ou moins féministe : 

« La femme, telle que la nature l'a faite, et telle qu'elle attire l'homme de nos jours, est son ennemie et ne saurait être que son esclave ou bien son tyran, mais jamais sa compagne. Cela, elle ne pourra l'être que lorsqu'elle sera son égale en droits, son égale aussi par son éducation et par son travail ».

Égale en droit, cela n'en prend pas le chemin avec le festival de QU'A NOEUD.

14 commentaires:

  1. Jérôme Commandeur ce matin sur Europe1 : "Pas besoin d'aller au zoo, on est à Cannes" !
    Nicolas Canteloup, autre humoriste de la station, hier, imitant JP Bacri "Non, je ne vais pas à Cannes, je n'ai plus de cheveux, donc inutile d'aller pendant 15 jours dans une pub géante pour shampoing !". Moi, ça m'a fait rigoler. Tiens, hier soir, j'ai regardé Le ruban blanc de Haneke sur Arte (je l'avais évité en salle), film en noir et blanc sur la dictature patriarcale : père frappeurs, abuseurs de leurs filles et sans doute meurtriers de leurs femmes, avec l'inévitable scène de torture aux animaux en signature, comme d'habitude : je ne sais pas si j'aime ça. Donc, laisser reposer sans agiter. Mais quand même, Haneke "adore" les pères, ça se voit.

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  2. Oui, + (tu oublies) torture d'un handicapé... moi, j'ai trouvé que c'était une bonne étude psychologique très bien menée. Ce que j'ai consideré comme stupide, par contre, ce sont les critiques journalistiques qui vendaient ce film comme décrivant l'ambiance ayant préfigurée l'Allemagne (l'Autriche) nazie alors qu'aujourd'hui les violences psychologiques ou/et physiques entre quatre murs sont toujours les mêmes, que le mobbing fait plus que jamais rage, que les animaux sont massacrés tout autant et même plus sans que cela émeuve grand monde, que les crimes des nantis ou "enfants de" sont tout aussi étouffés et impunis (voir Polanski, l'exemple n°1) et qu'au lieu que cela se passe en huis-clos dans un village isolé, cela se passe en huis-clos dans un village mondial.
    D'ailleurs Haneke n'a jamais prétendu que ce patriarcat-là était à l'origine du nazisme. Il doit tout à fait bien savoir que c'est l'apparence qui a changé. Seules les apparences changent.

    Ces films glauques ne sont pas des films ratés, loin s'en faut, mais Cannes ne présentent que ceux-là avec des points de vue d'hommes, et même si ce sont des cinéastes femmes qui sont présentées. Il n'y a aucun équilibre. On ne parle que du pénis, du point de vue du pénis et même du point de vue du pénis qui tue.
    L'incestueur de sa fille (et tueur de sa femme) est presque magnifié dans la manière dont il est montré. J'imagine bien certains hommes admirer son cynisme distant.
    Oui, tu as raison, Haneke aime les pères. Incestueux aussi.

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    1. Oui, je conteste aussi la préfiguration du nazisme : d'ailleurs je ne comprenais pas pourquoi les femmes étaient habillées 19è siècle, j'ai compris avec l'annonce de la guerre de 14, tellement j'étais intoxiquée par les critiques. Montrer des turpitudes en soignant l'image, la photographie, le cadre, avec un narrateur à voix plate, ça met vraiment mal à l'aise, tellement c'est cynique. Et je te rejoins sur la vision virile du monde portée par Cannes. Avec l'inévitable dernière livraison de chair fraîche (Marine Vacth remplaçant la désormais "vieille" Ludivine Sagnier dans les films de Ozon) de cette industrie cannibale.

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    2. La seule chose que je trouve vraiment intéressante dans "Le ruban blanc", c'est le ruban blanc liu-même, symbole de la fausse morale. Les enfants criminels sont protégés de l'extérieur et maltraités de l'intérieur. Tout l'intérêt est dans cette forme de maltraitance désuète aujourd'hui et dont on ne peut même pas se souvenir tellement c'est loin.
      Mais à part cela, tout est fait dans ce film pour que l'on ne puisse éprouver de pitié pour personne. La femme qui subit une violence verbale criminelle (telle que décrit dans "Le harcèment moral" de Marie-France Hirigoyen) est filmée de telle manière que l'on n'arrive pas à se mettre de son côté. C'est juste flippant et glaçant. C'est un film sadique, finalement.
      Quant à Ozon, oui,il a teeeeellement d'imagination ! Et "jeune et jolie" mis à part que ce n'est même plus un titre tellement c'est bateau, cela me fait penser à Sharon Tate. Je pense souvent à Sharon Tate depuis le meurtre de Reeva Steenkamp. En fait, toutes ces jeunes femmes, Marilyn Monroe la première, étaient d'une gentillesse angélique qui les faisaient aimer de tout le monde. Aucune agressivité, une infinie douceur, une sorte de touchante fragilité, extrême sensibilité, vulnérabilité, dégageant une impression de pureté de l'âme, comme incapable d'un mauvais sentiment, blondes comme des anges, avec de grands yeux innocents de biche, d'enfants dépendants et sans défense, incomplets. À mon avis des artistes, des personnes d'une subtilité supérieure à la normale. Mais les homme s'en foutent de ce que signifie un tel physique au niveau du caractère Pour eux, elles sont belles, parce que du fait d'une extrême réceptivité des sens, elles leur inspirent des idées sadiques. Plus fines, elles ont plus de plaisir dans la vie mais elles sentent également plus violemment la souffrance. C'est donc intéressant pour un sadique. Elles fascinent les hommes sans âme. Elles sont les anges, ils sont les diables. Elles sont les victimes sacrificielles de cette société cannibale. Tu as raison, il y a du cannibalisme là-dedans.

      Marina Vacth encore une de ces jeunes filles à la tête de biche apeurée au fond d'un bois.
      Les chasseurs ramènent leur trophée à "Qu'a noeud". C'est celui qui aura fait la plus belle prise de femme "écorchée-vive" qui aura gagné.
      Que viendraient faire des femmes cinéastes dans ce festival de chasseurs dont l'arme est la bite ?

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  3. @Euterpe, vous n'êtes pas obligée de publier mon commentaire. Vous m'aviez demandé de vous tenir au courant. Après trois entretiens au téléphone les bénévoles et responsables du Nid à Bordeaux m'ont invité à les rencontrer. Ce que j'ai fait aujourd'hui. J'ai été très bien reçu par deux personnes qui ont de nombreuses années au sein de cette asso que vous m'aviez signalée et que je ne connaissais pas du tout. En réunion de bureau ils prendront dans les jours à venir une décision me concernant et m'en informeront. Ils me demandent de faire un stage à Paris. J'ai dit oui. Leur local est dans un quartier de Bordeaux "rempli" de jeunes femmes qui se prostituent. Elles sont d'origines roumaine, pays de l'Est, Sierra Léone. Certaines sans papier. Certaines probablement mineures. Certaines "entre les mains" de mamas. Certaines ne parlent pas un mot de Français.Certaines sont là en semaine et le week-end emmenées à la frontière Espagnole dans des établissements "spécialisés" dans la prostitution.J'ai regardé hier soir "le ruban blanc".J'ai ressenti ce film comme la description minutieuse d'une sorte d'enfermement; enfermement social, enfermement religieux, enfermement "campagnard". Huis-clos des familles, huit clos des petites communautés villageoises.Je n'avais lu aucune critique avant de le voir. Je ne sais pas grand chose de Haneke. De manière générale de toute façon je ne sais pas grand chose. J'ai beaucoup de vide culturel. Quelquefois je m'en accommode bien. Cela m'évite de me sentir trop mal. :+)

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    1. Génial ! Et ce n'est pas hors de propos quand on sait que des films glorifiant la prostitution sont présentés cette année à Cannes !
      Si vous faites un stage à Paris, pas impossible que je vienne vous voir. En tout cas, je vous soutiens complètement !

      Sur le film de Haneke, nous en parlons justement avec Hypathie dans les commentaires au dessus du vôtre. Oui, il y a de l'enfermement mais aussi des luttes de pouvoir très moches comme on en a en politique actuellement entre des hommes qui se combattent pour dominer femmes et enfants, femmes et enfants qui sont par ailleurs traités avec une cruauté hallucinante jusqu'à la destruction. C'est un microscome qui reflète parfaitement le pire du patriarcat capitaliste.
      Est-ce si ennuyeux d'inventer au cinéma une société basée sur la solidarité, la bienveillance, l'égalité, la générosité et l'amour de soi et des autres ?
      Apparemment il n'y a que la souffrance de cool pour ce jury pourri qui trône abusivement à la direction ce festival.

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  4. http://www.mouvementdunid.org/

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  5. super coup de gueule, ça fait du bien ! :o) j'ai lu aussi la derniere note d'A dire d'elles sur Cannes et c'est tout à fait ça !!!

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  6. Merci beaucoup Emelire ! Cela me réconforte que tu m'approuves ! :)
    Oui, A dire d'elles a fait ce que j'ai fait l'année dernière : résumer succinctement les scénarios que livrent les films présentés pour donner une vue d'ensemble et en dégager l'esprit générale... c'est là que nous voyons le mieux l'arnaque sur la question d'une prétendue impartialité artistique qui ne favoriserait ni un sexe ni un discours sexiste... c'est exactement le contraire en pire ! :((((

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  7. Vous avez 100% raison, je n'ai jamais autant détesté le festival de Cannes que ces dernières années . Mais il y a aussi des faits qui dépassent la fiction:
    http://www.liberation.fr/societe/2013/05/18/les-anti-mariage-pour-tous-manifestent-au-pantheon-un-policier-agresse_903893
    où le machisme qui se voudrait décomplexé se cache quand même derrière des masques blancs(pas noirs , faut pas non plus exagérer)! Pauvres "hommens" décérébrés!

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    1. Oui, le coup des hommens, fallait le faire ! Rien n'arrête un masculiniste mais, en effet, ils n'ont même pas les cou...s de se montrer à visage découvert, c'est dire les (z)héros !
      Merci pour l'info !

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  8. @Euterpe, arrivez vous à lire le lien suivant?

    http://next.liberation.fr/sexe/2013/05/14/et-si-les-roles-des-hommes-et-des-femmes-etaient-inverses-dans-la-pub_902739

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    1. Super, le lien ! Merci jfadys ! Malheureusement je ne peux pas voir la vidéo mais le reste est déjà assez parlant !

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    2. La vidéo c'est un détournement de pub dans le sens expliqué dans l'article. Bon anniversaire à votre blog et à vous qui le faites vivre.

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